La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien.
Là ou Dieu a un temple, le diable aura une chapelle.
La mort (ou son allusion) rend les hommes précieux et pathétiques.
Dès qu'on entre en politique, on ne sait pas où on met les pieds et l'on risque de perdre la tête.
Tous les tableaux devraient être de la même taille et de la même couleur de sorte qu'ils seraient interchangeables et que personne n'aurait le sentiment d'en avoir un bon ou un mauvais.
L'auteur est condamné au succès ou à un deuxième métier.
Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu'elles puissent comparer, il y auraient beaucoup plus de femmes fidèles.
Mais que sert le mérite où manque la fortune ?
Les grandes civilisations artistiques furent des civilisations où l'inutile était nécessaire. Dans la civilisation d'aujourd'hui, l'inutile est devenu inutile.
Celui qui dit qu'il a faim et ne mange pas quand on lui donne à manger a déjà mangé ou va manger après.
Là où commence le caractère dégradant de l'intrigue, c'est quand on fait la cour à ceux que l'on méprise.
Que j'aime ces peuples jeunes et noirs qui n'ont jamais eu l'indécence ni l'indiscrétion de nous envoyer des religieux nègres ou chinois pour nous convertir à leur dieux.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château ; il est toujours le même, qu'ils s'adressent au sauvage ou au sage, au chef ou au roi.
Je crois que chacun de nous, peu importe notre âge, nos antécédents ou notre parcours de vie, chacun de nous a quelque chose à apporter à la vie de cette nation.
Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d'une prostituée, il est bon de dire, à l'un comme à l'autre, qu'ils font le même métier.
On ne se dérobe pas à l'amour impunément. On est toujours rattrapé, où qu'on se cache.
L'opinion publique absout le talent, la beauté et la richesse. C'est un critérium plus ou moins sûr.
Rien ne sert de courir si on ne sait où se cacher.
Les chaussures sont le miroir de ce que vous voulez, de ce que vous êtes ou de ce qui vous manque.
On apprend plus par ce que les gens disent entre eux ou par ce qu'ils sous-entendent, qu'on pourrait le faire en posant bien des questions.
La charité n'est une vertu que dans la mesure où elle est sacrifice.
Je préfère croire que le doigt de Dieu ne pointe pas sur nous pour menacer, mais bien plutôt pour nous rappeler - en cas d'oubli - où se niche notre coeur.
L'animosité, l'intolérance, le fanatisme ne favorisent jamais entre elles la bonne entente. Partout où vivent côte à côte des races différentes, la plus faible est vouée à l'oppression de la plus forte, conquérante ou usurpatrice.
Celui qui nomme un lieu se l'approprie, il le possède pour toujours ou pour aussi longtemps que le nom reste.
La bêtise ne dépasse jamais les bornes, où qu'elle pose le pied, là est son territoire.
Et si vous vous aimez, gagnez sur vous ce point De vous donner entière, ou ne vous donnez point.
On n'est pas homme ou femme autrement que par rapport à l'autre sexe.
Il suffit parfois d'un mot, d'un regard, pour éviter l'irréparable. Ou le provoquer.
Le bonheur ne m'a guère souri sur cette terre.Où vais-je ? Je cherche dans ces montagnesLe silence, la paix du coeur. C'est ma patrie,Je n'errerai plus jamais loin d'elle.Les cimes de partout redeviennent bleues,Vais-je te dire adieu ? Non, qu'à jamais,A jamais bruisse l'eau, refleurisse l'herbe !
Assis ou debout, le crapaud est toujours le même.
Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement cesse, et la pitié même s'affaiblit.
A quoi bon l'amour ou l'amitié si personne ne le dit, si personne ne le sait ?
Toute la vie n'est qu'une série d'échéances bonnes ou mauvaises.
Ce n'est jamais le même homme qu'on arrête, et puis qu'on juge, et puis qu'on tue ou qu'on libère.
L'important a toujours été le message, les mots, ce que tu as à dire [...] en Somalie, il ne faut pas forcément être un bon chanteur, ou avoir un bon son, mais il faut avoir quelque chose à dire. Voilà ce qu'est un bon musicien en Somalie.
Un imbécile nommé M..., que je n'y avais pas vu depuis longtemps, y était en toilette exacte et ganté hermétiquement. Il a l'air de se croire beau ou intéressant pour le sexe ; cela lui impose la tenue. Je ne [...] ► Lire la suite
Il y a des moments où vous grandissez grâce à des expériences, mais parfois il y a un point de rendement décroissant en termes de croissance.
Où le cadavre est, là les vautours s'assemblent.
- De toute façon, qu'on l'ait ou qu'on l'ait pas cette saloperie de Bac, dans 20 ans, on sera grosse avec 3 gamins casses couilles... Et on sera cocufiées jusqu'à la moelle... - Mais attends ne soit pas si pessimiste ! Si ça se trouve on est stérile !
Le théâtre est un grand tableau noir où la craie sert d'éponge et l'éponge de craie.
Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre.
L'asile d'aliénés : un lieu où l'on crée les fous.
Une société n'offrant comme perspective qu'une compétition sans merci où les soi-disants meilleurs gagnent en écrasant les plus faibles et les moins combatifs ne me semble pas porter l'espoir d'un avenir particulièrement radieux.
J'ai compris très jeune qu'une vie où on ne tente pas de réaliser tout son potentiel, parce qu'on passe son temps à hésiter, à avoir peur ou à refuser les expériences, est une vie gâchée.
Dès que tu as envie de faire quelque chose ou même de dire quelque chose, cette sincérité peut être prise comme de l'arrogance.
Les secrets sont des piments sur le bout de la langue. Tôt ou tard ils mettent la bouche en feu.
Ce moment privilégié où la conscience d'être prime celle du corps.
Noircir du papier et rapporter ce que font ou accomplissent les autres. Le métier de journaliste, c'est cela en somme.