Le poème n'est jamais temps présent. Il n'est que passé ou futur, souvenir, attente.
Comme le théâtre est fait pour être joué, la poésie est avant tout faite pour être dite.
Un peintre a l'âge de ses tableaux ; un poète a l'âge de ses poèmes ; un scénariste a l'âge de ses films. Seuls les imbéciles ont l'âge de leurs artères.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous mets tout proches de la divinité.
La littérature contemporaine se rétrécit : elle recule devant la grande métaphore de l'avenir, cette alliance incroyable entre la poésie et les mathématiques.
Le véritable poète a pour vocation d'accueillir en lui la splendeur du monde.
La poésie est l'héroïne de la philosophie. La philosophie élève la poésie au rang de principe. Elle nous apprend à connaître la valeur de la poésie. La philosophie est la théorie de la poésie. Elle nous montre ce qu'est la poésie, qu'elle est un et tout.
Appelons poésie une création par l'image et le rêve.
Amoureux : que de poésie dans ce mot ! Que de sentiments forts et puissants il exprime. Et comment ne pas se sentir ému quand on le prononce, soit qu'il parle d'un sentiment actuel, soit qu'il évoque le passé, soit qu'il ouvre l'avenir.
Le langage populaire, avec son radotage obsessionnel, sa pauvreté de vocabulaire, sa manie fastidieuse d'énumérer des détails superflus, sa dépendance du concret, voilà d'où surgit soudain la poésie sans crier gare.