Si l'on m'affirmait preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir.
Je ne lis pas les critiques, et je n'inclus pas la presse dans mes priorités ou dans le monde qui a une quelconque valeur pour ce qui est vraiment important pour moi.
Parfois, vos amis sont vos amoureux, ou les deux à la fois.
Là où la modération est une erreur, l'indifférence est un crime.
Les chefs ne se soumettent pas, ou s'ils se soumettent, ce n'est qu'en apparence. Ils sont nés autoritaires. C'est une des bonnes raisons pour lesquelles ils sont des chefs.
Mais comme vous, je pense que l'oeuvre que j'ai à faire est en dehors de l'enceinte législative. » I, p.138 - « Je ne suis pas né à une époque où ma place soit sur la scène de la politique active.
N'imaginez jamais ne pas être autrement que ce qu'il pourrait sembler aux autres que ce que vous étiez ou auriez pu être n'était autrement que ce qu'aurait pu autrement leur sembler être ce que vous étiez.
Tout changera, mais le monde changera t-il ?Ce sera toujours le monde où le déluge est possible et où l'homme ne peut le combattre qu'en se transformant lui-même.
Si tu as des affaires, ne consulte que des gens probes et intelligents ; soit que tu en aies ou que tu n'en aies pas, ne prête pas l'oreille aux discours des petits esprits.
En tant qu'acteur, je veux faire autant de prises que possible. Je veux tourner la scène... ou tirer jusqu'à ce qu'ils me fassent démissionner.
Une bonne action par-ci, une bonne action par-là, une bonne pensée par-ci, un bon commentaire par-là, tout cela a contribué à ma carrière d'une manière ou d'une autre.
Maintenant, c'est le seul moment dans ma vie où je peux être 100% égoïste. Je ne suis pas mariée; Je n'ai pas d'enfants; Je peux me concentrer sur ma carrière.
Le juriste fait prime. On s'arrache tout ce qui de près ou de loin touche à la basoche. Dans tout l'immense territoire des Etats-Unis on ne trouve plus un seul avocat sans cause, ni un seul homme de loi qui batte la dèche dans les bars.
Derrière les combinaisons du capital et du travail, derrière les mutations technologiques et sociales, derrière les structures de l'échange et les jeux de la conjoncture, il y a, il y a toujours eu, il y aura toujours, les décisions ou les renoncements des hommes, leur énergie ou leur passivité, leur imagination ou leur immobilisme.
Je pense que la plupart des êtres humains, même s'ils sont dans une situation contraignante, compliquée ou difficile, essaient de survivre.
Nous avons tous une fausse idée de nous-mêmes. Je suis toujours en train de changer, et je continuerai à changer. Donc, je n'essaie jamais de me décrire, de me définir ou de me juger moi-même.
« Lutteur ou acteur ? » Je ne pouvais m'empêcher de rire. Jamais je n'avais voulu devenir un véritable lutteur. La lutte m'était nécessaire sur le plan émotionnel, c'était une manière pour moi de conquérir le chandail frappé du grand L cramoisi. Moi, je voulais être acteur.
Ces écritures intellectuelles sont donc instables, elles restent littéraires dans la mesure où elles sont impuissantes et ne sont politiques que par leur hantise de l'engagement.
J'ai toujours été mystique, je me suis toujours senti en lien avec plus grand que moi, avec quelque chose qui me dépasse : la nature, l'univers ou le divin, je ne sais pas.
Nous faisons merveille quand il s'agit de construire des machines ou bien de vendre. Mais quand il s'agit seulement de parler l'un à l'autre, nous avons peur et tirons nos revolvers.
On tombe ou on monte, cela dépend du caractère. Je reste toujours en colère. Cela continue c'est trop profond.
On nous a souvent dit que l'histoire est indifférente, mais nous avons toujours tendance à considérer sa ladrerie ou sa générosité comme faisant partie d'un plan préétabli ; nous n'écoutons jamais réellement...
Enfin me voilà dehors. Je suis la seule personne, dans le monde où je vis, la seule personne qui sache se lever et partir. Quel orgueil, encore ! Mais c'est comme ça. Partir est un art trop peu connu.
Donnez-moi plus que tout ou donnez-moi moins que rien.
