J'aimerai le jour où un homme me subjuguera par son intelligence, sa culture et son autorité.
Il n'existe rien qui ne vous fasse plus prendre conscience des aléas de la vie qu'une chanson incomplète. Ou qu'un vieux carnet d'adresses.
Celui qui crée ne peut se détourner d'aucune existence ; une seule défaillance, n'importe où, l'arrache à l'état de grâce, le rend fautif de part en part.
Les maximes les plus profondes sont celles où la pensée semble la plus indépendante des mots et de leur aménagement.
Le monde est un théâtre où les pires gens ont les meilleurs places.
Quarante ans... l'âge où les cheveux deviennent gris et où l'on commence enfin à ne plus prendre les femmes au sérieux.
Avec les gens qui par finesse écoutent tout et parlent peu, parlez encore moins ; ou si vous parlez beaucoup, dites peu de choses.
Le jour de pluie est un jour idéal, le seul où les parents s'ingénient à nous trouver quelque chose à faire sans y parvenir.
Le degré d'inhumanité d'une religion en garantit la force et la durée : une religion libérale est une moquerie ou un miracle.
Le théâtre peut beaucoup là où du moins il y a suffisamment de vie.
On se marie pour énerver ses amis ou faire plaisir à ses parents, souvent les deux, parfois l'inverse.
Il en va ainsi des petits fours ou des dragées au miel : l'indigestion guette la satiété.
La foule des faux amis s'attelle à la richesse, elle s'éprouve à l'heure où sonne la détresse.
Dans un pays où on entretient le culte de la lose, il est difficile d'incarner le rock quand on est le gagnant.
Vous savez ce que vous êtes Mlle Je-ne-sais-pas-qui ? Une poule mouillée. Vous n'avez pas de cran. Vous avez peur de dire « D'accord, c'est la vie ». Les gens tombent amoureux. Les gens s'appartiennent l'un l'autre, parce que c'est la seule chance de [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas d'amour heureux, chacun ou chacune porte en soi l'image brisée de cette impossibilité, comme une déchirure, le cri étouffé d'un oiseau blessé.
La félicité n'existe pas là où l'art du cuisinier est ignoré.
Car le coeur à vingt ans se pose ou l'oeil se pose,Le premier cotillon venu vous en impose,La plus humble bergère est un morceau de roi.Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,Au printemps Cupidon fait flèche de tous bois...
Vous devez décider si vous allez devenir comme une pâquerette ou si vous allez simplement aller de l'avant et vivre la vie qui vous a été accordée.
Derrière l'attente, il y a tout : la permission gratuite d'évoquer un beau visage ou de dialoguer avec une ombre.
Soit brune ou blonde Faut-il choisir ? Le Dieu du monde, C'est le Plaisir.
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] ► Lire la suite
Je ne me suis jamais vu comme étant particulièrement talentueux. Là où je suis bon, c'est dans ma discipline de travail. Lorsque les autres dorment, je travaille. Lorsqu'ils mangent, je travaille.
- Je suis impressionné ! Je te file 6 sur 10. Ça manque un peu de classe mais c'était bluffant, là tu m'as étonné. Et cool là ta grimace. Génial, trop rigolo !! - Bien sur tout ça n'est qu'un petit jeu [...] ► Lire la suite
Un fait n'est rien par lui-même, il ne vaut que par l'idée qui s'y rattache ou par la preuve qu'il fournit.
Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs, ou les faits et pensées sur lesquels il est placé.
Les escaliers montent ou descendent Selon le sens où on les prend.
Il y deux façons de gérer les difficultés : les modifier ou s'adapter à elles.
C'est une grande force pour une phrase que le fait de sentir ou de ne pas sentir un homme derrière elle.
Les vieux vêtement se déchirent près de l'endroit où ils sont raccommodés.
En toute hypothèse - qu'elle soit ou non manipulatrice ici ou là - nul ne niera le pouvoir envoûtant de l'image qui nous envahit.
Il n'existe pas de lieu où rester quand on a perdu sa maison.
Un homme dont l'hypocrisie coule dans ses veines vous trahira un jour ou l'autre.
La connaissance du pays où l'on doit mener sa guerre sert de base à toute stratégie.
Ne jamais inventer, dérober, tromper ou s'enivrer. Mais si tu dois inventer, réinventes l'amour dans les bras de ta dulcinée. Si tu dois dérober, dérobes toi à la vermine. Si tu dois tromper, Trompes la fatalité. Si tu dois t'enivrer, enivres toi de moments d'une intensité à couper le souffle.
Quand un cheval galope tout seul, on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent.
Pourquoi mépriserait-on la passion pour le sport alors même qu'on encense celle pour l'art, la philosophie ou la science ?
Tu as le choix entre deux choses dans la vie : te rappeler ou espérer. - Ou vivre.
Peu importe qui nous sommes ou d'où nous venons, nous avons toujours notre propre voyage de vie à faire.
Est ce qu'on se demande pourquoi l'homme a marché sur la dune ? Pourquoi les femmes ont des bébés et pas directement des hommes ? Ou pourquoi une mouche se mouche alors qu'un éléphant ne s'éléphante pas ?
Quand on aime, on est toujours saoul, ou bien c'est de trop ou bien c'est de manque !
Le mensonge est parfois un voleur d'énergie ou un sauveteur de dernière minute.
L'amour d'un enfant est un absolu. Il faut y répondre par l'absolu ou par rien du tout. Il n'y a pas de moyen terme.
Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales - l'âme d'un être humain - même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
Le jour où la pitié devient moquerie commence un âge barbare.
Le célibataire aura toujours cette grande infériorité qu'il ne connaît, de toute une moitié de l'humanité, qu'un aspect romanesque ou critique.
Si la pierre donne contre la cruche ou la cruche contre la pierre, tant pis pour la cruche !
D'où qu'elle nous vienne, l'intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.
Aujourd'hui, on peut dire "bite" et "enculé" même au cours d'un dîner mondain, mais on ne peut plus dire "prolétaire" ou "lutte des classes".