Ceux qui semblent légiférer selon la justice ne s'en tiennent pas eux-mêmes aux lois qu'ils établissent et décrètent.
Laissez-leur prendre un pied chez vous, Ils en auront bientôt pris quatre.
Les hommes mentent quand ils assurent qu'ils ont horreur du sang.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Comment ceux qui sont dans la faveur des rois dorment-ils en sûreté ?
Les mots sont pareils aux feuilles : quand ils abondent, l'esprit a peu de fruits à cueillir à la ronde.
Les hommes sont tellement stupides et soucieux de leurs besoins actuels qu'ils se laisseront toujours tromper.
Et ils diront: Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hérité la terre ! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons". Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
L'idée du combat échappe à ceux qui le font. Ils sont condamnés à se battre. Ils se cherchent, ombres et silhouettes ; ils ont besoin de l'autre, pour éteindre une haine, comme le feu a besoin d'eau.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.
La France est tellement le premier des peuples que tous les autres, quels qu'ils soient, doivent s'estimer honorablement partagés lorsqu'ils sont admis à manger le pain de ses chiens.
Elle est pas facile à dire, la vérité. Si j'enlève la broderie, il reste que la merde, et la merde, ça n'intéresse personne. Les gens, ce qu'ils veulent tous, c'est des belles histoires, avec des gens beaux. La merde des inconnus, tout le monde s'en fout.
Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n'est qu'une plaie coûteuse de la civilisation.
Ne comptez pas vos poussins avant qu'ils ne soient éclos.
Les hommes ne sont pas faits pour s'aimer. Alors il faut qu'ils s'aident à survivre sans l'amour.
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
Les événements eux-mêmes sont demandés comme une nourriture. S'il n'y a point ce matin quelque grand malheur dans le monde, nous sentons un certain vide. "Ils n'y a rien aujourd'hui dans les journaux", disent-ils.
Comme les mythes et les suppositoires, aphorismes et maximes ont leur temps. Il faut s'en pénétrer avant qu'ils ne se défraîchissent.
Ne nous épuisons pas à contrarier nos instincts, ils sont plus forts que nous.
Dès que les hommes de lettres se mettent à écrire, ils cessent de lire les oeuvres de leurs confrères.
Les touristes, leur manière de tout vérifier par rapport aux guides qu'ils trimbalent. Ils n'admirent pas : ils confrontent.
Dans le langage sensuel, tous les esprits conversent entre eux, ils n'ont besoin d'aucun autre langage, car c'est le langage de la nature.
J'aime les amis qui ont des esprits indépendants car ils ont tendance à vous faire voir les problèmes sous tous les angles.
Tout le monde peut vous dire comment le faire, mais ils ne l'ont jamais fait.
Lénine a dit que les gens votent avec leurs pieds. Eh bien, c'est ce qui se passe. Soit ils vont, soit ils ne vont pas. Tout est politique. Tout est démographie.
Je plains ceux qui, ne tenant pas un journal intime, n'ont aucune raison de noter ce qu'ils auraient intérêt à oublier.
Les avares subissent le sort des abeilles : ils travaillent comme s'ils devaient vivre éternellement.
Les grands travailleurs ne valent rien pour les grandes places ; mais ils sont bons pour les emplois subalternes.
Ces terroristes veulent embraser le monde, ils auront gagné s'ils nous poussent à bout et réussissent à créer la discorde civile.
Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose que de peur de la manquer, ils n'oublient rien de ce qu'il faut faire pour la manquer.
Les incorruptibles n'ont pas de prix : ils ont un tarif.
Si les gens connaissaient le fonctionnement de la loi de vérité et de non-violence, alors ils régleraient eux-mêmes la question de sa pénurie.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
Les hommes vous aiment plus s'ils ne sont pas certains de vous posséder.
Si les choses sont trop parfaites, les gens ont toujours tellement peur que cela va changer, alors ils le gâchent eux-mêmes.
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Nos ancêtres aimaient la campagne : ils s'y promenaient et ne la regardaient pas.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
Si les réalisateurs travaillent toujours avec de belles comédiennes avec l'évidente arrière-pensée de se les taper, ils répugnent encore à travailler avec de beaux comédiens parce qu'ils ont peur de passer pour des homosexuels.
Le snob est un enfant des sociétés aristocratiques. Perché sur son barreau, il respecte l'homme du barreau supérieur, et méprise l'homme du barreau inférieur, uniquement sans s'informer de ce qu'ils valent.
Les dessinateurs vont avoir de plus en plus de mal à dire ce qu'ils ont sur le coeur. Les peurs et le politiquement correct sont passés par là.
Ils disent qu'une vengeance prise, déchirera le coeur et tourmentera la conscience. S'il y a une vérité à cela alors je sais maintenant avec certitude que le chemin où je suis est le bon !
Les gloires d'ici-bas, comme des vers luisants, jettent des feux de loin, mais à les regarder de plus près, ils n'ont ni chaleur ni clarté.
Les hommes pensent leur destin plutôt qu'ils ne le gouvernent mais c'est là déjà une grande dignité.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Société des gens de lettres. -- Étonnant, comme ils savent peu parler !
Les hommes vont s'émerveiller devant les hauteurs des montagnes, et les vagues puissantes de la mer, et le large balayage des rivières, et le circuit de l'océan, et la révolution des étoiles, mais ils ne se considèrent pas eux-mêmes.
Donnez-leur du plaisir - le même plaisir qu'ils ont quand ils se réveillent d'un cauchemar.
Je n'aime pas les acteurs qui ont trop conscience de ce qu'ils font. Je les repère tout de suite à l'écran.