Les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu.
La solitude est comme le feu : on s'approche et l'on se réchauffe ; on s'approche un peu plus et l'on se brûle.
Les écrivains ont mis la langue en liberté.
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
La nostalgie est ma plaie ouverte et je ne peux m'empêcher d'y fourrer ma plume. L'absence me culpabilise, le blues me mine, la solitude lèche mes joues de sa longue langue glacée qui me fait don de ses mots.
La vieillesse est une langue étrangère qu'il faut apprendre à un âge où le cerveau n'est plus guère disposé à acquérir de nouvelles connaissances.
La langue est le ciment des actes ; non seulement elle les rend explicites, mais elle en conserve l'empreinte.
Ma langue dira la colère de mon coeur, ou bien mon coeur la cachant se brisera.
Sage est le juge qui écoute et qui tard juge.
Ceux qui flattent le roi, l'abusent, car la flatterie est le soufflet qui fait monter la flamme du péché.
Il lui fallut un bon quart d'heure pour se retrouver vraiment à proximité des flammes, et il resta là à les observer depuis le couvert. Ce frémissement, la conjugaison du blanc et du rouge... c'était un feu étrange parce qu'il prenait pour lui une signification différente.Il ne brûlait pas ; il réchauffait !
La pluie donne des roses, le feu engendre des cendres.
Ma famille, franchement, ce n'étaient pas des gens qui allaient à l'église chaque semaine. Ma mère était l'une des personnes les plus spirituelles que je connaisse, mais elle ne m'a pas élevé dans l'église, alors je suis venu à ma [...] â–º Lire la suite
La Marseillaise est le chant qui fait bouillir le sang dans les veines, qu'on chante avec des pleurs et du feu dans les yeux, avec un coeur bravant la mort.
Dès qu'elle est proférée, la langue entre au service d'un pouvoir.
Notre langue ne devrait être employée qu'à prier, notre coeur qu'à aimer, nos yeux qu'à pleurer.
La poésie est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une certaine manière d'employer la leur.
Si la question est donc « Est-il trop tard pour que tout aille bien ? », la réponse est évidemment oui ! Il n'y a aucun doute là-dessus. Mais si la question est « Est-il trop tard pour que la vie perdure ? », la réponse est évidemment non.
L'expression la plus triste de la langue française : «A quoi bon ?».
Un problème devient trop encombrant ? Hop, dans la chaudière.Tu es devenu encombrant, Montag. Et le feu va soulager mes épaules de ton poids vite fait, bien fait ; pas de pourrissement à craindre. C'est ça le feu : antiseptique, esthétique, pratique.
Tout le monde le sait bien qu'il n'y a pas de racisme mais des racismes : racisme anti-pauvre, racisme anti-jeune, racisme anti-femme, racisme anti-arabe... Alors, si vous êtes une "pauvre jeune femme arabe !"...
Un feu bientôt allumé ne s'éteint pas si tôt.
La politesse est sage : la grossièreté, par conséquent, stupide. Se faire, sans nécessité et avec intention, des ennemis en commettant des impolitesses, c'est de la frénésie, tout comme de mettre le feu à sa maison.
La parole, les mots, la langue sont fixés par une convention et un accord humains.
Le français est devenu une langue provinciale. Les indigènes s'en accommodent. Le métèque, seul, en est inconsolable. Lui seul prend le deuil de la nuance.
L'amour est une lumière venue du ciel, une étincelle du feu immortel que les anges partagent.
L'histoire ne dit jamais vraiment "au revoir". L'histoire dit "à plus tard "!
Il avait dû renoncer à jouer au football parce que, dan le feu de l'action, les joueurs le prenaient parfois pour le ballon, ce qui n'était pas sans lui causer des contusions désagréables.
La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
La langue est un instrument dont il ne faut pas faire crier les ressorts.
La fibre la plus coriace doit s'amollir dans le feu de l'amour. Si elle ne fond pas, c'est que le feu n'est pas assez fort.