Les plaisirs du monde consistent à aller s'ennuyer chez des gens qu'on ennuie.
Un homme qui boit rêve toujours d'un homme qui écoute.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
Ma richesse est ce qui préoccupe le plus les journalistes alors que tout le monde s'en fout.
Il a toujours été évident pour moi qu'un jour ou l'autre je finirais par atterrir dans cette ville. Sans vouloir me vanter, je suis un homme extrêmement séduisant. Je n'y peux rien. Je fais rien pour, c'est comme ça. Quand [...] ► Lire la suite
Nous vivons dans un monde où l'enterrement est plus important que la mort, le mariage plus que l'amour et le corps plus que l'intellect.
Grand homme est celui qui laisse après soi les autres dans l'embarras.
Disneyland, tu fous du barbelé autour et tu enfermes les gens dedans, ça fait une prison où tout le monde est fou.
Le monde réel est un vrai foutoir.
Cette façon, si remarquable chez un chrétien, de porter sa croix, mais en sautoir.
Un spéculateur, c'est un homme qui observe le futur et agit avant qu'il n'arrive.
L'amitié mondaine est épidémique : tout le monde s'attrape, comme une maladie.
Sans danse, un homme ne peut rien faire.
Tout homme a le droit d'être vaniteux tant qu'il n'a pas réussi.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
Tout le monde le disait ; loin de moi la pensée de soutenir que ce que dit tout le monde doive être vrai.
Chaque livre a son point faible, comme chaque homme a un derrière.
Chaque fois qu'une génération apparaît au balcon de la vie, il semble que la symphonie du monde doive attaquer un tempo nouveau.
Le moustique n'a pas pitié d'un homme maigre.
Il ne s'agit pas de prendre l'opinion du monde comme une étoile directrice, mais de suivre son chemin dans la vie et de travailler sans relâche, ni déprimé par les échecs ni séduit par les applaudissements.
C'est important d'être beau, dans la vie. Une belle apparence, ça donne de l'assurance. Quand on est beau, tout le monde vous aime.
Ainsi tourne le monde : manège, que domine le temps et l'histoire. Pourtant, des rênes fragiles - celles de la liberté - demeurent entre nos mains ; guidant hors des pistes nos provisoires montures vers notre propre destin.
Nous commençons à comprendre lorsque nous n'acceptons pas le monde tel qu'il paraît.
Nul homme n'est hypocrite dans ses plaisirs.
Le monde devrait être plein d'amour. L'amour est la chose la plus importante au monde.
Tout homme qui aspire à régenter les autres devrait être supprimé de la terre.
Bien sûr, vous voulez être riche et célèbre. C'est naturel. La richesse et la renommée sont ce que tout homme désire. La question est : qu'êtes-vous prêt à échanger contre cela ?
A cinquante-deux ans, il n'y a que le bonheur et la bonne humeur en général qui puissent rendre un homme séduisant.
Il y a quelque chose d'humiliant à être homme et à ne pas lutter contre le malheur.
Le poète est passé ; au milieu du silence s'organise un concert, comme un lilas ; une pensée se pense, le monde s'est ouvert.
Chaque grand poète intègre le monde d'une façon qui n'est qu'à lui.