J'aime mieux être fouetté par le rabbin d'Alger que faire souffrir une femme ou un enfant juif.
Mon grand-père était complètement miro. Il a été chez l'opticien, et il arrivait même pas à voir le mur où les lettres étaient écrites. L'opticien lui a dit : « c'est pas des lunettes qui vous faut, c'est un chien. »
Je vais bientôt avoir 50 ans et j'ai toujours plus ou moins eu quelqu'un pour m'épauler. Les choses sont différentes désormais.
On ne devient pas geisha pour s'épanouir ou se réaliser. Si on fait ce métier avant tout, c'est parce qu'on n'a pas le choix.
Le coeur des hommes est une bibliothèque où s'alignent les romans tragiques, les idylles, les livres gais et aussi quelques livres légers : une bibliothèque rangée sans ordre apparent, mais complète.
Il nous est difficile de parler de bêtise, sachant bien qu'on est, ou deviendra, toujours l'imbécile de quelqu'un.
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?
Quand les combles sont en feu, il ne sert plus à rien de prier ou de récurer le plancher. Il est néanmoins plus pratique de prier.
Il y a une façon nerveuse, et une façon langoureuse, de faire de la politique, comme de faire l'amour. La rencontre des deux donne les plus beaux effets, ou les plus beaux enfants.
La Bible est un livre si diversifié que les enthousiastes et les fourbes peuvent y puiser tous les matériaux nécessaires pour appuyer leurs extravagances ou leurs projets dangereux...
Où le cadavre est, là les vautours s'assemblent.
A cause d'où je viens, je n'ai jamais pensé que je verrais dans ma vie un candidat noir candidat à la présidence.
J'admire la gentillesse qui a pour origine la gentillesse ou l'amour.
La foi transporte les montagnes. C'est vrai. La raison les laisse où elles sont. C'est mieux.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
On dédaigne volontiers un but qu'on n'a pas réussi à atteindre, ou qu'on a atteint définitivement.
Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.
Un vrai livre se termine là où il doit commencer.
La littérature est l'un des derniers lieux où l'on peut se permettre de n'être contemporain que de l'homme.
Au moment où vous arrêterez de vous inquiéter de ce qui va se passer, vous commencerez à profiter de ce qui se passe.
Le leadership ce n'est pas faire des discours, être aimé ou avoir un rôle symbolique, c'est la capacité à l'atteindre objectif.
Pendant les moments très difficiles de ma vie où je commence à me demander pourquoi je me bats avec quelque chose, je me tourne souvent vers les livres pour mieux me comprendre.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Notons que le cinéma est la seule activité humaine où d'abord on réalise, ensuite on projette.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.
Je pense que tout le monde est bizarre. Nous devrions tous célébrer notre individualité et ne pas en être embarrassé ou honteux
- Vous êtes un génie ou quelque chose comme ça ? - Je ne crois pas que l'intelligence puisse être quantifiée avec exactitude, mais j'ai en effet un QI de 187 et une mémoire eidétique et je sais lire 20 000 mots par minute... Oui, je suis un génie.
Le poème n'est jamais temps présent. Il n'est que passé ou futur, souvenir, attente.
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
Le pessimiste, c'est : 2+2=4. L'optimiste, c'est : 2+2=5. Cet univers où nous sommes est un univers pessimiste.
Le moment où l'on manque à ses faux amis le plus, c'est quand on est à court d'écus.
Quand j'marche dans Paris toute la nuit, j'ai mal de voir le monde dans lequel on vit, où est l'enfer, où le paradis ?
Je suis assez nostalgique de l'époque où j'ai commencé en France car il y avait cette espèce de candeur et d'amour véritable pour la musique.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
Voilà où je reconnais la prospérité d'un ami : il n'a plus de mémoire.
Il est difficile de chasser Dieu tout à fait. Toujours il revient humblement déguisé sous un nom ou sous un autre, et sous le nom que nous avons choisi, il se fait aimer sans qu'on le sache.
Il semble bien difficile de vivre, parce qu'avec ou sans amour, le premier problème de l'homme demeure l'amour.
Tôt ou tard arrive ce jour où il nous faut maudire la résignation, car la résignation est un des nombreux noms d'emprunt du péché.
Non, la guerre n'est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d'où sa fécondité nulle.
Les ténèbres sont les mêmes pour tous, et personne ne sait où il va aborder.
Il y a, chez l'enfant qui naît, un impact de l'inconscient de ses parents sur celui de l'embryon au moment de sa conception, ou qui marque le foetus au cours de sa gestation.
Il n'y a pas de nation aussi puissante que celle qui obéit à ses lois non pas par des principes de peur ou de raison, mais par passion.
Quand je commence un film, j'ai toujours très peur parce que je ne sais jamais si je vais pouvoir faire un bon travail ou un très mauvais travail.
On ne réalise vraiment qu'une femme contient de la dynamite que le jour où on la laisse tomber.
J'ai parcouru le monde sans, hélas, trouver ville ni pays Où l'on vendit la chance au bazar.
Qu'est le plus beau ? Le mouvement du félin ou son calme ?
Chaque fois que tu allumeras une cigarette, médite. Ou bien tu fumeras moins, ou bien tu vas beaucoup méditer.
Quand un ami vous prend une maîtresse, il ne faut pas se brouiller complètement avec lui, afin de le connaître encore à l'époque où on lui en sera reconnaissant.
Les passions que construit l'acteur avec son corps et sa voix évoquent l'extase de la transe ou de la possession.
Il y a un moment dans la peinture où le peintre sait que son tableau est fini. Pourquoi, il ne saurait le dire, simplement reconnaître son incapacité soudaine à y modifier quoi que ce soit.