Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
Quand une plaisanterie de vous fait rire votre femme, c'est qu'elle est bonne... ou la plaisanterie, ou votre femme.
Au tennis, à la fin d'une journée, on sait si on est un gagnant ou un perdant.
Les salons de coiffure sont bien les seuls endroits où l'on casque pour écouter quelqu'un qui vous défrise !
Sapiens Humain, est-ce ton genre qui est en cause ou ton espèce ? « Homo sapiens ». Connais-tu la signification de ton nom ? « Sapiens », dit le Gaffiot : « intelligent, sage, raisonnable, prudent ». Veux-tu que l'on [...] ► Lire la suite
Tout ce que le père de famille dit aux siens doit inspirer l'amour ou la crainte.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
Si l'on ne fait pas le bien par goût naturel, que ce soit par désespoir ; ou du moins pour ne pas faire le mal.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Nous restons bien davantage le produit de notre éducation ou de notre milieu que nous ne devenons l'être de nos désirs...
Tous les amoureux ont douze ans, d'où la fureur des adultes.
Quand la psychologie d'une personne est impeccable même des magistrats, même des experts ou autres spécialistes ne pourront malheureusement rien y faire car un diamant ça raye le parquet !
Solitude : la double solitude où sont tous les amants.
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Chacun tient à son vin, et où qu'on aille, c'est toujours la même histoire.
Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable.
Ou bien on vit avec quelqu'un, ou bien on le désire. On ne peut pas désirer ce qu'on a, c'est contre nature.
Il faudrait retirer à l'Etat les choses qu'il ne sait pas faire ou qu'il fait mal. S'occuper des pauvres, par exemple.
Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense.
Tout le monde est à la recherche d'un père. Pour l'adorer ou pour le tuer.
Il ne faut pas donner au comédien un rôle où il est soi, mais lui donner le goût et la possibilité d'être quelqu'un d'autre.
Sur la mer, personne ne vous prend en tutelle. C'est le dernier espace au monde où vous êtes responsable.
Tôt ou tard dans la vie nos faits et gestes nous rattrapent
Tant que les gens utilisent des tactiques pour opprimer ou empêcher d'autres personnes d'être libres, il y a du travail à faire.
Il y a des moments où tout réussit. Il ne faut pas s'effrayer. Ca passe.
Le mariage est un duo ou un duel.
La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu'on a du talent pour des gens qui n'en ont aucun.
Pour qu'une liaison d'homme à femme soit vraiment intéressante, il faut qu'il y ait entre eux jouissance, mémoire ou désir.
Voilà le sort des hommes : quand leurs yeux sont constamment baignés de lumière ou saturés de beauté, ils en deviennent aveugles et ne perçoivent plus l'âme des choses.
La tâche est plus belle où le risque est plus grand.
Le fauteuil académique est un lit de repos où le bel esprit sommeille.
Devenir ou ne pas devenir... De peur d'être ?
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Mon âme est un vieux pot de chambre où dort un oeil.
La vie me paraît trop courte pour être passée à nourrir l'animosité ou à enregistrer les torts.
C'est l'heure où le long crocodile Languissamment s'étire et baille Et fait glisser les eaux du Nil Sur l'armure de ses écailles L'eau du Nil... l'eau du Nil... Il ouvre gaiement sa gueule mutine Et sort une griffe ainsi qu'un gros chat Avale trois poissons qui passaient par là Et va digérer sur l'onde paline.
C'est chouette cette prolongation de soi par un enfant, c'est pas la peine pour autant de se prolonger par cinq ou huit enfants.C'est ridicule...
Dans le père est le pouvoir, c'est-à-dire la volonté et l'action de produire et de conserver, ou de développer l'intelligence de l'enfant.
Et où que j'aille, dans l'univers entier, Je rencontre toujours, Hors de moi comme en moi, L'irremplissable Vide, L'inconquérable Rien.
Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l'inverse ?
La cité idéale est celle où tout est école.
Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne démarche pas à domicile, il faut aller à sa rencontre.
Mes tableaux sont composées de quatre ou cinq couleurs qui entrent en collision les unes avec les autres.
Qu'est-ce qu'un déviationniste ? C'est quelqu'un qui continue d'aller tout droit quand le parti vire à droite ou à gauche.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au dessus de nos têtes.
L'image est sans mémoire, elle produit un attrait qui dure le temps où elle est présente.
Dans tous les temps et tous les pays, c'est la femme qui décide si le monde doit pardonner une faute ou ne pas la pardonner.
Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être. (Surtout quand on est jeune.)
Où s'en vont-ils donc, les enfants qui ne meurent pas ?
Il n'y qu'un seul instant où vous êtes en vie, cette minute, ici et maintenant.