L'art doit être une expression d'amour ou ce n'est rien.
Le public ? Il a toujours été comme un troupeau : en quête de bons bergers et de bons chiens, et allant toujours là où le menaient les bergers et les chiens.
La reconnaissance posthume d'un alpiniste ou d'un écrivain a quelque chose à voir avec les glaces éternelles.
A vouloir toujours se tirer d'affaire en attribuant au prophète des propos qu'il n'a pas tenus ou que Dieu ne lui pas dictés, on risque de se faire foudroyer en pleine sécheresse.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
Voyez-vous, Pasquier, il n'y a pas de bon régime politique. Tous ont leurs vices et leurs inconvénients. Le meilleur, à mon sens, ou plutôt le moins mauvais, c'est celui qui gêne le moins l'individu, celui qui laisse l'individu libre d'exercer avec fruit ses vertus cardinales.
J'espère voir le jour où la loi garantira une liberté civile égale à tous les habitants du même empire.
La langue de bois, langue écologique qui ne pollue pas la pensée dans la mesure où elle n'en contient pas.
L'heure de l'apéritif est le seul moment où les gens ont figure humaine.
On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
La pauvreté est difficile à vivre ; mais neuf fois sur dix la meilleure chose qui puisse arriver à un jeune homme est d'être jeté par-dessus bord et contraint à nager ou couler.
Dans la marche du temps, qu'est-ce qui nous tue ? Le tic ou le tac ?
Là où les idées manquent, un mot arrive toujours à temps.
Le plaisir d'un texte, le ravissement d'une interprétation ne sont pas liés au prix du livre ou de la chaine hi-fi.
Le plaisir du texte, c'est ce moment où mon corps va suivre ses propres idées-car mon corps n a pas les mêmes idées que moi.
Notre culture deviendra comme au temps médiéval où il y avait vraiment une élite culturelle. Le reste du monde ne fera que regarder la télévision, qui sera leur seul cadre de référence.
La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot.
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite
Je t'aime, et, malgré moi, je m'en vais par les ruesOù flotte un souvenir des choses disparues,Où je sens, pénétré d'amère volupté,Qu'encore un peu de toi dans l'air tendre est resté,Où ton passage embaume encor, où je respireJe ne sais quoi qui garde encor de ton sourire.
Le jour où j'ai vu ma mère manger les biscuits du père Noël sur l'assiette a été l'un des plus horribles jours de ma vie.
Je dois avoir un endroit où je peux trouver la tranquillité d'esprit.
Si nous perdons la liberté ici, il n'y a pas d'endroit où s'échapper. C'est le dernier combat sur terre.
Peu importe à quel point vous allez être critiqué ou quel que soit le risque, l'audace est la chose qui vous aide.
La liberté de penser est absolue ou elle n'est rien.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
La météo en Russie : trente-deux degrés ou de force.
Ceux qui sont absents ou restent silencieux ont toujours tord.
Dans l'adolescence, on aime les autres femmes parce qu'elles ressemblent plus ou moins à la première ; plus tard, on les aime parce qu'elles diffèrent entre elles.
A trente ans, tout est joué : oeuvre, carrière, amour, destinée. Après, il suffit de suivre les rails - chemin de velours ou mauvaise glissade, peu importe - on "suit" sa pente. Entre vingt et trente ans, on la "fait".
Quel garçon ne voudrait-il pas être indien pendant un temps à l'idée de la vie où il y a la plus grande liberté au monde ?
Nous bricolons plus ou moins notre vie pendant soixante à quatre-vingts ans, et ensuite, quand nous savons à peu près comment il faudrait vivre, il nous faut mourir.
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
Un jour je t'aimerai moinsJusqu'au jour où je ne t'aimerai plus.Un jour je sourirai moinsJusqu'au jour où je ne sourirai plus.Un jour je parlerai moinsJusqu'au jour où je ne parlerai plus.Un jour, je courirai moinsJusqu'au jour où je ne courirai plus.
Je suis soit mon meilleur ami ou mon pire ennemi.
- Mais Chouchou tu veux me tuer ou quoi ? - Non si je le voulais j'ai deux mains pour le faire.
Le décor n'a de pouvoir qu'à partir du moment où nous lui en accordons un, les plus profonds sentiments ressentis s'en passant volontiers.
La liberté n'a pas de prix. On paye la rançon qui nous a été demandée - fût-ce notre chair - le jour où l'on a compris qu'on ne pouvait vivre sans elle.
Dans la logique des signes comme dans celles des symboles, les objets ne sont plus du tout liés à une fonction ou à un besoin défini. Ils répondent soit à la logique sociale, soit à celle du désir auquel ils servent de champ mouvant.
Le désordre n'existe que dans la mesure où nous sommes incapables de reconnaître des ordres et des positions différents.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
Mais en septembreQuand je reviens où je suis néEt que ma plage me reconnaîtOuvre des bras de fiancéeC'est en septembreQue je me fais la bonne année.
L'espoir peut être la chose la plus merveilleuse dans le monde ou il peut écraser votre coeur comme une coquille d'oeuf.
Un peuple qui ne sait pas où il va est sûr d'y arriver dans un état exécrable.
Dis-moi où chercher la Vérité... Elle doit être chez Dieu. Dieu l'a prise au ciel et se l'est gardée pour lui.
Il faudrait écrire sans jamais penser qu'on sera lue ou alors par des êtres dotés d'une immense compassion et qui vous pardonneront d'user votre vie à restituer l'impalpable traversée des heures, des minutes, des secondes. Autant dire rien.
Un homme ne doit pas toujours sentir la savonnette ou l'eau de Cologne. C'est signe de paresse.
Dans la vie, il est des périls si déroutants qu'ils nous obligent à rester constamment sur le qui-vive, toujours prêts à manifester notre indignation ou notre scepticisme.
Une biographie est considérée comme complète si elle ne compte que six ou sept moi, alors qu'une personne peut en avoir jusqu'à mille.
Tuer une erreur est un service aussi bon que, parfois même, meilleur que l'établissement d'une vérité ou d'un fait nouveau.