Je m'interdis de manger quoique ce soit qui marche, court, saute, sautille ou rampe. Dieu sait que parfois j'ai rampé et je suis heureux qu'on ne m'ait jamais mangé.
Seule la marge d'erreur ou d'ignorance qui se glisse dans l'évaluation de deux individus l'un par l'autre détermine vraiment la marge d'absence qui s'établit entre eux.
A égalité d'esprit et de lumière, l'homme né riche ne doit jamais connaître, aussi bien que le pauvre, la nature, le coeur humain et la société. C'est que dans le moment où l'autre plaçait une jouissance, l'autre se consolait par une réflexion.
Lumière pure, lumière pour elle-même, et pour ce vide en soi, pour s'inventer présent, désert et nu, offert au risque d'un soleil pâle tombant en frêle éternité dans une minute parfaite,entre deux averses ou bien tout un matin d'été.
Le camarade Mao, qu'il ait traversé « une mer de vagues déferlantes » ou escaladé « un col de montagne imprenable comme le fer », a toujours tenu sa route sans hésiter, donnant un brillant exemple au parti communiste chinois.
Je pense qu'il est vraiment important pour moi de ne pas oublier d'où je viens.
L'humanité masculine se répartit en deux groupes : sable ou falaise. La femme est toujours l'océan.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
Un milieu élégant est celui où l'opinion de chacun est faite de l'opinion des autres. Est-elle faite du contre-pied de l'opinion des autres ? C'est un milieu littéraire.
Le vie s'accommode des milieux où les circonstances la placent.
Le meilleur des mondes n'est pas celui où l'on obtient ce que l'on désire, mais un monde où l'on désire quelque chose.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
Les gens, qui cassent la confiance ou polémiquent, jouent contre la Nation.
Un grain dans la balance déterminera quel individu vivra et qui mourra - quelle variété ou quelle espèce augmentera en nombre et laquelle diminuera ou finira par s'éteindre.
Les autres me parlent de faire un stade de France ou la tour Eiffel mais c'est non. Je serai centenaire et c'est tout... On ne va pas aller plus loin !
J'aime un poulet rôti bien rôti et des oeufs cuits de différentes façons, comme au plat ou brouillés. C'est réconfortant pour moi.
Son temps à elle est un miroir où n'habitent que les profils de ses rêves.
Quand les hommes supérieurs se trompent, ils sont supérieurs en cela comme en tout le reste. Ils voient plus faux que les petits ou les médiocres esprits.
Si tu veux connaître l'essence d'une civilisation ou d'une époque, vois comment on y assassine son prochain.
Passé, avenir, pourquoi l'homme ne sait-il vraiment vivre que dans l'une ou dans l'autre, au mépris du présent ?
Les plaisanciers utilisent l'étoile polaire, les bûcherons repèrent le nord grâce au lichen sur les troncs et les citadins savent où est le sud en repérant l'orientation des antennes paraboliques sur les balcons.
Je voudrais qu'on pût librement ouvrir partout des boutiques d'argent, des bureaux de prêt et d'emprunt, comme on ouvre boutique de souliers ou de comestibles.
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?
L'enfant est comme une liane de calebassier, si on ne la remet pas dans la bonne direction, elle rampe où il ne faut pas.
Je pense que tout le monde a besoin d'une passion. Que ce soit une passion ou une centaine, c'est ce qui rend la vie intéressante.
À la Silicon Valley, vous avez souvent le sentiment que vous devez être là. Mais ce n'est pas le seul endroit où il faut être. Si je devais débuter maintenant, je serais resté à Boston. La Silicon Valley est un peu trop concentrée sur le court terme et cela me dérange.
Hollywood : une plantation d'orangers où se promènent des acteurs au chômage.
C'est là une des contradictions de la littérature, qu'il y a un temps pour vivre, et un temps pour écrire, et que, dans le temps où l'on écrit, on n'a guère celui de vivre.
Où finit la paresse, où commence la contemplation ?
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
Que Dieu existe ou non, quelle importance puisque j'ai besoin de lui pour vivre !
Qu'on le veuille ou non, la télévision ne se sépare pas de la publicité et la publicité alimente le jeu audiovisuel. Les deux se soutiennent puisqu'elles vivent l'une de l'autre, l'une par l'autre.
C'est bien une habitude de l'homme que de mettre de la pensée là où la nature avait jeté du hasard.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
J'en suis arrivée au point où cela m'est à peu près égal de mourir ou de rester en vie. Le monde continuera de tourner sans moi et, de toute façon, je ne peux rien contre les événements actuels.
Le temps est là où nous sommes.
Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne.
Nous vivons dans un temps, où, si quelques-uns trouvent les galères à moitié chemin du pouvoir et de la fortune, il en est d'autres qui trouvent la fortune et le pouvoir à moitié chemin des galères.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
D'où vient que dans les basses classes la femme est si supérieure à l'homme ?
Le réel, au fond, n'existe qu'en soi. Il est foisonnant mais il foisonne pour rien si vous n'allez pas vous frotter à lui de la manière la plus violente ou la plus amoureuse, ce qui revient au même.
Le vulgaire n'a aucune idée de ce qu'il faut de sensibilité et d'intelligence pour jouir du parfum d'une rose ou du sourire d'une femme.
Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes.
Je n'ai aucun problème avec l'idée de payer des impôts pour la collectivité, mais il faut savoir où ça va.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
La plupart de nous font ce que la majorité des autres attend que nous fassions. Et c'est ainsi que nous devenons honnêtes ou criminels, ou les deux.
Tout Français appartient, officiellement ou de coeur et d'esprit, à une minorité qui se désole de ne pas avoir accès au petit écran.