Ce n'est pas aux lecteurs de cet ouvrage que je croirai jamais devoir prouver que les idées gouvernent et bouleversent le monde, ou, en d'autres termes, que tout le mécanisme social repose finalement sur des opinions.
La courbe de la surveillance dépasse celle de la population. Il n'y a pas d'issue. On en est aujourd'hui au point où 10 millions de dollars suffisent à acheter une unité pour stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.
Interdire totalement la parole, c'est atrophier ou annihiler la pensée. Le tabou n'est pas qu'une interdiction de nommer. C'est une interdiction de concevoir qui, si elle est efficace, entraîne l'impossibilité de concevoir.
En quinze minutes, on peut voir si une personne est intelligente, si elle a de la repartie, si on peut lui faire confiance ou si elle est intéressée. Jade a une forme d'indépendance, à la fois intellectuelle et psychologique.
Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours C'est la fenêtre sur la troisième cour C'est le cri des voisines plein les oreilles Et les heures de mauvais sommeil.
Toute écriture, qu'elle le veuille ou non, est politique.
Rappelez-vous que les meilleurs et les plus grands parmi l'humanité sont ceux qui ne se font aucun bien matériel. Tout homme qui réussit est plus ou moins un homme égoïste. Les dévoués échouent.
Dieu ne peut rien savoir, ne veut rien ou ne fait rien sans moi. Avec Dieu, je me suis créé, j'ai créé toutes choses, et ma main tient le ciel, la terre et toutes les créatures de la terre. Sans moi, il n'y a rien.
La femme qui dirigeait l'hôtel était attirante et je semblais lui plaire. Elle me confiait souvent qu'il y avait chez les juifs quelque chose qu'elle ne pouvait supporter ; elle les repérait tout de suite, quels que fussent leur nom ou leur apparence. Ils avaient une odeur particulière.
Ou pas à pas, le long des buissonetz, Allois cherchant les nids des chardonnetz.
C'est peu qu'en un ouvrage où les fautes fourmillentDes traits d'esprit semés de temps en temps pétillent,Il faut que chaque chose soit mise en son lieu;Que le début, la fin répondent au milieu.
Toutes les ambitions sont légitimes, excepté celles qui s'élèvent sur les misères ou les crédulités de l'humanité.
En tant que femme, vous devez choisir entre votre fessier ou votre visage. J'ai choisi mon visage.
Ce que nous appelons immortalité n'est le plus souvent qu'une continuité minimale d'existence en bibliothèque, capable d'être remobilisée par moments, pour cautionner la mode ou l'humeur littéraire du temps.
Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre ; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait se taire ensemble. Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.
Nous savons que, dans l'état actuel de la science, les animaux doivent être considérés comme des machines qu'il s'agit de construire et d'alimenter pour en obtenir des transformations utiles, matières premières ou force motrice.
Où moine passera, moinillon poussera.
Quand nous avons soif, il nous semble que nous pourrions boire tout un océan : c'est la foi. Et quand nous nous mettons à boire, nous buvons un verre ou deux : c'est la science.
Qu'on le veuille ou non, la télévision est le métier du paraître.
A peine peuvent-ils souffrir que l'Eglise soit dans l'éclat où elle est maintenant ; ils voudraient qu'elle fût aussi dépendante des puissances temporelles, aussi pauvre et aussi abjecte qu'elle l'était du temps des premiers Césars.
Sur les eaux rouges de l'Ogooué, la pinasse glissait entre des écorces flottantes : troncs d'arbres, ou caïmans ?
Où il y a place dans le coeur, il y a place au logis.
Dans la maison où l'on n'offre pas à fumer, il n'y a pas de compassion.
Une routine simple a un plus grand impact. Ce n'est pas seulement pour réduire les coûts que nous évitons les hôtels de luxe. Nous n'avons pas besoin de voitures de luxe, de titres somptueux, d'uniformes sur mesure ou d'autres symboles de statut.
Il n'y a pas de génie là où il n'y a pas de simplicité.
Je ne dis pas que l'ambition soit un vice inutile ; elle peut servir à fouetter l'âme. Seulement elle l'épuise. Je ne sache pas de succès qui ne s'achète par un demi-mensonge ; je ne sache pas d'auditeurs qui ne nous forcent à omettre, ou à exagérer quelque chose.