On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde en étant manichéen, «pour» ou «contre».
La vie est une boulevard où certains ne font pas leurs arrêts et où d'autres restent bloqués au carrefour.
Eh bien monsieur l'expert en linguistique, « peace » est un terme qui peut être aussi utilisé en temps qu'interjection, salut, ou fin d'phrases, donc essaies de trouver un autre moyen de passer pour un con, ce que d'ailleurs entre nous, tu réussis à merveille. Peace.
Laissons l'amour de Dieu à nos poèmes et cachons-le sous notre prose : c'est une façon de le respecter que de le chanter ou de le taire.
Je considère que la dépression est une maladie comme la grippe ou comme les oreillons, et une maladie ne peut pas remettre en cause une philosophie, à plus forte raison une philosophie qui prétend accepter toute la cruauté du monde. [...] ► Lire la suite
Là où existe encore quelque chose, là règnent déjà le changement et la contradiction.
Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train.
Paris, point le plus éloigné du Paradis, n'en demeure pas moins le seul endroit où il fasse bon désespérer.
L'amour est une chasse où le chasseur doit se faire poursuivre par le gibier.
Savoir qu'on n'écrit pas pour l'autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j'aime, savoir que l'écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu'elle est précisément là où tu n'es pas - c'est le commencement de l'écriture.
- Tu n'as plus l'air triste. - Et bien... on a le choix entre être heureux ou triste. J'ai choisi d'être heureuse. Et je suis heureuse.
Se marier à un homme divorcé montre que vous êtes "écologiquement" responsable. Dans un monde où il y a plus de femmes que d'hommes, il faut participer au recyclage.
Nous ne permettrons pas au passé de nous entraîner vers le bas et de nous empêcher d'aller de l'avant. Nous comprenons où nous devons aller.
Trop ou trop peu de vin interdit la vérité.
Donner son nom à une rue ou à une route, quel puissant stimulant pour encourager les jeunes gens à bien faire !
Avec un bateau, il y a deux moments de bonheur : le jour où on l'achète et le jour où on le revend.
Où la victoire est impossible, il est vain de combattre.
Ma fille aimerait bien avoir un petit frère ou une petite soeur. Je vais peut-être adopter... Je ne sais pas...
Un escalier de ministère est un endroit où des gens qui arrivent en retard croisent des gens qui partent en avance.
Les sources d'un écrivain, ce sont ses hontes ; celui qui n'en découvre pas en soi, ou s'y dérobe, est voué au plagiat ou à la critique.
Il est utile, quand la femme de ménage entre dans le salon avec le balai, de tenir aussi quelque chose. Ou, à défaut, d'avoir l'air occupé en ne tenant rien.
La mort nous égale tous ; c'est où nous attendons les gens heureux : elle rabat leur joie et leur orgueil, et console par là ceux qui ne sont pas fortunés.
L'histoire est comme une chose sacrée, parce qu'elle doit être véritable, et où se trouve la vérité, se trouve Dieu, son unique source.
Si c'était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins d'être gâteux ou d'ignorer le goût de l'expérience.
Celui qui paye tous les jours le métro ou le bus ne sera jamais contrôlé. S'il resquille une fois parce qu'il a oublié son argent chez lui, il le sera.
C'est le bulletin de vote ou la balle, la liberté ou la mort, la liberté pour tous ou la liberté pour personne.
Jadis il fallait craindre de mourir dans le déshonneur, ou dans le péché. Aujourd'hui, il faut craindre de mourir idiot.
Ce qui compte, en littérature, c'est la mise au jour, ou la recréation, d'une substance psychique nouvelle.
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
- J'ai une question. Réponds-y, et on revient aux regards meurtriers et aux étincelles. Réponds-y bien, et j'oublierais les derniers 145 ans où tu m'as manqué. J'oublierais combien je t'aimais. J'oublierais tout et on pourra recommencer. Ça peut être notre [...] ► Lire la suite
Toute femme mesure le degré de son vieillissement à l'intérêt ou au désintérêt que les hommes manifestent pour son corps.
Le présent est toujours très bref, même si certains croient posséder un passé où ils ont accumulé des choses, et un avenir où ils accumuleront plus encore.
Je ne me demande pas où mènent les routes ; c'est pour le trajet que je pars.
L'homme est de toutes les espèces, celle où l'individu met le plus de temps à se construire : quinze ans pour achever une construction du cerveau et qui restera toute la vie l'objet de réaménagements permanents.
Le voyage est une passion autant que l'ambition ou l'amour.
La paix intérieure vient de n'avoir personne à ses trousses, personne qui vous caricature ou qui vous snobe, ou qui vous méjuge.
Qu'y a-t-il de pénible à retourner d'où l'on vient ? Il vivra mal celui qui ne saura pas mourir.
L'espoir est comme le ciel des nuits, il n'est pas de coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile.
Il n'y a pas de honte à perdre ou à échouer. La honte, la seule qui puisse nous faire honte est d'être inférieure à nous-mêmes.
Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.
Il faut être fou ou bête pour croire que la douleur purifie. Elle avilit l'homme, elle le punit sans raison.
Là où il y a une femme, il y a de la magie.
Po, le jour où tu as été choisi pour être le guerrier dragon, aura été le plus terrible de ma vie. Et de loin ! Rien ne s'en ait approché, cela restera la plus amère, douloureuse, traumatisante expérience que m'aura infligé mon destin !
- Ma priorité est que Iron Man soit remit au plus vite au peuple des États-Unis d'Amérique. - Et bien vous pouvez oublier ça. Je suis Iron Man. Il ne fait qu'un avec moi. Vous le remettre reviendrait à me [...] ► Lire la suite
Je sais vous allez dire « Quoi ? Encore ?! », mais que voulez-vous... je fais ce qu'on pourrait appeler, de l'anxiété chronique. En réalité, j'ai toujours été un peu phobique. Y'a un tas de choses qui me dérange. Comme le ressac des vagues [...] ► Lire la suite
On est très loin de comprendre ce que c'est d'être aveugle, quand on ferme les yeux. Sous notre monde des cieux, des visages et des édifices, il en existe un autre, plus brut et plus ancestral, un espace où les [...] ► Lire la suite
Peu m'importe qu'il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu'il soit un homme, il ne peut rien être de pire.
Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible.
On s'est mis à censurer les dessins humoristiques, puis les romans policiers, et naturellement, les films, d'une façon ou d'une autre, sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux, telles revendications [...] ► Lire la suite
L'homme est une prison où l'âme reste libre.