Le mariage est un duo ou un duel.
Le mariage a sa graisse, où l'on s'enlise.
Le mariage est une citadelle : ceux qui sont à l'extérieur aspirent à y pénétrer, ceux qui sont à l'intérieur supplient qu'on les laisse sortir.
La seule atmosphère favorable au créateur est celle de la naissance de l'amour. Le mariage ou toute relation permanente avec une femme est la mort d'un grand artiste.
Un jour, je m'avisai de médire de l'amour : il m'envoya le mariage pour se venger.
Épouser une veuve, n'est-ce pas un peu considéré chez nous comme un mariage d'occasion, comme l'achat d'une marchandise légèrement défraîchie ?
Le but du mariage est précisément de se battre pour survivre à l'instant où l'incompatibilité l'emporte. Car homme et femme en tant que tels sont incompatibles.
Amitié : mariage de deux êtres qui ne peuvent pas coucher ensemble.
Il est inscrit au paradis, une belle-mère n'aime jamais sa belle-fille.
Qu'est-ce donc que le mariage ? Filer, enfanter, regretter.
On ne brise pas un mariage à cause d'une infidélité. C'est juste le signe que quelque chose d'autre ne va pas.
Le bonheur dans le mariage est entièrement une question de chance.
Une alliance ne protège qu'un seul doigt.
L'imagination d'une dame est très rapide ; elle saute de l'admiration à l'amour, de l'amour au mariage en un instant.
Le mariage est en effet une affaire de manoeuvre.
Le mariage c'est résoudre à deux les problèmes qu'on n'aurait pas eus tout seul.
Il y aura toujours des femmes trompées, des hommes trahis, le pacte conjugal n'est pas plus solide qu'un traité entre nations.
Le mariage c'est la pire entrave pour un artiste.
Le mariage n'est pas un accouplement : c'est un établissement.
Nous devrons créer une avant-garde... Nous pourrions avoir une Union pour l'Europe élargie et une Fédération pour l'avant-garde.
En effet la loi et la religion n'admettent en amour qu'un but qui est la procréation, qu'un mode d'union qui est le mariage ou monogamie asservie.
Il est, en toute rigueur, illégitime de comparer entre eux deux hommes non contemporains l'un de l'autre.
La chaîne du mariage est si lourde qu'il en faut deux pour la porter, et parfois trois.
Il vaut encore mieux, pour maintenir quelque chose de sacré sur la terre, qu'il y ait dans le mariage une esclave que deux esprits forts.
S'il y a une notion que je hais plus qu'une autre, c'est celle du mariage - je veux dire du mariage au sens vulgaire, faible, comme une simple question de sentiment.
Le tournant peut surgir de façon subite. Une force fait signe, un soutien survient, une alliance qu'on n'attendait plus se décide, rien n'est fatal ni définitif.
Le mariage multiplie par deux les obligations familiales et toutes les corvées sociales.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits.
Sainte stupide litanie, chant merveilleux, joie des pauvres humains promis à la mort, sempiternel duo, immortel duo par la grâce duquel la terre est fecondée.
L'amour et le mariage sont des choses très sérieuses, qui engagent l'existence.