Celui qui paye tous les jours le métro ou le bus ne sera jamais contrôlé. S'il resquille une fois parce qu'il a oublié son argent chez lui, il le sera.
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
Si c'était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins d'être gâteux ou d'ignorer le goût de l'expérience.
Là où il y a une femme, il y a de la magie.
Ce qui compte, en littérature, c'est la mise au jour, ou la recréation, d'une substance psychique nouvelle.
C'est le propre des orgueilleux d'aspirer toujours à la joie et d'éviter la tristesse, selon ce mot : le coeur des insensés est où la joie se trouve.
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train.
Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s'y attend pas.
Ce grand monde, c'est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais.
Si chacun des groupes ethniques, religieux ou linguistiques prétendait au statut d'Etat, la fragmentation n'aurait plus de limite et la paix, la sécurité et le progrès économique pour tous deviendrait toujours plus difficile à assurer.
Un steak surgelé, dans on emballage carton, c'est bien propret. Le sang a été nettoyé, et les cris se sont évaporés dans le secret d'un abattoir où vous ne mettrez jamais les pieds. Mais que celui qui mange un morceau [...] ► Lire la suite
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser.
La domination masculine, qui constitue les femmes en objets symboliques, dont l'être (esse) est un être-perçu (percipi), a pour effet de les placer dans un état permanent d'insécurité corporelle ou, mieux, de dépendance symbolique : elles existent d'abord par et pour le regard des autres, c'est-à-dire en tant qu'objets accueillants, attrayants, disponibles.
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
Po, le jour où tu as été choisi pour être le guerrier dragon, aura été le plus terrible de ma vie. Et de loin ! Rien ne s'en ait approché, cela restera la plus amère, douloureuse, traumatisante expérience que m'aura infligé mon destin !
Le manche de la hache se retourne contre la forêt d'où il vient.
Peu m'importe qu'il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu'il soit un homme, il ne peut rien être de pire.
Il ne faut pas changer, ou alors il faut que le changement soit devenu une habitude.
J'étais né pour rester jeune, et j'ai eu l'avantage de m'en apercevoir, le jour où j'ai cessé de l'être.
Je considère que la dépression est une maladie comme la grippe ou comme les oreillons, et une maladie ne peut pas remettre en cause une philosophie, à plus forte raison une philosophie qui prétend accepter toute la cruauté du monde. [...] ► Lire la suite
On s'est mis à censurer les dessins humoristiques, puis les romans policiers, et naturellement, les films, d'une façon ou d'une autre, sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux, telles revendications [...] ► Lire la suite
Un escalier de ministère est un endroit où des gens qui arrivent en retard croisent des gens qui partent en avance.
Je ne me demande pas où mènent les routes ; c'est pour le trajet que je pars.
L'homme d'action mérite d'être jugé sur ses actes, ou plutôt sur leurs conséquences, qui sont le plus souvent bien différentes de celles qu'il avait prévues.
Avec un bateau, il y a deux moments de bonheur : le jour où on l'achète et le jour où on le revend.
Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien.
Je n'ai jamais vraiment pu rien regretter de ma vie. J'ai toujours été trop absorbé par le moment présent ou l'avenir immédiat pour pouvoir y repenser.
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] ► Lire la suite
Une société basée sur l'argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.
Trop ou trop peu de vin interdit la vérité.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
Le voyage est une passion autant que l'ambition ou l'amour.
L'histoire est comme une chose sacrée, parce qu'elle doit être véritable, et où se trouve la vérité, se trouve Dieu, son unique source.
Ne regarde jamais d'où tu pars, mais fixe le but de toute ta volonté, instinctivement, tu mesureras ton élan à l'effort que tu dois accomplir.
Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.
Les jours où le ciel est gris, le soleil n'a pas disparu à tout jamais.
Il n'y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d'être inférieure à nous-mêmes.
L'espoir est comme le ciel des nuits, il n'est pas de coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
Jadis il fallait craindre de mourir dans le déshonneur, ou dans le péché. Aujourd'hui, il faut craindre de mourir idiot.
On n'estime ici bas que ce qui rapporte ou ce qui délecte ; et de quel profit peut nous être la vertu des femmes !
Qu'il fasse nuageux ou qu'il fasse clair, quarante jours d'hiver nous devons passer.
Je sais vous allez dire « Quoi ? Encore ?! », mais que voulez-vous... je fais ce qu'on pourrait appeler, de l'anxiété chronique. En réalité, j'ai toujours été un peu phobique. Y'a un tas de choses qui me dérange. Comme le ressac des vagues [...] ► Lire la suite
La fumée de chacun sait par où sortir.
Il faut être fou ou bête pour croire que la douleur purifie. Elle avilit l'homme, elle le punit sans raison.
L'émeute qui fini par étrangler ou détrôner un sultan est un acte aussi juridique que ceux par lesquels il disposait la veille des vies et des biens de ses sujets.
Les jours où vous avez attendu votre tour, où vous n'avez humilié personne et où vous n'avez exigé que votre dû ne furent pas des jours perdus.
Sous l'orage, faut-il se soucier de son fardeau quand on en porte un, ou de celui de son compagnon ?