Si l'on se montre parfois froid ou brusque, c'est simplement parce que je cherche le meilleur.
Il n'y a pas de littérature érotique. Ou plus précisément [...] toute littérature peut être considérée comme érotique. [...] Et oui, la vérité est là... il n'y a de littérature érotique que dans l'esprit de l'érotomane.
On ne peut pas forcer les gens à aller au cinéma ! Ou alors, on change de régime...
On ne peut pas tout avoir. Et puis d'abord où le mettrait-on ?
Ne vient-il pas un temps dans la vie où le devoir est le plaisir plutôt que le plaisir un devoir...
Mon existence est une campagne triste où il pleut toujours.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. L'oubli et le silence sont la punition qu'on inflige à ce qu'on a trouvé laid ou commun, dans la promenade à travers la vie.
Qu'il soit poète, artiste, musicien, physicien ou mathématicien, le génie ne se résume pas. Il est lui-même un résumé, un raccourci, une voie que personne n'avait osé emprunter avant lui.
Là où l'on brûle des livres, on finira par brûler des hommes.
Maitre, Maitre, faites attention où vous allez. À vouloir trop longtemps jouer les rebelles, on finit dans la peau d'un autocrate.
Si vous consacrez votre coeur à votre travail ou à toute entreprise digne de ce nom, vous pouvez réaliser des rêves que d'autres pourraient penser impossibles.
Son meilleur ami c'est d'abord soi-même. Mes rêves traversent les nuits, s'étendent sur mes plaines. Près des montagnes de soucis où je vide ma haine j'essaye d'croire en la vie mais j'y arrive à peine.
Ou vous effacez ou vous êtes le seul à être effacé.
Tous les intégrismes, qu'ils soient religieux ou politiques, commencent par un livre. Ils prendront fin lorsqu'on écrira beaucoup plus de livres.
Salon de l'agriculture : il existe une relation historique très profonde entre les français et les agriculteurs où chaque visiteur arrive avec sa représentation de l'agriculture.
Le pouvoir est un but où presque toujours on arrive plus vite à plat ventre que debout.
C'est faire en homme sage de ne parler jamais en superlatifs, car cette manière de parler blesse toujours, ou la vérité, ou la prudence.
Etre amoureux, c'est voir dans celui ou dans celle qui vous aime ce qu'on y souhaite, et non pas ce qu'on y trouve.
La mode est la plus excellente des farces, celle où personne ne rit car tout le monde y joue.
La solitude est utile. Il faut parfois ne parler qu'avec soi-même. On entend alors de dures vérités ou d'agréables mensonges selon qu'on s'analyse ou qu'on s'imagine.
Un Dieu ne devient dieu qu'au moment où il devient forme. C'est vrai. Mais il est vrai aussi, qu'au moment il devient forme, il commence de mourir.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
Tout est impondérable dans les régions spirituelles où s'aventure l'artiste, mais il y règne un ordre plus vrai que celui du contrôleur des poids et mesures.
La seule justification du péché c'est qu'il fait du bien par où il passe.
Celui qui connaît la destinée des choses qu'il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu'il soit l'un ou l'autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.
Un fanatique ne lache jamais son arme, qu'elle soit chargée ou non.
La mort, c'est le début de l'extase où l'âme ravie entrevoit la vision béatifique.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Je crois que nous sommes ici sur la planète Terre pour vivre, grandir et faire ce que nous pouvons pour faire de ce monde un meilleur endroit où tous puissent jouir de la liberté.
Il y a deux époques dans la vie d'un écrivain : la première, où il parle de lui, et la seconde, où il parle de lui-même.
Toutes les nations ont des raisons présentes, ou passées, ou futures de se croire incomparables. Et d'ailleurs, elles le sont.
Si tu as été aimé, si tu as donné du bonheur ou de l'espérance, il se trouvera forcément quelqu'un, au jour de ta mort, pour te fermer les yeux, quelqu'un pour rassembler tes amis, organiser une veillée et t'entourer de tes souvenirs les plus chers.
Il n'y a pas de bons ou de mauvais juges, il n'y a que des juges médiocres ou prestigieux.
Le théâtre demeure un des rares espaces où il est encore possible de réfléchir devant et avec les autres.
La volupté, à son comble, participe de l'anonymat. C'est quelque chose noire et sans limite, où s'efface le nom de l'amant, comme dans l'ivresse le cru du vin.
L'hymen est une affaire où plus l'homme est prudent, plus il est empêché.
La radio et la télé resteront toujours, avec ou sans image, de la parole alternée avec de la musique, des mots et des notes, rien de plus.
Faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal.
C'est pas le tout d'avoir des bagages, encore faut-il savoir où les poser.
La liberté est un avantage pour ceux qui savent où ils vont ...
Assurément les sentiments aussi vieillissent ; il est des modes jusque dans la façon de souffrir ou d'aimer.
Rappelez-vous que la liberté n'est belle que dans la mesure où l'on en fait bon usage.
Si un homme possède une épicerie ou une librairie et qu'il tombe malade, il peut prendre quelqu'un pour le remplacer. Si un acteur est malade, il cesse aussitôt de gagner de l'argent au moment où il en a le plus besoin.
Etre de gauche ou être de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile ; toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale.
Soyez résolu à ne plus servir [ le tyran ], et vous voilà libre. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l'ébranliez, mais seulement que vous ne le souteniez plus ; alors, vous le verrez, tel un grand [...] ► Lire la suite
Les relations sont comme la drogue. Ils vous tuent ou vous donnent le meilleur sentiment de votre vie.
Je crois qu'il faut vivre dans le présent et faire en sorte que chaque jour compte. Je ne prête pas beaucoup d'attention au passé ou au futur.
Là où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes.