Tous les hommes qui ont du pouvoir ou une très grosse fortune attirent les femmes.
Apprécier esthétiquement quelqu'un ou quelque chose, est ce que cela ne signifie pas aussi, paradoxalement, s'en détacher, s'en éloigner, s'en écarter ?
Un peuple qui ne sait pas où il va est sûr d'y arriver dans un état exécrable.
Avoir une idée originale, c'est se souvenir de quelque chose qu'on a entendu quelque part et avoir oublié où.
Les moeurs et les manières sont des usages que les lois n'ont point établis, ou n'ont pu, ou n'ont pas voulu établir.
Il n'y a que d'immortels principes, puisque, du jour où un principe meurt, on s'aperçoit que ce n'était qu'un paradoxe.
Il suffit parfois d'un mot, d'un regard, pour éviter l'irréparable. Ou le provoquer.
Dans la solitude où j'entrai, les mesures de ce monde, si elles subsistent, c'est pour maintenir en nous un sentiment vertigineux de démesure : cette solitude, c'est Dieu.
Où il n'y a pas de braves, les voleurs ouvrent la palissade.
Où le cadavre est, là les vautours s'assemblent.
La cité idéale est celle où tout est école.
Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement cesse, et la pitié même s'affaiblit.
Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d'une prostituée, il est bon de dire, à l'un comme à l'autre, qu'ils font le même métier.
On n'est pas tombé d'accord encore si le génie est la perfection de ce qui va mourir, ou la singularité de ce qui va naître.
Mes chers amis, je m'en vais ou je m'en vas, car l'un et l'autre se dit ou se disent.
Qui écrirait tout ce que disent quinze ou vingt femmes ensemble, ferait le plus mauvais livre du monde.
Au moment où nous concevons le concevable, il commence à résonner en nous et devient inconcevable.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Il n'y a que du naturel dans ce monde. Ou si vous voulez, et c'est pareil : il n'y a que des miracles dans ce monde.
Ca fonctionne comment, au juste ? Nous menons notre vie, ou bien c'est la vie qui nous pousse ?
Rien ne sert de courir si on ne sait où se cacher.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
Les mots sont comme les glands... Chacun d'eux ne donne pas un chêne, mais si vous en plantez un nombre suffisant, vous obtiendrez sûrement un chêne tôt ou tard.
Que ce soit la révolution ou la paëlla, rien de ce qui est espagnol n'est simple.
Pluvieux ou plus vieux, le soleil arrange tout.
On ne devient pas un auteur dramatique, on l'est tout de suite ou jamais, comme on est blond ou brun, sans le vouloir.
Dans trois ans, tous les produits fabriqués par mon entreprise seront obsolètes. La seule question est de savoir si nous allons les rendre obsolètes ou si quelqu'un d'autre le fera.
Je m'amuse comme un gamin dans la rue. Le jour où je ne m'amuserai plus, j'arrêterai le football.
La France est en fermentation ; donnera-t-elle du vinaigre ou du vin, on l'ignore encore.
Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle.
Ce n'est jamais le même homme qu'on arrête, et puis qu'on juge, et puis qu'on tue ou qu'on libère.
Le danger avec l'affaire Strauss-Kahn, c'est qu'on associe l'affaire du Coral, où un enfant de sept ans est violé et tué, avec Gabriel Matzneff, qui a des histoires avec des jeunes femmes de 14, 15,16 ans. La pédophilie, c'est la pédophilie, le goût des femmes, c'est le goût des femmes.
La liberté n'est possible que dans un pays où le droit l'emporte sur les passions.
On ne tombe jamais que du côté où l'on penche.
Faire de la politique, ce n'est pas se contenter d'ouvrir le guichet des demandes et des supplications plus ou moins menaçantes.
Le temps n'est pas la limitation de l'être mais sa relation avec l'infini. La mort n'est pas anéantissement mais question nécessaire pour que cette relation avec l'infini ou temps se produise.
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
Il est un âge ou l'on enseigne ce que l'on sait : mais il en vient ensuite un autre où l'on enseigne ce qu'on ne sait pas: cela s'appelle chercher. Vient peut-être maintenant l'âge d'une autre expérience : celle de désapprendre.
Assis ou debout, le crapaud est toujours le même.
Quand la famille vole en éclat, on peut compter sur ses amis pour sortir du bourbier. Ou s'y enfoncer. Mais, attention, quand la nuit tombe, les masques tombent aussi. Tout peut arriver et tout est permis, jusqu'au lendemain matin.
C'est faire en homme sage de ne parler jamais en superlatifs, car cette manière de parler blesse toujours, ou la vérité, ou la prudence.
On naît amant comme on naît musicien, peintre ou poète.
L'érudition est dans beaucoup de cas une forme mal déguisée de la paresse spirituelle, ou un opium pour endormir les inquiétudes intimes de l'esprit.
C'est en faisant bien l'homme, ou la femme, qu'on aide l'humanité à se faire.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Dans l'adolescence, on aime les autres femmes parce qu'elles ressemblent plus ou moins à la première ; plus tard, on les aime parce qu'elles diffèrent entre elles.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
Sera heureux celui ou celle pour qui tout est très important et, en même temps, sans aucune importance.
Que vous réussissiez ou non, peu importe. C'est la vie qui compte.
Le droit doit-il s'arrêter où le devoir commence ?