Je ne veux pas uniquement quelque chose où investir. Je veux quelque chose à laquelle je puisse croire.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.
Le talent d'un homme est ce qui nous manque pour mépriser ou détruire ce qu'il a fait.
Une femme, sur les genoux, avec laquelle on n'est plus d'accord, c'est lourd !
Dans les froides coursives d'enceintes médiévales la nuit se fait ailée pour qui sait s'y soumettre.
Ce qu'il y a de beau, de grand, de pathétique chez celui qui tend vers un idéal, c'est qu'il ne l'atteint jamais.
Toutes les pièces de théâtre ont fini par créer un monde à côté de la vie, qui se fait illusion à lui-même et finit par se croire vivant.
S'il existe plusieurs manières de faire quelque chose et que l'une de ces manières est susceptible de se solder par une catastrophe, on peut être certain que quelqu'un se débrouillera pour la choisir.
La jeunesse qui se borne au logis a toujours l'esprit borné.
Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l'oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l'Europe, ou bien qui fût utile à l'Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime.
La colère simplifie nos rapports avec les êtres qui nous l'inspirent.
Celui qui n'aime est malheureux, Et malheureux est l'amoureux.
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
la culture est menacée par ce qui est censé la servir.
Ceux qui survivent dans la presse traditionnelle sont ceux qui pratiquent l'auto-censure. Du coup, les jeunes s'en écartent...
Depuis mon enfance, je savais toujours que quelque chose allait m'arriver. Je ne savais pas exactement quoi.
Il y a dans la nature française un principe d'indestructibilité qui tient à la fois à la fierté de l'esprit et à la gloire du langage.
Ce ne sont pas les êtres qui existent réellement, mais les idées.
Sur dix hommes distraits, il y en a neuf qui pensent à une femme.
Celui qui loue fait semblant de rendre, mais, en vérité, il veut qu'on lui donne !
Je suis parfois un innocent, parfois un monstre. Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas. Tout ce qui est entre les deux est corrompu. Seuls, l'innocent et le monstre sont libres. Ils sont ailleurs.
La vérité ? Un coup de couteau qui peut débrider parfois une plaie, crever un abcès.
Le lecteur, ce vieil ami, à qui nous promettons toujours du plaisir à notre première page, et auquel nous tenons parole tant bien que mal dans les suivantes.
Un prince qui n'a pas la justice, ressemble à une rivière sans eau.
Si quelque chose est sacré, le corps humain est sacré.
Cette puissance magique du langage, qui consiste à se substituer à la réalité en faisant exister ce qu'elle nomme, est également le fondement de toute calomnie comme de toute flatterie.
Avec la liberté, les livres, les fleurs et la lune, qui ne pourrait pas être heureux ?
La seule chose sur laquelle il ne faut jamais transiger ou reculer : le droit à l'intériorité... Ecoutez couler le temps.
Comment rira celui qui mourra le dernier ?
On produit les situations qui nous correspondent.
L'autonomie de la volonté est le principe unique de toutes les lois morales et des devoirs qui y sont conformes.