Je suis parfois un innocent, parfois un monstre. Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas. Tout ce qui est entre les deux est corrompu. Seuls, l'innocent et le monstre sont libres. Ils sont ailleurs.
Le remords, c'est le crime enfoncé dans l'âme, qui s'oxyde.
On quitte vite les amis, en fin de compte, c'est moins vrai des femmes que l'on aime. Le plus dur reste la famille, mais, là encore, être rapide est la solution. Sinon, condamnation à perpétuité.
Le quadruple crime de Trifouilly-sur-mer éclairci : le meurtrier était un ami de la famille. On frémit à l'idée que ç'aurait pu être un ennemi de la famille.
Le temps des citrouilles c'est le temps idéal, en automne pour cueillir de belles grosses pommes. Les feuilles colorées se sont envolées. Les citrouilles découpées décorent la maison hantée. Quand je vois un zombie passer l'Halloween me fait frissonner.
S'il a vécu comme personne,Souvenez-vous par charité,Qu'un monstre attend qu'on lui pardonne,L'affreux bonheur d'avoir été.
La vraie « joie » est la différence entre simplement nous amuser à en mourir et créer un plaisir « significatif ».
Le passé passe son temps à dévorer l'avenir.
Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l'excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l'âme naufragée qui n'ose plus croire.
Notre amour-propre souffre plus impatiemment la condamnation de nos goûts que de nos opinions.
L'ego est un monstre fascinant.
Il vaut mieux vivre dans la plate solitude que de toucher un peu à la joie, l'étreindre pendant quelques jours, et finalement la perdre sans raison apparente.
Pourquoi punir le valet pour le crime du maître ?
C'est comme un animal, l'âge. C'est un animal qui grandit, qui grandit, qui grandit encore et qui finit par vous dévorer tout vivant.
Ainsi que la vertu le crime a ses degrés.
Dieu est innocent de la toute-puissance dont on a voulu l'accabler.
Le couplage anthropophagie-inceste, les deux grandes consommations interdites, me paraît caractéristique de cette première présentation du monstre sur l'horizon de la pratique, de la pensée et de l'imagination juridique de la fin du XVIIIe siècle. Avec ceci : c'est que [...] â–º Lire la suite
Il n'est pas nécessaire pour l'écrivain de dévorer un mouton entier pour être capable d'en dire le goût. Il lui suffit de manger une côtelette.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Ce n'était pas une tragédie, mais un crime (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
Vous me demandez si je suis athée ? ... je suis plus intéressé par notre vin d'ici que par leur au-delà.
Notre époque se nourrit d'informations diffusées en boucle, étouffant l'espace de notre propre réflexion. Les fruits n'ont pas le temps de mûrir, il faut déjà dévorer la récolte.
Le crime comporte son propre châtiment.
L'homme est un monstre d'inconsistance.
J'ai toujours été intéressé par ceux qui faisaient des choses que je ne savais pas faire.
L'homme n'est peut-être que le monstre de la femme, ou la femme le monstre de l'homme.
Voulant que les gens écoutent, vous ne pouvez plus les toucher à l'épaule. Vous devez les frapper avec une masse, puis vous remarquerez que vous avez toute leur attention.
Celui qui peut mettre le doigt sur ce qui sépare le bien du mal est celui-là même qui peut toucher les pans de la toge de Dieu.
Pourquoi sommes-nous au monde, sinon pour amuser nos voisins et rire d'eux à notre tour ?
Les hommes sont toujours plus enfoncés dans la mort. Quel crime ont-ils commis pour vouloir s'en délivrer dans l'oubli ?