Les musées. Des prisons où les oeuvres d'art sont incarcérées pour l'éternité. Leur gloire et leur conservation sont assurées, mais leur carrière est terminée.
O vaine gloire du génie humain combien peu de temps verdit la cime, si ne surviennent des âges grossiers !
Quand j'avais environ douze ans, je pensais que je devais être un génie, mais que personne n'avait remarqué. Si un génie existe, je le suis, et s'il n'y en a pas, je m'en fiche.
Les couleurs dans la peinture sont des leurres qui persuadent les yeux, comme la beauté des vers dans la poésie.
En dehors du bas-relief lui-même, la sculpture ne serait-elle pas l'art singulier de donner l'idée des formes en trompant tout de même sur le relief ? C'est le relief qui gâte tout, qui trompe le plus et c'est à lui qu'on croit.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
La peinture est bien plus qu'une thérapie pour moi, c'est un mode de vie.
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
Mon goût du paradoxe m'amènerait même à soupçonner qu'on trouverait aisément de l'onirisme dans toute l'histoire de la peinture avant d'en trouver trace dans la peinture surréaliste.
Mon cerveau bourdonne de bribes de poésie et de folie.