Mutisme : le sujet amoureux s'angoisse de ce que l'objet aimé répond parcimonieusement, ou ne répond pas, aux paroles qu'il lui adresse.
La personne, que ce soit un gentleman ou une dame, qui n'a pas de plaisir dans un bon roman, doit être d'une stupidité intolérable.
Quelqu'inutile que soit une chose dont ou pourrait se passer, elle devient nécessaire par l'habitude.
Je ne regrette rien de ce que j'ai jamais dit ou fait. Je n'aime pas vivre ma vie être censuré. J'aime dire ce que je ressens et je pense que les gens le respectent parce que vous êtes honnête.
Mme de Staël montrait volontiers ses bras, sa gorge, en un mot ce qu'elle avait de mieux, et elle disait : "Chacun montre son visage où il l'a."
Les raisons qu'un homme peut avoir pour en haïr un autre ou l'aimer sont infinies.
Je me demande à présent si ce que j'éprouvais était l'amour d'amitié, où le semblable aime le semblable et ne veut que le bien d'autrui, ou l'amour de concupiscence, où l'on veut son propre bien et l'incomplet ne veut que ce qui le complète.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Il est des cas où le premier devoir de l'amitié est de se taire.
Je ne pense pas que Cate Blanchett, Geoffrey Rush, Nicole Kidman ou Hugh Jackman se sentent moins australiens parce qu'ils font des films américains !
Si vous vous sentez en sécurité et que vous devez vous sentir spécial, le meilleur endroit où aller est quelque part étranger où les gens vous traitent comme spécial parce que vous êtes différent.
Je n'ai jamais été aussi fébrile que le jour où Asghar a accepté de me rencontrer, car il avait de moi une image faussée.
Nous les Américains sommes un peuple primitif... Les Américains semblent avoir peu de respect pour la loi ou les droits des autres.
Un écrivain classique est un écrivain qui dissimule ou résorbe les associations d'idées.
La plupart des parents ne se font aucun souci pour leur fille jusqu'au matin où elle n'est pas là pour le petit déjeuner. Et là c'est trop tard.
Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand chose pour nous justifier.
Tout ce que vous faites, faites-le avec amour ou alors ne le faites pas ! Car ce que vous faites sans amour vous fatigue, vous empoisonne même, et ne vous étonnez pas ensuite d'être épuisé, malade.
Les gens qui cessent de croire en Dieu ou en tout ce qui incarne le bien continuent de croire au diable. Je ne sais pas pourquoi. Non, vraiment, je ne vois pas pourquoi. Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile.
Lorsque le fils ou la fille d'un scientifique devient un scientifique, ils disent "Merveilleux ! Merveilleux !" Alors, pourquoi, au nom de Dieu, une mère serait-elle jalouse de voir sa fille devenir un écrivain à succès ?
J'ai toujours été en guerre avec moi-même, pour un oui ou pour un non.
Quand les idées ne savent où se loger, elles trouvent toujours refuge en l'homme.
Ou aucun individu de l'espèce humaine n'a de véritables droits, ou tous ont les mêmes ; et celui qui vote contre le droit d'un autre, quel que soit sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens...
Le livre est comme la cuillère, le marteau, la roue ou le ciseau. Une fois que vous les avez inventés, vous ne pouvez pas faire mieux.
La question de savoir si la vérité objective revient à la pensée humaine n'est pas une question théorique, mais une question pratique. Dans la pratique, l'homme doit démontrer la vérité, c'est à dire la réalité et la puissance, la matérialité [...] ► Lire la suite
Je me demande si le temps où il était possible de donner des citations n'est pas terminé.
Mon sentiment est religieux dans la mesure où je suis imprégné de la conscience de l'insuffisance de l'esprit humain pour comprendre plus profondément l'harmonie de l'Univers que nous essayons de formuler comme "lois de la nature".
On est heureux ou malheureux par une foule de choses qui ne paraissent pas, qu'on ne dit point et qu'on ne peut dire.
Les assemblées politiques sont le dernier endroit au monde où il n'est pas éliminatoire d'appartenir au troisième et même au quatrième âge.
Comment vous représentez-vous ça : l'endroit où l'espace se termine ?
La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle et toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer du bien.
Qui trouve à redire à tout est d'un mauvais esprit ou d'une mauvaise santé.
L'expérience de tous les siècles, où la peine capitale n'a jamais détourné les hommes déterminés d'outrager la société...
Technicité et efficience égalent rendement. On est plus à l'époque du courrier de Lyon ou de la bande à Bonnot. Le bricoleur, même de génie, n'a plus sa place dans le monde moderne.
S'il y a parmi vous des gens qui détestent les homosexuels, les gens d'une autre couleur ou les femmes, s'il vous plaît, foutez-nous la paix ! Ne venez pas à nos concerts et n'achetez pas nos disques.
Un bon écrivain s'inspire de tous les événements qu'il a vécu ou qu'il vit, qu'ils soient bons ou mauvais.
Disneyland, tu fous du barbelé autour et tu enfermes les gens dedans, ça fait une prison où tout le monde est fou.
La passion amoureuse est une manière d'entrer en résonance avec l'autre, corps et âme, et avec lui ou elle seuls. Nous sommes en deçà et au-delà de la philosophie.
Il était extrêmement important pour moi de comprendre d'où venait Mandela. Parce qu'on sait où il allait, et c'est une histoire célèbre, mais qui était-il ? D'où est-ce qu'il venait ? Quelle a été son éducation ?
Le chemin doit être en vous; la destination doit également être en vous et non ailleurs dans l'espace ou le temps. Si ce genre de transformation de soi se réalise en vous, vous arriverez.
À partir du moment où une chanson est bien foutue, qu'on peut la reprendre tous en choeur, elle devient populaire.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
Exterminez, grands dieux, de la terre où nous sommes, Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes !
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Où est-il le temps des galères et celui des caravelles ? Il est loin comme une minute de sable dans le trébuchet du destin.
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.
Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! Me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère.
C'est étrange comme les morts nous sautent dessus au coin des rues ou dans les rêves.
Les histoires où tout le monde va très bien ne m'intéressent pas.
Dans les temps de peu de croyance, où les religions à force de fautes ont fini par ébranler Dieu dans l'âme humaine, le premier devoir du penseur, c'est de faire des actions affirmantes.