Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
L'histoire n'a pas la forme d'un convoi dont les wagons en mouvement éloigneraient toujours davantage la gare, mais celle d'un conte de bonne femme où l'on pourrait, sans avoir même à traverser des forêts épaisses, retrouver endormi l'homme aimé.
On ne peut pas parachuter des droits et des institutions comme on parachute des vivres ou des soldats.
Votre esprit... peut être votre meilleur ami ou votre pire ennemi, c'est votre choix à faire.
Combien il doit être difficile de mourir n'importe où sauf dans son lieu de naissance.
L'Amour n'est pas l'amour... C'est un carrefour Où les filles entrent en chantant En ressortent en pleurant...
Cette unité africaine est tellement chère à nos coeurs que, dans la constitution républicaine que nous avons proposée, une disposition précise et concrète a été inscrite à ce sujet : que ce soit en tout ou en partie, la souveraineté du Ghana se veut subordonnée à la réalisation de ce grand objectif
Paysage de l'émotion, région supérieure de l'amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l'homme prend quelque noblesse.
J'ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd'hui le meurtre de leurs semblables.
Il n'y a pas d'événements heureux ou malheureux. Il y a des gestes plus ou moins beaux.
On dit que le secret de la réussite, c'est d'être là où il faut quand il faut. Mais comme on ne sait jamais quand ce sera, il faut trouver l'endroit idéal et y rester planté.
Chaque poème à lire ou à relire est un poème à refaire.
Dans toute foi, il y a un doute, profond, plus ou moins refoulé.
Il y a deux choses auxquelles il faut s'habituer ou on trouvera la vie insupportable : les méfaits du temps et les injustices des hommes.
Il arrive un moment où on a tout dit. Et puis j'ai 70 piges, j'ai bien le droit de me faire plaisir.
Tout est plus ou moins artificiel. Je ne sais pas où s'arrête l'artificiel et où commence le réel.
Partout où l'homme veut se vendre, il trouve des acheteurs.
Les fantômes sont nombreux dans une maison où de grandes souffrances ont été endurées.
On apprend beaucoup en allant là où, a priori, on n'a rien à faire.
Que faire lorsque vous souffrez du double handicap d'une timidité maladive et d'un esprit d'à-propos ne fonctionnant qu'avec vingt-quatre heures de retard ? Contentez-vous d'écrire les aventures d'hommes à l'esprit vif ou de filles pleines de ressources, dont les réactions sont d'une fulgurance infaillible.
Un bon compromis est celui où tout le monde apporte sa contribution.
Un acteur mauvais au cinéma, ça n'est jamais de sa faute, c'est qu'il a été mal choisi ou mal dirigé.
Ceux qui sont absents ou restent silencieux ont toujours tord.
Il faut donc choisir de deux choses l'une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l'alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre.
L'opinion publique : le public achète ses opinions comme il achète sa viande ou se fait apporter son lait, selon le principe que cela coûte moins cher que d'avoir une vache.
Grand est le nombre des femmes qui, sous l'ombre d'un voile ou dans celle d'une tente, sont belles. Mais soulève le voile et tu verras la mère de ta mère.
Enfance, seul âge de la vie où le bonheur puisse être un état.
On oublie vite les morts. On oublie très vite, aussi, les circonstances où l'on a été malheureux... Il ne faut pas s'en scandaliser : s'il en était autrement, la vie serait un cauchemar.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Nous parvenons quelquefois, en poursuivant nos recherches, à trouver la vérité là où nous nous y attendions le moins.
Au printemps lilas, roses et muguets,En été jasmins, oeillets et tilleulsRempliraient la nuit du grand parc où, seulsParfois, les rêveurs fuiraient les bruits gais.
Il n'y a pas de grandeur là où il n'y a pas de simplicité, de bonté et de vérité.
La vie est un voyage et le monde une foire où l'on ne trouve que des marchés, des jeux, des filous et de la cohue.
Toute votre vie, vous aurez le choix. Choisir l'amour ou la haine... je choisis l'amour.
C'est fini, l'époque où je croyais aux bateleurs de la politique politicienne.
On naît amant comme on naît musicien, peintre ou poète.
Où est l'enfance est l'âge d'or.
La mémoire, c'est curieux, s'attarde délicieusement là où les yeux ont pleuré.
Je ne prête aucune attention aux louanges ou aux reproches de qui que ce soit. Je suis simplement mes propres sentiments.
Tuer une erreur est un service aussi bon que, parfois même, meilleur que l'établissement d'une vérité ou d'un fait nouveau.
Où l'on est bien, là est la patrie.
Le péché est comme une montagne qui se présente sous deux aspects différents, selon qu'on la voit avant d'y être arrivé, ou après.
La reconnaissance est une vertu qui tient souvent la place de l'amour, et bien des hommes achètent le bonheur en la faisant naître dans les âmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aimer.
Je préfère ne pas penser à la mort, ou alors à celle des autres, c'est plus gai.
Il y a de grandes flaques de sang sur le monde où s'en va-t-il tout ce sang répandu est-ce la terre qui le boit et qui se saoule drôle de soûlographie alors si sage... si monotone...
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
Dans la vie, il est des périls si déroutants qu'ils nous obligent à rester constamment sur le qui-vive, toujours prêts à manifester notre indignation ou notre scepticisme.
Ma mission est de créer un monde où nous pouvons vivre en harmonie avec la nature.
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite