Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
Il y a un instant où la mort a toutes les cartes et où elle abat d'un seul coup les quatre as sur la table.
La pensée qui nous a amené à l'endroit où nous sommes n'est pas celle qui nous mènera à l'endroit où nous voulons être.
La mutation, c'est la clé de notre évolution. C'est elle qui nous a mené de l'état de simple cellule à l'espèce dominante sur notre planète. Mais tous les deux ou trois cents milles ans, l'évolution fait un bon en avant...
Il n'y a que les clowns qui ne sont jamais ridicules. Et il sera toujours moins ridicule de se mettre un nez rouge que de s'habiller comme le pape ou comme un juge.
Un four cuit toujours trop ou pas assez. Un micro-onde fait même les deux à la fois.
L'amour, même le plus léger, ne peut que parfumer la place où l'amitié un jour se posera.
Que tous les excès de langage soient possibles en famille donne l'envie de connaître un milieu où tout ne peut pas se dire.
Il y a des gens d'une certaine étoffe ou d'un certain caractère, avec qui il ne faut jamais se commettre.
Il n'y a rien de plus ironique ou contradictoire que la vie elle-même.
Si j'ai deux kilos de plus, je suis grosse. Si je suis plus maigre, je suis malade. C'est ridicule. Et cela ne vient pas des agents ou des stylists.
Rien de plus dangereux que l'homme qui agit bien et pense mal. Le contraire ou le symétrique de l'hypocrite est fort redoutable.
Une république est difficile à gouverner, lorsque chacun envie ou méprise l'autorité qu'il n'exerce pas.
Le préjugé n'est nulle part si flagrant qu'en amour ou en amitié.
Les faits sont rebelles ; et quels que soient nos souhaits, nos désirs ou nos passions, ils ne pourront pas altérer un état de fait.
Je hais l'idée d'une aube nouvelle où les homo sapiens vivraient en harmonie, car l'espoir que cette utopie suscite a justifié les plus sanglantes exterminations de l'histoire.
Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu'ils nous demandent toujours d'être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourds.
Si vous travaillez sur l'idée d'aimer, de faire le bien, de tout pardonner et harmoniser, il arrivera un moment où cette idée deviendra si puissante qu'elle imprégnera toutes vos cellules.
Il y a des choses plus importantes dans la vie que gagner ou perdre un match.
Le communisme commence là où commence l'athéisme.
Les histoires d'amour sont et seront toujours les mêmes, quelles que soient les époques et les altitudes. Elles commencent bien et finissent mal... ou vice-versa.
La conversation générale la plus bruyante tombe toujours au moment précis où l'on allait profiter du brouhaha pour dire à sa voisine quelque chose de confidentiel.
J'ai le droit d'être idiote ou intelligente. Et j'ai aussi le droit d'être les deux à la fois. Je refuse d'adopter seulement l'une de ces deux attitudes.
La plupart des institutions sociales paraissent avoir pour objet de maintenir l'homme dans une médiocrité d'idées et de sentiments qui le rendent plus propre à gouverner ou à être gouverné.
Pour unir une patrie, donnez-lui la guerre ou la Coupe du Monde.
Si vous vous souvenez des moments les plus heureux de votre vie, ils datent tous du moment où vous faisiez quelque chose pour quelqu'un d'autre.
Un jour tu pleureras d'avoir refusé le peu de mal d'où serait sorti un grand bien, sois-en sûr.
Pour chaque être, il existe une sorte d'activité où il serait utile à la société, en même temps qu'il y trouverait son bonheur.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Dans la vie il ne faut jamais rester indifférent, il faut aimer ou haïr. Choisir c'est toujours recommencer.
Dans les livres, il n'y a rien ou presque rien d'important : tout est dans la tête de la personne qui lit.
L'homme meurt une première fois à l'âge où il perd l'enthousiasme.
Certains écrivains s'excusent de ne pas avoir forgé des choses excellentes à cause du manque de liberté. Peut-être est-ce une excuse naïve pour justifier leur ineptie ou leur paresse.
Qui sait si chaque événement ne réalise pas un rêve qu'on a fait, qu'a fait un autre, dont on ne se souvient plus, ou qu'on n'a pas connu ?
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
On n'est heureux qu'avec une bonne femme ! ou avec un bon mari.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Il n'existe que deux manières de gagner la partie : jouer coeur ou tricher.
La peinture moderne est devenue une bourse des valeurs où l'on joue sur tous les tableaux.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
L'autoroute ressemble à un bras de mer où flottent de rares véhicules amphibies, vaisseaux fantômes à la dérive.
Quand un artiste ou un étudiant dessine une figure nue avec un soin méticuleux, le résultat est le dessin, et non l'émotion.
Il n'y a plus de moments où le temps s'arrête vraiment, de journées où il ne se passe rien.
La question n'est pas de savoir si j'ai le temps de lire ou pas, mais si je m'offre ou non le bonheur d'être lecteur.
La politique, c'est comme la musique ou la prostitution : il faut commencer jeune.
Là où il y a trop, il manque quelque chose.
Massage : Malaxage de chairs gratuit ou tarifé selon qu'il est pratiqué par amour ou sur ordonnance.
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
Les gens fuient par divers moyens : certains prennent un verre, ou deux bouteilles, ou une bouteille de plongée...