La solitude, ça veut dire aussi : Ou la mort, ou le livre.
Ma copine rit toujours pendant l'amour - quelque soit le livre qu'elle est en train de lire.
Un écrivain n'avance jamais nu, ne se livre jamais complètement aux autres.
Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.
Il y a toujours mort d'homme à l'origine de l'ordre culturel.
J'ai dû lire Wuthering Heights pour l'anglais et je n'ai jamais aimé un livre dans ma vie autant que celui-là.
L'insouciance a rejoint la dignité au cimetière des illusions perdues.
Le découragement est, en toute chose, ce qu'il y a de pire ; c'est la mort de la virilité.
A la mort d'un ancien, on est comme sur une écluse : on change de niveau.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
Partout où l'européen porte ses pas, la mort semble poursuivre les indigènes.
La plupart des gens ne savent pas apprécier la valeur d'un roman. Mais ils ne veulent pas rester à l'écart de la mode. Donc, il suffit qu'un livre ait reçu un prix, que tout le monde en parle, pour qu'il soit acheté et lu.
Chaque pays a une âme et l'âme de la France est l'égalité.
Il n'y a qu'une façon sûre d'être plus fort que la mort et de la narguer ici-bas, et c'est de vivre.
Rien ne décèle plus une âme misérable et basse que l'amour de l'argent.
J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme. J'ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c'est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j'ai repris deux fois des moules.
Rien n'est meilleur à l'âme que de faire une âme moins triste...
Personne ne peut être heureux dans une solitude éternelle.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
Le sommeil est un mystère et, en tant que tel, il touche la mort d'un côté, et l'amour de l'autre.
La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.
La mort est un ennemi supérieur en ombres.
Il faut, à certaines heures, que l'homme soucieux, anxieux, tourmenté, se retire dans la solitude et qu'il ouvre un livre pour y chercher un principe d'intérêt, un thème de divertissement, une raison de réconfort et d'oubli.
Un ennui est quelqu'un qui vous prive de solitude sans vous fournir de compagnie.
Peu m'importe où mon corps peut m'emmener tant que mon âme est embarquée dans un voyage significatif.
Un livre vous déplait : qui vous force à le lire ?
Les livres contiennent de l'humour, de la beauté, de l'intelligence, de l'émotion, de la pensée, et bien sûr, tout ce qui fait la vie. La vie sans un livre est vide.
Rien n'est mort que ce qui n'existe pas encore Près du passé luisant demain est incolore.
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime ; non pas si cruelle que l'oubli.
C'est trop se laisser surprendre aux vaines descriptions des peintres et des poètes, que de croire la vie et la mort autant semblables que les uns et les autres nous les figurent.
Même les mauvaises créatures ne reprochent pas à leur auteur de les avoir créées et c'est toute la supériorité de l'écrivain sur Dieu.