Les hommes politiques finissent toujours par se convaincre plus ou moins de ce qu'ils veulent faire croire à leurs électeurs.
Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent.
Une société qui interdit à outrance pour protéger chacun contre soi est une société qui n'a pas une grande idée de l'homme et qui tôt ou tard se demandera s'il ne faut pas penser à sa place.
Je serais assez porté à croire que l'humour est, inconsciemment, une façon d'échapper à la réflexion métaphysique.
Le problème avec un système purement collectif est non seulement qu'il nécessite une croissance économique, et le bon type de tendances démographiques, mais qu'il empêche les gens de penser à leur avenir de manière responsable.
Dans l'amitié, gardez à jamais la noble candeur des belles âmes. On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent, mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Le sexagénaire, s'il faut en croire le langage, serait-il enfin arrivé à l'âge du sexe ?
La politique, si vous vous avisez de penser à ceux qui vous la servent, il y a de quoi se lever de table et faire voeu de ne plus manger que des oeufs à la coque.
Trop nombreux sont ceux parmi nous qui trouvent des prétextes pour fuir la race noire parce que nous sommes amenés à croire que notre race n'a aucune valeur - qu'elle n'a jamais rien accompli. Laches que nous sommes ! C'est [...] â–º Lire la suite
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
Il faut bien souvent, pour servir ses amis, ne croire pas toujours ce qu'ils disent, et ne faire pas toujours ce qu'ils veulent.
Pardonner, gracier est un acte de foi et d'espoir, un pari sur le repentir et donc sur le progrès de l'homme.
C'est déjà être malade que de se croire malade.
L'art de lire, c'est l'art de penser avec un peu d'aide.
La leçon des faits n'instruit pas l'homme prisonnier d'une croyance ou d'une formule.
La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire.
Il n'est pire misère, parce qu'on veut faire le bonheur d'un peuple, que de croire en lui.
La publicité est l'art de convaincre les gens de dépenser de l'argent qu'ils n'ont pas pour quelque chose dont ils n'ont pas besoin.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
Il y a plus de foi dans un doute honnête que dans la moitié des dogmes.
Ce qui me fait parfois penser que les émotions religieuses n'ont pas plus de raison d'être que les autres, c'est qu'elles n'offrent pas plus de résistance au temps.
Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.
Tout dogme est ridicule, funeste ; toute contrainte sur le dogme est abominable. Ordonner de croire est absurde.
Nous savons que notre travail est réellement un instrument et une fin. Une grande découverte est une oeuvre d'art, et nous croyons d'une foi impérieuse et inébranlable que la science est bonne en soi. Elle est aussi un instrument pour [...] â–º Lire la suite
On n'a pas trop de soi pour penser à soi.
Je n'essaie pas de convaincre quelqu'un de quoi que ce soit. Je veux juste (le public) avoir une expérience qui les déplace.
- Alors t'es photographe ? - Correspondant de guerre je couvre les combats. - Et t'en as vu beaucoup des combats ? - Ouais j'en ai vu quelque uns... à la télé !! - T'es un p'tit comique ? - Ben on m'appelle guignol. [...] â–º Lire la suite
Dans la condition où se trouve l'homme, Dieu se contente d'exiger de lui qu'il cherche la vérité le plus soigneusement qu'il pourra et que, croyant l'avoir trouvée, il l'aime et y règle sa vie.
Un état bien dangereux : croire comprendre.
Il lui était déjà arrivé tant de choses extraordinaires, qu'Alice commençait à croire qu'il n'y avait guère d'impossibles.