Le but ce n'est pas de voir à tout prix ou de lire à tout prix, mais de savoir que faire de cette activité et comment en tirer une nourriture substantielle et durable.
Toi qui lis ce bouquin, j'écris le désir de la vie. Écrire à toutes pompes. Comme un fou. Ne pas savoir où aller. Se perdre. Me réfugier.
J'ai l'impression d'une chaîne où chaque spectacle a été la continuité du précédent, parfois pour le préciser, parfois pour le nier.
Un écrivain classique est un écrivain qui dissimule ou résorbe les associations d'idées.
La vraie question est peut-être de se demander qui est passif du téléspectateur ou de la télévision. En y ajoutant que, peut-être, ceux qui jugent le téléspectateur trop passif ne regardent pas souvent la télévision.
Il est des hommes comme des vignes qui se ressentent toujours du terroir où elles ont été plantées.
Ces vieux matelas en laine, une fois qu'ils sont creusés au centre... Il faut choisir : camper chacun sur la bordure, ou alors sombrer ensemble dans la fosse commune.
Le monde a tué la lenteur. Il ne sait plus où il l'a enterrée.
Chacun est comme ses actions le font : mauvais comme la gale ou bon comme le pain.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être gênés ou honteux.
Il y a de la détresse du naufragé dans les amours éperdues, qu'elles soient éthérées ou charnelles.
Ils fuient, tant pis ! En tout cas, je ne les recevrai pas ici. D'ailleurs, nous n'avons pas de place. Rien n'est prêt. Qu'ils aillent se faire pendre ailleurs où ils voudront. En aucun cas et à aucun prix je ne veux de pieds-noirs à Marseille.
La flamme de la démocratie a été allumée dans cette nation il y a longtemps. Et nous savons que rien, pas même une pandémie ou un abus de pouvoir, ne peut l'éteindre.
Les Oscars me semblent plus sérieux dans la mesure où ils sacrent un film qui a bien marché en salles. C'est plus clair ! Aux Césars, ce sont essentiellement les techniciens du cinéma qui votent, surtout en faveur des gens [...] ► Lire la suite
Il faut réussir à se dire : « Ça, ce sera pour plus tard », afin d'entreprendre les choses complètement au moment où on les fait.
Un écrivain - ou tout au moins un romancier - a souvent des rapports difficiles avec la parole.
J'ai toujours aimé la nuit, il y a des tas de choses dedans qui parlent, qui chantent ou qui racontent.
On est heureux ou malheureux par une foule de choses qui ne paraissent pas, qu'on ne dit point et qu'on ne peut dire.
Qu'elles aiment ou non, toutes les femmes souhaitent qu'on les aime.
Les filles sont un autre monde, et je m'en souviendrai. Elles deviendront cet ailleurs difficile où je te reconnais, pays à inventer pour le bonheur de passer la frontière.
Il y a des domaines où il n'y aura jamais de progrès: l'homme sera toujours mortel, il sera toujours soumis à la maladie. Quant au progrès historique, c'est-à-dire la diminution de la violence, je ne le nie pas tout à [...] ► Lire la suite
S'il y a parmi vous des gens qui détestent les homosexuels, les gens d'une autre couleur ou les femmes, s'il vous plaît, foutez-nous la paix ! Ne venez pas à nos concerts et n'achetez pas nos disques.
La difficulté n'est pas de mettre de l'esprit dans une comédie, c'est de le mettre là où il faut.
Ce jour où l'on découvre que l'on n'est pas aimé de tout le monde. Qu'on ne le sera jamais, quelques efforts que l'on déploie, et même qu'on répugnera à certaines personnes. Qu'elles nous vomiront.
A quoi ça sert les mots ? Pour tout ce qu'il y a vraiment de senti en douleur, ils arrivent quand c'est fini, apaisé. Ils parlent de souvenirs, impuissants ou menteurs.
Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
Les tyrans se trouvent toujours là où il y a des lâches.
N'entre jamais en compromis, ou tu y laisseras tes habits.
Quelqu'inutile que soit une chose dont ou pourrait se passer, elle devient nécessaire par l'habitude.
La minute où vous n'apprenez pas, je crois que vous êtes mort.
J'ai toujours été en guerre avec moi-même, pour un oui ou pour un non.
Tout ce que le hasard condamne ou défait n'était pas nécessaire.
Disneyland, tu fous du barbelé autour et tu enfermes les gens dedans, ça fait une prison où tout le monde est fou.
La citoyenneté, on le sait, ne définit pas une participation culturelle, linguistique ou historique en général. Elle ne recouvre pas toutes ces appartenances. Mais ce n'est pourtant pas un prédicat superficiel ou superstructurel flottant à la surface de l'expérience. Surtout quand cette citoyenneté est de part en part précaire, récente, menacée, plus artificielle que jamais.
Si je ne mettais pas un disque ou la radio, c'était le silence, le calme des cimetières, et je retournais toujours voir les livres... Je creusais là-dedans comme un archéologue.
Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers,A travers les guerres de classes, désespérésLà où il n'y avait qu'injustice et pas de révolte.
Peu m'importe où mon corps peut m'emmener tant que mon âme est embarquée dans un voyage significatif.
Je choisis juste les scripts sur lesquels je veux travailler. Je ne sais pas pourquoi. Ce n'est pas quelque chose de conscient ou que je fais exprès.
Je n'ai jamais été aussi fébrile que le jour où Asghar a accepté de me rencontrer, car il avait de moi une image faussée.
Le jour où les gens auront compris que ce qu'il y a de plus amusant sur la terre, c'est de s'instruire et que ce qu'il y a de plus embêtant, c'est de s'amuser... Ce jour là le monde aura fait un pas gigantesque vers le bonheur !
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
Maintes fois, tous nous relevons tous la tête en croyant qu'il nous faut dire la vérité ou la vérité apparente et nous la rentrons dans les épaules. C'est tout.
Un bon écrivain s'inspire de tous les événements qu'il a vécu ou qu'il vit, qu'ils soient bons ou mauvais.
Dire que c'est en faisant exactement la même chose qu'un homme honore une femme ou la déshonore !
Le seul voyage qui vaille est celui que nous faisons là où nous sommes, toutes écoutilles au vent, quand notre but n'est pas de conquérir le monde mais d'être conquis par lui.
Nul homme ne peut justement en censurer ou en condamner un autre, car, à la vérité, nul homme n'en connaît vraiment un autre.
Quand les idées ne savent où se loger, elles trouvent toujours refuge en l'homme.
Au stade où j'en suis, j'aimerais pouvoir prendre ma femme et mes enfants le plus longtemps possible dans mes bras. Le reste m'importe peu.
La plupart des gens s'intéressent aux actions quand tout le monde s'y intéresse. Le moment où il faut s'intéresser est quand personne d'autre ne le fait. Vous ne pouvez pas acheter ce qui est populaire et faire de bons résultats.