La civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d'incapacité politique.
Que c'est long à venir, une civilisation ! Que c'est long à crever !
Il faut un saut politique pour consolider le modèle social européen.
Les premiers principes de la philosophie que j'ai appelée "consciencisme" ont donc deux aspects : tout d'abord j'affirme l'existence indépendante et absolue de la matière ; ensuite j'affirme qu'elle peut se mouvoir spontanément. En vertu de ces deux premiers principes, le consciencisme est une philosophie profondément matérialiste.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
L'art, c'est le coeur de l'humanité, la science en est le cerveau, l'industrie les bras et les mains, le commerce les pieds - et la politique et le gouvernement l'estomac.
La patience est la vertu des mendiants.
Osez ! Ce mot renferme toute la politique de notre révolution.
Nous avons besoin à l'échelle internationale, dans la géopolitique nouvelle, de cet acteur démocratique fort qui puisse peser dans la confrontation entre les États-Unis et la Chine.
Les mythes qu'une civilisation se crée spontanément sont proportionnels à ses difficultés et ses souffrances face à l'univers.
L'homme politique qui prétend ne jamais avoir menti ne fait qu'un mensonge de plus.
Le cinéma a cette vertu de combler votre curiosité, par toutes sortes de rencontres qui peuvent transformer votre vie.
Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes.
La politique n'agit sur l'économie que si elle ne prétend pas le faire.
La culture a la vertu d'embellir un visage plus que le fard et les cosmétiques.
Que les chiens soient interdits de Paradis tendrait à prouver que la fidélité n'est pas considérée comme une vertu cardinale.
Les grandes idées ont besoin de silence, de douceur, elles ont besoin qu'on les mette en confiance : il y a un côté réfugié politique dans une bonne idée de roman.
Limitez votre talent de peur qu'il n'aille là où la vertu ne guide pas.
Les plus grands hommes en politique (comme à la guerre) sont ceux qui capitulent les derniers.
La tolérance, c'est la civilisation par excellence.
« Islam », mot ambigu qui désigne à la fois une religion, une civilisation millénaire et des hommes.
Méfie-toi de la dictature qui sommeille, le bruit des bottes est un mauvais réveil.
L'allié italien nous a gênés presque partout. C'est ce qui nous a empêchés, en Afrique du Nord, par exemple, de faire une politique révolutionnaire [...] Seuls, nous aurions pu émanciper les pays musulmans dominés par la France. Cela aurait eu [...] ► Lire la suite
L'éducation doit porter sur deux bases, la morale et la prudence : la morale, pour appuyer la vertu ; la prudence, pour vous défendre contre les vices d'autrui.
Si des variations utiles à un être organisé quelconque se présentent quelquefois, assurément les individus qui en sont l'objet ont la meilleure chance de l'emporter dans la lutte pour l'existence ; puis, en vertu du principe si puissant de l'hérédité, [...] ► Lire la suite
L'amitié est une vertu démocratique et républicaine.
La civilisation ne consiste pas à multiplier les besoins mais à les réduire volontairement, délibérément. Cela seul amène le vrai bonheur.
La politique se moque de la mystique, mais c'est encore la mystique qui nourrit la politique même.
Pour l'homme et pour la femme la vertu est la même.
Le pouvoir est une action, et le principe électif est la discussion. Il n'y a pas de politique possible avec la discussion en permanence.
La publicité tombe trop souvent dans les mêmes travers que la politique ; en étant obsédée par les attentes du public, elle lui livre un discours insipide et sans relief.