La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland.
Les moeurs et les manières sont des usages que les lois n'ont point établis, ou n'ont pu, ou n'ont pas voulu établir.
Il faut apprendre et réapprendre toujours. Si tu t'arrêtes, c'est l'engourdissement progressif de ton cerveau ; la vie quitte peu à peu ton intelligence et tu deviens alors un être sans âme avec nulle part où aller.
Dans un monde où les croyances religieuses s'effritent, où les idéologies négligent la recherche de l'absolu, la psychanalyse remplace peut-être la quête du Graal.
Je n'ai jamais entendu dire que quelqu'un ait eu des résultats sans étudier ou atteint la réalisation sans pratiquer.
L'affection, est-ce de l'amour qu'on s'accorde ou une maladie qui se déclare ?
Tant que les gens utilisent des tactiques pour opprimer ou empêcher d'autres personnes d'être libres, il y a du travail à faire.
Pluvieux ou plus vieux, le soleil arrange tout.
L'amour est comme une brique. Vous pouvez l'utiliser pour construire une maison ou pour couler un cadavre.
Tout homme qui a une conviction, quelle qu'elle soit, a un dieu ; que dis-je, il croit en Dieu. Car toute conviction postule l'absolu ou y supplée.
Où reste le destin, quand cinq mille individus naissent au même endroit et au même moment ?
L'ami est rare, en soi. C'est plutôt une figure abstraite, une projection imaginaire ou une mythologie adaptée tant bien que mal à la vie ordinaire. L'ami n'existe pas, en fait, c'est un nom commode donné à quelques-uns.
Si quelqu'un vous fait du mal, tuez-le ou, en ne réagissant pas, faites-le mijoter dans sa hargne.
L'ordinateur ne peut que restituer, sous une forme plus ou moins élaborée, les concepts que le chercheur y a introduits. Il est incapable de faire preuve d'intuition, démarche subtile encore mal comprise qui seule peut conduire à la découverte.
Quand une jolie fille vous regarde, il y a deux possibilités : ou bien c'est une allumeuse et vous êtes en danger ; ou bien ce n'est pas une allumeuse et vous êtes encore plus en danger.
Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.
Une erreur ne peut jamais devenir vraie, peu importe le nombre de fois où vous la répétez. La vérité ne peut jamais être fausse, même si personne ne l'entend.
Je me souviens dans "Law of Desire", où j'ai joué un homosexuel, que les gens étaient plus fâchés que j'ai embrassé un homme sur la bouche que j'ai tué un homme. Il est intéressant de voir comment les gens peuvent [...] ► Lire la suite
Où la joie a le plus de rires, la douleur a le plus de larmes.
Tout le mal de ce monde vient de ce qu'on n'est pas assez bon ou pas assez pervers.
Où habite Dieu ? Dieu habite où on le fait entrer.
Le concept même du mariage est une aberration. Il est impossible que ça marche, sauf dans le cas où il s'agit de deux hommes aimant tous deux le base-ball et ayant des revenus séparés.
L'Art est sexuel ou n'est pas... L'Art est consolateur ou n'est pas.
Un couple, c'est fait de trahisons multiples. Mais un homme ou une femme seuls aussi.
Les Français, où qu'ils le cherchent, ont besoin de merveilleux.
Les hommes à barbe doivent-ils ou non porter une cravate, puisqu'on ne la voit pas ?
L'existence n'est qu'une succession de souffrances, plus ou moins aiguës, tempérées de moments de bonheur, qui ne finissent qu'avec le dernier souffle.
D'une manière ou d'une autre, la timidité n'est que l'effet d'un sentiment d'infériorité.
Rien ne flatte les gens davantage que l'intérêt que l'on prend ou semble prendre à leurs propos.
Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.
Trente, trente-cinq ans, c'est l'âge où une femme peut faire les pires folies.
On pleure infiniment plus en son coeur que dans les yeux ou sur les joues. Les larmes du dedans rongent. Les autres, paraît-il, soulagent plutôt qu'elles ne rongent.
Qu'est-ce que la lâcheté ? Il y a peut-être la conscience du prix que chaque individu paie à la mort, avec plus ou moins de noblesse.
Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent.
Entre à la nuit sans rivagesSi tu n'es toi qu'en passantL'oubli rendra ton visageAu coeur d'où rien n'est absent
Et les animaux,tu sais, Madame, ce n'est pas comme nous. Ils ne mordent jamais la main qui les nourrit ou qui les caresse.
Quand le discours d'une personne est plein de colère, c'est parce qu'il ou elle souffre profondément.
Mes voyages m'ont conduit là où je suis aujourd'hui. Parfois, ces étapes ont été douloureuses, difficiles, mais m'ont conduit à plus de bonheur et d'opportunités.
Le blond, il a pas lui, la feuille de salade coincée entre les dents. Non, il a un système autorotatif ou je sais pas quoi ce qu'il a dans la bouche.
Ce qui est merveilleux dans l'esprit Charlie Hebdo est la grande puissance du dessin de presse, où en trois coups de crayon, des personnes arrivent à faire comprendre des idées complexes.
Douces ou amères, les larmes soulagent toujours.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Il n'y a que d'immortels principes, puisque, du jour où un principe meurt, on s'aperçoit que ce n'était qu'un paradoxe.
En France, le système, c'est un peu comme les curés, les blondes ou les campagnes de Creuse ou de Corrèze, ça appelle la caricature.
Un acteur cherche la reconnaissance, qu'elle soit sous forme de récompense ou de sollicitation.
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Voilà où en est arrivée la bourgeoisie française, cinq ans après la défaite de Hitler ! Et c'est en cela précisément que réside son châtiment historique : d'être condamnée, y revenant comme par vice, à remâcher le vomi de Hitler.
Qui fait l'éloge de la mariée ? - Sa tante ou sa mère.