Nous existons en fonction des autres. Sans cesse, nous sollicitons leur alliance, ou leur cherchons querelle, souvent pour obtenir le même résultat: un échange et une reconnaissance. Et comme nécessairement ils nous déçoivent, nous tâchons d'en corriger l'image, nous les [...] ► Lire la suite
Dès que tu as envie de faire quelque chose ou même de dire quelque chose, cette sincérité peut être prise comme de l'arrogance.
Les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu.
Entre vice et vertu, dans un monde où les gens n'y croient plus, l'Amour, maître de la vie, restera toujours pure Energie...
Les femmes savent bien où le bât blesse... C'est pour ça qu'elles n'en mettent plus.
Il n'y a rien de si dangereux que la flatterie dans les conjonctures où celui que l'on flatte peut avoir peur.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
Faire de la politique, ce n'est pas se contenter d'ouvrir le guichet des demandes et des supplications plus ou moins menaçantes.
J'ai deux, trois, quatre amis; eh bien, je suis contraint d'être un homme différent avec chacun d'eux, ou plutôt de montrer à chacun la face qu'il comprend. C'est une des plus grandes misères que de ne pouvoir jamais être connu [...] ► Lire la suite
Au mois d'avril, si mon maître ne me voyait, je dormirais. Au mois de mai, qu'il me voie ou non, je dormirai.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
Il est beaucoup plus difficile de quitter la génération à laquelle on appartient que son conjoint ou son employeur.
Il n'y a pas de Terre Sainte. C'est toute la terre qui est sainte, ou bien rien d'elle.
Angoisse métaphysique : ou l'apaiser avec un Dieu, ou la noyer dans le plaisir, ou la guérir par des pilules.
Le chien n'aime pas l'homme, il aime le lieu où il a été nourrit.
On ne force pas le secret. Ou le secret vient comme de lui-même à soi, ou bien le secret vous est interdit.
Dans cette ère, où tout n'est que spécialisation, un médecin sur cinq que vous consulterez vous renverra vers un autre médecin.
A marcher sur une corde raide, on finit toujours un jour ou l'autre par se casser la figure.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
Le problème n'est pas de savoir s'il faut ou s'il ne faut pas parler des banlieues à la télévision, mais comment.
Le socialisme est comme un rêve. Tôt ou tard, vous vous réveillez à la réalité.
Je m'amuse comme un gamin dans la rue. Le jour où je ne m'amuserai plus, j'arrêterai le football.
Si on continue avec la concurrence fiscale, dans dix ou vingt ans, il n'y aura plus d'impôt sur les sociétés.
On n'est pas tombé d'accord encore si le génie est la perfection de ce qui va mourir, ou la singularité de ce qui va naître.
L'homme n'est jamais un ; en étant double ou multiple, il peut presque devenir le contraste de lui-même.
Bourgeois est un de ces mots amphibies qui sont ou un éloge ou une injure, selon la personne qui s'en sert et la manière dont elle le prononce.
Est-ce qu'un matador se dit parfois dans l'arène qu'il est en train de se battre contre un boeuf strogonoff ou contre des roulades ?
On reconnaît l'homme libre à ce qu'il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.
On pense toujours connaître ses enfants jusqu'au jour où l'on découvre qu'ils sont faits de chair et d'os comme les autres humains.
La spécialisation, cela met tôt ou tard un terme au progrès d'une espèce.
La patrie se trouve partout où l'on est bien.
Comme il serait intéressant, ce fait divers où l'on voit trois personnes assassinées, si vous étiez du nombre, mon cher ami !
Il faut accepter d'être fini : d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose, maintenant et non jamais ou toujours d'avoir cette vie seulement.
L'intellect a peu à faire sur le chemin de la découverte. Il y a un saut dans la conscience, appelez ça Intuition ou ce que vous voulez, la solution vient à vous et vous ne savez pas comment ni pourquoi.
Je suis fondamentalement optimiste. Je ne saurais dire si c'est dans ma nature ou si je l'ai cultivé. une partie de ce qui fait un optimiste, c'est de garder la tête tournée vers le soleil en mettant un pied devant l'autre.
On dit un jour néfaste ou une journée faste ?
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
L'amour est aveugle ? Quelle plaisanterie ! Dans un domaine où tout est regard !
Il nous faut tout simplement savoir si nous voulons entendre Dieu, non pas là où nous avons envie de l'entendre, mais là où il nous parle vraiment.
Le crédit est constitué par une confiance complaisante ou mal éclairée.
L'image est un accélérateur de violence, dans la mesure où elle affiche la somptuosité, la facilité du geste, y compris de celui qui donne la mort, mais aussi de l'argent.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Puis m'ont montré un parchemin écrit,Où n'y avait seul mot de Jésus-Christ :Il ne parlait tout que de plaiderie.
Ce n'est pas le temps ou l'occasion qui déterminent l'intimité, c'est une question de disposition.
Celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien, ou voit mal.
Ecrire n'importe quoi. C'est comme ça qu'on devient devin. Ou expert, on ne sait jamais.
L'amour maternel est le plus éminent des sentiments égoïstes, ou, pour dire autrement, le plus énergique des sentiments altruistes.
On ne travaille pas avec quelqu'un parce qu'il a une veste cool ou des tennis sympas.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.