Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes !
Vous désirez savoir de moi d'où me vient pour vous ma tendresse. Je vous aime, voici pourquoi : vous ressemblez à ma jeunesse.
La couleur est l'endroit où notre cerveau et l'univers se rencontrent.
Le théâtre est le seul lieu où les crimes puissent se changer en métaphores, et les morts en vivants.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Celui qui préfère la richesse ou la puissance à des amis sûrs n'a pas son bon sens.
Ces hangars où sont entassées des milliers de bêtes privées de toute considération et qui n'ont pour seule perspective que l'élimination physique à très court terme sont-ils semblables à des camps de la mort nazis ? L'analogie peut choquer. Elle [...] ► Lire la suite
J'aime prendre des risques. J'aime essayer de nouvelles choses, que ce soit le style, les restaurants ou autre.
A une époque ou tout augmente, nous sommes heureux d' apprendre que les kilomètres, les mètres et les décimètres n' ont pas varié depuis le dernier septennat. Bravo !
Enfant capricieux, Dieu s'offre le monde, s'en amuse un jour ou deux et l'oublie tout aussitôt dans son grand coffre à jouets qu'est l'univers.
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
Je ne pense jamais, cela me fatigue ; ou si je pense, je ne pense à rien.
Je me transforme un peu en Hitler mais en aucun cas un groupe ne peut être démocratique. Un groupe, c'est bidon, ça n'existe pas. Il y a toujours une ou deux personnes et des satellites autour, ce qui ne retire en rien leur talent.
En reconnaissance de l'humiliation volontaire où il est réduit et où il se tient abaissé pour nous.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
Il n'est pas de sourire plus pur que celui de l'enfant qui se jette dans les bras de sa mère ou de son père.
Peut-il y avoir sur terre un endroit où les choses sont à l'envers, où les arbres poussent vers le bas tandis que la pluie, la grêle et la neige tombent vers le haut ? L'idée folle selon laquelle la terre est ronde est la source de cette légende imbécile.
L'être qui n'a pas souffert, nous le regardons un peu comme un enfant ou un pauvre.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Je souhaite vivre jusqu'à 150 ans, mais le jour où je meurs, je souhaite que ce soit avec une cigarette dans une main et un verre de whisky dans l'autre.
Le cerveau de l'imbécile n'est pas un cerveau vide, c'est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s'assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
La pudeur des femmes n'est que leur politique ; tout ce qu'elles cachent ou déguisent n'est caché ou déguisé que pour en augmenter le prix quand elles le révèlent.
Le temps n'est plus où les ministres claquaient du doigt, et ça obligeait tout le monde à changer. (...) Ce n'est pas au ministre de décider des méthodes de lecture.
Je voudrais t'écrire, je ne sais pas où. Les enfants qui envoient leur lettre au Père Noël marquent sur l'enveloppe Ciel.
Chaque jour que Dieu me donne, soirs d'hiver matins d'été, au printemps ou en automne, tu ne m'as jamais quitté. À travers d'autres amours, c'est toujours toi que je fuis ; e n'ai plus assez de jours, e n'ai plus assez de nuits, pour pouvoir t'oublier mon amour.
Plus un contrat règle d'éventualités prévues, plus il crée de dangers pour le cas où il s'en produit d'imprévues.
Un être vivant ne s'adapte jamais à son milieu ou alors, en s'adaptant, il meurt. La lutte pour la vie est la lutte pour la non-adaptation.
Je n'ai jamais eu peur de mourir mais j'ai toujours eu peur de mourir avant d'arriver là où je vais.
A l'expiration des mois sacrés, tuez les associateurs partout où vous les trouverez. Emparez-vous de leur personne, assiégez-les, dressez contre eux des embuscades.
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d'action ; mais elle ne donne pas d'esprit ; elle en ôte.
Les femmes, c'est le quotidien mis au premier plan : d'où la peur qu'il faut avoir des femmes.
On ne devrait jamais sortir indemne d'une rencontre, quelle qu'elle soit, ou du moins en sortir inchangé.
Les biographes ne connaissent pas la vie sexuelle de leur propre épouse, mais ils croient connaître celle de Stendhal ou de Faulkner.
Sans doute on a des enfants quand on en veut, mais en a-t-on quand on préfère n'en pas avoir, ou quand il serait dangereux qu'on en eût ?
L'amour est-il, comme on le prétend, la purification de l'instinct ou, au contraire, sa perversion ?
La vie ne pousse bien que là où elle est heureuse.
Le monde matériel est plein d'analogies exactes avec l'immatériel, et c'est ce qui donne une couleur de vérité à ce dogme de rhétorique, qu'une métaphore ou une comparaison peut fortifier un argument aussi bien qu'embellir une description.
C'est comme ça quand tu n'as pas été désiré, quand tu n'as pas eu d'enfance, tu t'échappes, tu te projettes dans les choses qui sont belles, un enfant, un arbre, un paysage, une rivière, une musique, une vache, un chat... [...] ► Lire la suite
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Je considère ma femme comme mon amante, et nous avons un lien qui va au-delà des mots comme la femme ou la petite amie ou la mère.
Je dis ce que je veux dire et fais ce que je veux faire. Il n'y a pas entre les deux. Les gens vous aiment pour cela ou vous détestent pour cela.
Le mariage est une bourse où les actions se convertiraient, tôt ou tard, en obligations.
Le golf ? Un sport où l'on doit tenter de contrôler une balle avec des outils tout à fait inadaptés à cet effet.
Aujourd'hui encore l'Amérique se pense elle-même comme un lieu où les Européens peuvent se réfugier et trouver la liberté.
Sortir avec quelqu'un n'est qu'une épouvantable partie de bluff et de double bluff où l'homme et la femme se canardent derrière deux rangées de sacs de sable opposées.
Le plus haut dans l'art, ce n'est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de nous mettre en rut ou en fureur, mais d'agir à la façon de la nature, c'est-à-dire de faire rêver.
Les gens ne changent jamais parce qu'ils sont menacés ou sous la contrainte. Jamais. Ils changent parce qu'ils voient quelque chose qui rend leur vie suffisamment précieuse pour commencer à avancer vers une vie digne d'être vécue.
- C'est de moi ou de mon collègue que vous vous foutez ? - Ah, des deux ! Je me fous des deux !