Le déshonneur des femmes commence là où finit celui des hommes, dans l'insubordination.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Je me demande si c'est moi qui vieillis ou si c'est le monde qui est trop vieux.
Notons que le cinéma est la seule activité humaine où d'abord on réalise, ensuite on projette.
Faire de la politique, ce n'est pas se contenter d'ouvrir le guichet des demandes et des supplications plus ou moins menaçantes.
Je me sens de plus en plus vagabond. Plus rien ne m'attache. Je peux partir n'importe où. N'importe quand. Je voyage toujours sans valise.
Il y a des moments où vous grandissez grâce à des expériences, mais parfois il y a un point de rendement décroissant en termes de croissance.
- Attends, c'est rien qu'une danse. - Non. Une danse, un regard, un baiser, c'est tout ce qu'on peut espérer. Une seule et unique chance de faire la différence entre « ils s'aimèrent jusqu'à la fin des temps » ou alors « oh c'est juste un mec avec qui j'ai été en boite une fois. » C'est clair ?
Ce que je ne veux pas, c'est commencer à réfléchir à ce que je vais dire. C'est là où ça devient suspect, quand tu n'es plus naturel.
Mâle. Membre du sexe inférieur, ou négligeable. Le mâle de la race humaine est avant tout considéré (par la femelle) comme un producteur.
Si l'homme écoutait seulement les appels de son organisme, il ne rechercherait l'accouplement que deux ou trois fois dans le cours d'une année.
Lorsque vous commencez un travail d'importance, vous ne pouvez espérer le finir de suite : c'est la raison pour laquelle il ne faut laisser personne vous forcer à vous hâter ou vous décourager tant que vous n'êtes pas allés au bout de votre tâche.
Le pessimiste, c'est : 2+2=4. L'optimiste, c'est : 2+2=5. Cet univers où nous sommes est un univers pessimiste.
L'important a toujours été le message, les mots, ce que tu as à dire [...] en Somalie, il ne faut pas forcément être un bon chanteur, ou avoir un bon son, mais il faut avoir quelque chose à dire. Voilà ce qu'est un bon musicien en Somalie.
Ce ne sont pas les plus gros, les plus brillants ou les meilleurs qui vont survivre, mais ceux qui s'adaptent le plus rapidement.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
C'est quand je perds mes forces que je peux commencer à trouver l'objet d'un livre ou d'un texte.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Le jour où nous voyons la vérité et cessons de parler est le jour où nous commençons à mourir.
Pendant les moments très difficiles de ma vie où je commence à me demander pourquoi je me bats avec quelque chose, je me tourne souvent vers les livres pour mieux me comprendre.
Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement cesse, et la pitié même s'affaiblit.
Ce n'est pas le temps ou l'occasion qui déterminent l'intimité, c'est une question de disposition.
Que le paradis existe ou non, il est préférable de faire de bonnes actions.
La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland.
On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
L'esprit est une tour de guet d'où l'on est à l'affût de tout incident susceptible d'exciter l'imagination.
Dans la vie, il faut choisir : compliqué et fréquent, ou bien simple et rare.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Dans trois ans, tous les produits fabriqués par mon entreprise seront obsolètes. La seule question est de savoir si nous allons les rendre obsolètes ou si quelqu'un d'autre le fera.
Presque tous les lézards ont perdu leur queue vers le moment où ils atteignent le milieu de leur vie. Il en va de même de la plupart des hommes.
La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
Il en est des serments d'enfants comme des étoiles ou des soleils. Ils ne s'oublient qu'une fois dissous, non pas dans le ciel, mais dans la mémoire.
Je compris alors la vérité de l'amour : un absolu qui prend tout ou qui perd tout. Les autres sentiments, la compassion, la tendresse et ainsi de suite, n'existent qu'à la périphérie, appartiennent aux constructions de la société et de [...] ► Lire la suite
Il n'y a rien de bon ou de mauvais en soi, c'est la pensée qui rend les choses telles.
Malgré mon nomadisme, j'aimerais finir ma vie comme paysan en Normandie où je possède une maison secondaire et passerai à cette la formation nécessaire.
Tout homme est religieux, dans la mesure où il est capable d'attention et de silence.
Celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien, ou voit mal.
Louer ou censurer ce que tu ne comprends pas peut causer préjudice.
La prière commence où les capacités humaines finissent.
Dans la solitude où j'entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c'est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c'est Dieu.
Ne dites jamais que vous êtes désolé d'avoir "été pris dans l'instant". Parce qu'à ce moment-là, c'est exactement là où vous vouliez être.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être embarrassé ou honteux
L'homme n'est jamais un ; en étant double ou multiple, il peut presque devenir le contraste de lui-même.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?