L'espoir est comme le ciel des nuits, il n'est pas de coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
Une vie, deux ans ou trois mois, un amour peut durer tout cela. Mais lorsque tout est fini, il ne faut pas insister.
Un homme cultivé ressemble à une boîte à musique. Il a deux ou trois petites chansons dans le ventre.
Se marier à un homme divorcé montre que vous êtes "écologiquement" responsable. Dans un monde où il y a plus de femmes que d'hommes, il faut participer au recyclage.
Les amis peuvent s'entraider. Un véritable ami est quelqu'un qui vous laisse une totale liberté d'être vous-même - et surtout de ressentir. Ou ne pas ressentir. Tout ce que vous ressentez en ce moment leur convient. C'est à cela que revient le véritable amour : laisser une personne être ce qu'elle est vraiment.
Ne choisissez pas ce qui est vil ou défectueux pour en faire un acte de charité.
L'Etat fondé sur le principe civique, respectant l'homme et son monde naturel dans toutes ses dimensions ou composantes est un Etat pacifique et humain.
Pour l'enseignant il ne s'agit pas d'aimer ou de détester, il s'agit avant tout de ne pas se tromper.
La chance ne fait pas tout. Tout se construit pas à pas, qu'il s'agisse d'amitiés ou d'opportunités.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été des livres.
- Ma priorité est que Iron Man soit remit au plus vite au peuple des États-Unis d'Amérique. - Et bien vous pouvez oublier ça. Je suis Iron Man. Il ne fait qu'un avec moi. Vous le remettre reviendrait à me [...] ► Lire la suite
La société la plus barbare serait peut-être celle où, chacun étant traité à son mérite, le pauvre n'aurait même pas la ressource de s'indigner.
Le sexe est un art d'amateur. Les professionnels, hommes ou femmes, passent complètement à côté.
Le mal n'a rien à voir avec la vie privée ou la morale. C'est quelque chose de plus profond, de plus difficile à atteindre.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
Il n'y a pas de monstre chez Sade qui soit politiquement neutre et moyen : ou il vient de la lie du peuple et il a redressé l'échine contre la société établie, ou il est un prince, un ministre, un [...] ► Lire la suite
La solitude n'est possible que très jeune, quand on a devant soi tous ses rêves, ou très vieux, avec derrière soi tous ses souvenirs.
La Belgique, c'est un terrain vague où des minorités se disputent au nom de deux cultures qui n'existent pas.
J'ai commencé à comprendre les Anglais le jour où j'ai enfin réalisé qu'ils disent exactement le contraire de ce qu'ils pensent.
Un crime contre l'humanité est pardonnable ? Pas un crime contre une Société générale ou une BNP ?
Le milieu de la route est l'endroit où se trouve la ligne blanche, et il s'agit de la pire place pour conduire.
Il nous arrive à la fois des événements drôles, curieux, angoissants, voulus ou non. Chacun d'eux est une maille, mailles qui formeront la chaîne longue ou courte de notre vie.
Seul ton ongle sait où te gratter.
- Bah elles sont où mes fenêtres, elles sont pas encore posées !! - Si si elles sont posées dans le jardin ! Au début on les avait posées dans les escaliers mais elles bouchaient le passage. Alors on les a posées [...] ► Lire la suite
L'histoire est comme une chose sacrée, parce qu'elle doit être véritable, et où se trouve la vérité, se trouve Dieu, son unique source.
Le respect a été inventé pour couvrir la place vide où l'amour devrait être.
Grand-mère Ida : On va à Pitipoï ! Nono : C'est où Pitipoï ? Grand-mère Ida : C'est à Petaouchnok ! Joseph Weismann : Pourquoi on comprend jamais rien quand vous parlez ?
Le manche de la hache se retourne contre la forêt d'où il vient.
Acteur ? Un métier de ringard où l'on passe le plus clair de son temps à faire de l'après-vente comme si on demandait à un pilote de réparer son avion en cas d'avarie.
La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême.
Le golf n'est pas un jeu où il faut se presser. Il faut laisser entrer en soi la richesse du sport.
Un escalier de ministère est un endroit où des gens qui arrivent en retard croisent des gens qui partent en avance.
La vieillesse est l'âge où les hommes s'occupent davantage de leur nourriture que de la serveuse, même si elle est jolie.
Il n'y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d'être inférieur à nous-mêmes.
Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien.
L'identité, c'est comme des sacs de plastique noir dans lesquels on enveloppe les objets précieux, mais où l'on jette aussi les ordures.
Tout sera faisable sur cette Terre à partir du moment où nous viendrons à bout des repas de viande et des guerres.
Quand un artiste ou un auteur se vante de gagner de l'argent, il nous avertit sans y prendre garde qu'il a changé de métier.
La beauté des femmes constitue un abus de confiance permanent dans la mesure où la façade fait des promesses qui ne sont pas tenues au-delà.
Un hôpital. C'est l'endroit où tu es le plus en sécurité. Pourtant, c'est l'endroit où il y a le plus haut taux de mortalité...
Le bagne réside là où des coups de pioche sont donnés qui n'ont point de sens, qui ne relient pas celui qui les donne à la communauté des hommes.
Où la guêpe a passé, le moucheron demeure.
Vouloir écrire l'amour, c'est affronter le gâchis du langage : cette région d'affolement où le langage est à la fois trop et trop peu, excessif (par l'expansion illimitée du moi, par la submersion émotive) et pauvre (par les codes sur quoi l'amour le rabat et l'aplatit).
- Tu n'as plus l'air triste. - Et bien... on a le choix entre être heureux ou triste. J'ai choisi d'être heureuse. Et je suis heureuse.
Une société qui ne se pense pas ne peut que s'enfoncer dans la décadence, lentement ou brutalement.
À courir après les thunes j'sais plus où j'ai mis mon coeur.
Une société basée sur l'argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
Si c'était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins d'être gâteux ou d'ignorer le goût de l'expérience.
Dans une maison où il y a un coeur dur, n'y a-t-il pas toujours un vent glacé ?