Il y a deux degrés d'orgueil : l'un où l'on s'approuve soi-même ; l'autre où l'on ne peut s'accepter. Celui-ci est probablement le plus raffiné.
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
Toutes les femmes libérées finissent quand même par vous parler de leurs rideaux et des couches de leur petit ange, un jour ou l'autre.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Le langage est une peau. Je frotte mon langage contre l'autre. Comme si j'avais des mots en guise de doigts ou des doigts au bout de mes mots.
Je suis assez nostalgique de l'époque où j'ai commencé en France car il y avait cette espèce de candeur et d'amour véritable pour la musique.
Pour être heureux en ménage, il faut être ou homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l'effet d'un hasard, tous les deux excessivement bêtes.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Tendresse est tendance à se livrer en toute faiblesse à la douceur d'être faible. Mais d'où vient ce "plaisir" ? Cette faiblesse, il est vrai, cet attendrissement - prépare un coup d'extrême force.
Celui qui est amené à légiférer doit le faire sans a priori, sans céder à tel ou tel lobby, tout en comprenant bien l'ensemble des enjeux en présence, et sans carcan idéologique étouffant.
Un scénario ou un roman devraient, si l'on s'approchait un peu d'en réussir la structure, obéir aux mêmes lois : emmener le lecteur-spectateur avec sûreté vers un but, un sens, sans qu'il s'en rende compte, en épousant les lignes sinueuses [...] ► Lire la suite
Au fond, la photographie est subversive, non lorsqu'elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu'elle est pensive.
J'ai arrêté de voir des gens qui disaient du mal des femmes; Je ne veux même pas les rencontrer ou les voir.
Ma vie est un enchantementQuand je m'endors, quand je m'éveille, Ou quand je joue, à tout moment,Une fée douce me surveille,Et m'entoure de soins charmants.Cette merveille, c'est ma maman !
Tout ce qui se mesure finit, et tout ce qui est né pour finir n'est pas tout à fait sorti du néant, où il est sitôt replongé.
Chaque fois que tu allumeras une cigarette, médite. Ou bien tu fumeras moins, ou bien tu vas beaucoup méditer.
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c'est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas ouverte.
Allons où je n'aurai que vous pour souveraine, Où vos bras amoureux seront ma seule chaîne.
Ou on tire les ficelles, ou on essaie de s'en débarrasser.
La beauté ou la laideur d'un caractère n'est pas seulement dans les actions accomplies, mais dans les aspirations et les désirs.
La vie se décide au moment où on se demande : est-ce que ce sont les adultes qui sont cons ou est-ce moi ?
Si vous avez une idée de l'endroit où vous allez, vous n'irez nulle part.
On dédaigne volontiers un but qu'on n'a pas réussi à atteindre, ou qu'on a atteint définitivement.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
Doit-on, en bonne justice, en vouloir à l'endroit qui nous a reçu dans notre chute ou bien à la souche contre laquelle nous avons butté ?
C'est dans les conditions toujours plus ou moins défavorables à la perfection que l'homme a la chance de percevoir l'essence.
On a sans doute a peu près les mêmes chances de gagner à la loterie, que l'on y joue ou pas.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
L'esprit moderne est en plein désarroi. La connaissance s'est étendue au point où ni le monde ni notre intelligence ne peuvent prendre pied. C'est un fait que nous souffrons de nihilisme.
La laïcité, c'est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c'est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes.
La destruction d'un livre est l'intention délibérée de forcer une amnésie qui permettra le contrôle d'un individu ou d'une société.
Le monde est un brelan où tout est confondu : Tel pense avoir gagné qui souvent a perdu.
Quinze ans. Cet âge où l'homme qui va être, cherche à effacer l'enfant qu'il est encore.
Fragile beauté maternelle où tous les âges de l'homme puisent leur raison d'être.
Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, et c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde.
Chaque soir, pendant les représentations d'une pièce de théâtre, c'est sur la même réplique que les spectateurs enrhumés se mettent à se moucher ; c'est le moment où la pièce faiblit.
Fananatique : qui consacre, à célébrer les femmes ou à les séduire, une ardeur infatigable.
Je conclus que les notes de musique et les rythmes ont d'abord été acquis par les géniteurs masculins ou féminins de l'humanité dans le but de charmer le sexe opposé.
- Non je crois que tu te plantes. En Amérique, les meufs elles vont kiffer ma gueule de british. - Où est-ce que t'as vu que t'avais une gueule de british ? - Parce que je le suis ! Et je me [...] ► Lire la suite
L'humanité est constamment aux prises avec deux processus contradictoires dont l'un tend à instaurer l'unification, tandis que l'autre vise à maintenir ou à rétablir la diversification.
La vérité n'a de prix que dans la bouche des menteurs. Pour les autres, où est le mérite ?
Tout passe, hormis ce que les hommes ont sauvé de l'oubli par le marbre ou par le parchemin !
Toute attention prêtée à une chose extérieure, trouble ou altère l'intérieur.
Là où se trouve l'esprit d'un homme se trouve également son univers.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] ► Lire la suite
Ma grand-mère a commencé à marcher cinq miles par jour quand elle avait soixante ans. Elle a quatre-vingt-dix-sept ans maintenant, et nous ne savons pas où diable elle est.
Je préfère être vraiment bonne en quelque chose ou ne pas le faire du tout.
Quand il s'agit d'éclairer et d'être éclairé, il faut regarder où est le devoir et non où est le péril.
Les rivières sont des chemins qui marchent, et qui portent où l'on veut aller.