Dans la logique des signes comme dans celles des symboles, les objets ne sont plus du tout liés à une fonction ou à un besoin défini. Ils répondent soit à la logique sociale, soit à celle du désir auquel ils servent de champ mouvant.
On ne décide pas de faire "partie de la vie de quelqu'un". Il faut être deux pour ça (aussi absurde que cela puisse paraître).
Quel champ de bataille que l'homme ! Nous sommes livrés à ces dieux, à ces monstres, à ces géants, nos pensées. Souvent ces belligérants terribles foulent aux pieds notre âme.
On lui a appris à ne jamais reculer, à ne jamais se rendre et que mourir sur le champ de bataille au service de Sparte était la plus grande gloire que l'on puisse atteindre.
Seule une très grande intelligence est capable d'insuffler un sens logique aux idées insensées.
Il est difficile de trouver une logique dans les choses parfois. C'est pourquoi je ne peux pas trop analyser les choses, car cela n'a souvent pas beaucoup de sens.
Il faut abandonner l'idée reçue que nous avons d'une société d'abondance comme d'une société dans laquelle tous les besoins matériels (et culturels) sont aisément satisfaits, car cette idée fait abstraction de toute logique sociale.
Le langage, comme le désir, n'existe qu'en fonction du néant.
Aucune race ne peut prospérer si elle n'apprend qu'il y a autant de dignité à cultiver son champ qu'à composer un poème.
Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.
Toutes les propositions de logique disent cependant la même chose. A savoir rien.
Il ne faut pas oublier que religieux n'est pas plus synonyme de saint que soldat ne l'est de héros.
C'est le langage qui divise.
Le langage reproduit le monde, mais en le soumettant à son organisation propre.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
Le langage figuré fut le premier à naître, le sens propre fut trouvé en dernier.
La prise de conscience que la vie est absurde ne peut être une fin, mais un début.
La logique sauve de l'ennui.
Il y a toujours une raison de vivre pour laquelle on meurt à petit feu. C'est même le seul but logique dans le monde que de mourir pour ce qu'on a vécu. C'est ça, le mérite des hommes.
Il nous faut aller vers un système simplifié avec grosso modo trois grands régimes, pour la fonction publique, pour les salariés du privé et pour les indépendants.
Mettez un peu de logique dans votre conversation, vous passerez pour un esprit de contradiction.
Bon écoutez, il faut regarder la réalité en face : y'a plus de deux millions d'immigrés clandestins qui dorment peinard dans cet état ce soir. Cet état a dépensé trois milliards de dollars l'année dernière sur les fonds publiques pour ces [...] â–º Lire la suite
Le langage oppressif fait plus que représenter la violence ; c'est de la violenc. Il; fait plus que représenter les limites de la connaissance ; cela limite les connaissances.
Pourtant la fonction des yeux n'est pas de voir mais de pleurer ; et pour voir réellement il nous faut les fermer.
Nous nous exprimons nécessairement par des mots, et nous pensons le plus souvent dans l'espace. En d'autres termes, le langage exige que nous établissions entre nos idées les mêmes distinctions nettes et précises, la même discontinuité qu'entre les objets matériels.
Les abolitionnistes mettent la morale au premier plan de leurs préoccupations. Ce sont des déontologistes : pour eux, une action ne doit pas être décidée qu'en fonction du fondement moral qui lui est propre. Or tuer un animal pour le manger est une mauvaise action, car elle est moralement répréhensible.
L'amour est un jardin fleuri et le mariage un champ d'orties.
Le désir de posséder peut, s'il n'est assouvi, posséder l'esprit tout entier. Comme il est difficile d'analyser ces liens qui se cachent sous la peau même de nos actions : l'amour n'est rien de plus qu'une sorte de langage de la peau, et le sexe pure terminologie.
Celui qui a plongé son regard dans l'oeil vitreux d'un soldat mourant sur un champ de bataille réfléchira à deux fois avant d'entreprendre une guerre.
Le raisonnement n'est bon que dans les matières où nous n'y voyons goutte. C'est le vrai bâton de l'aveugle.
Le langage n'exprime pas tout de l'homme. La pensée verbale n'est peut-être pas la forme essentielle et ultime de l'intelligence humaine.