Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Il y a de la lumière dans les frigos pour que les aliments voient en permanence la date avant laquelle ils n'ont pas le droit de pourrir.
Pourquoi ils ne foutent pas un flic dans chaque bistrot pour arrêter les chauffards directement ?
On a remarqué que les éléphants buvaient plus que les autres animaux. Dotés d'une grande mémoire, ils doivent boire pour oublier.
Si les Français savaient le rôle de l'intelligence et de volonté, la part de l'esprit et de caractère dans la plupart des sports ; avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants !
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
Croisée des chemins : Les destins ne s'y croisent plus, ils se cherchent autour des ronds-points.
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
Que de gens s'intéressent à la zoologie à en juger par les petits noms dont ils s'affublent entre eux !
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs.
Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question
Tes amis t'invitent à un repas ; arrive tard si tu veux. Ils t'appellent pour les consoler ; hâte-toi.
Tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.
J'aime m'acharner sur les gens quand ils sont à terre, surtout si j'ai commencé quand ils étaient debout.
Le drame des poètes, c'est qu'ils doivent vivre au-dessus des moyens de leur époque.
Les révolutionnaires pensent abolir les classes : ils rétablissent une hiérarchie encore plus dure.
Les hommes s'élèvent d'une ambition à l'autre : ils cherchent d'abord à se garantir contre les attaques, puis ils attaquent les autres.
On [ndlr,Louis de Funés] se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
Les faibles ne finissent jamais rien eux-mêmes, ils attendent toujours la fin.
Si les hommes doivent attendre leur liberté jusqu'à ce que l'esclavage les ait rendus sages et bons, ils risquent bien d'attendre toujours !
La plupart des gens passent leur vie en cherchant toujours quelque chose d'autre, ils traversent l'existence persuadés que leur objectif est fort lointain alors qu'autour d'eux se trouve tout ce dont ils ont besoin pour atteindre leur but.
Presque tous les plaisirs de l'imagination et du sentiment tiennent au souvenir. Ce qui revient à dire qu'ils appartiennent plus au passé qu'au présent.
La paix, la paix à tout prix, nous clament tant de braves gens qui, en se conjoignant, aux lâches, aux amis des brutes et aux antisémites ordinaires peuvent s'ils n'y prennent garde, assurer le triomphe des forces du mal et de la régression.
Vous essayez trop fort. Les gagnants oublient qu'ils sont dans une course. Ils adorent courir.
Dans les grandes villes modernes, les gens courent après eux-mêmes. Ils s'atteignent rarement.
Les camps de camping, c'est quelque chose ! C'est un truc qui pue, qui coûte cher, où les gens s'entassent par plaisir et que si demain ils étaient obligés d'y aller, ils gueuleraient comme jamais !
Il y a des gens qui préfèrent au succès la satisfaction qu'ils trouvent en eux-mêmes.
Les meilleurs, à vingt ans, ont le goût de tout transformer. S'ils gardaient cette ferveur quand ils ont vieilli, tout serait sauf.
Deux êtres ont cessé de s'aimer lorsqu'ils ne sont plus capables de transformer en bonnes blagues leurs différends.
Combien de fois les gens ont-ils utilisé un stylo ou un pinceau parce qu'ils ne pouvaient pas appuyer sur la gâchette ?
Si ma poésie vise à accomplir quelque chose, c'est à délivrer les gens des manières limitées dont ils voient et ressentent.
Beaucoup de gens ont peur de dire ce qu'ils veulent. Voilà pourquoi ils ne reçoivent jamais ce qu'ils désirent.
On veut rendre les gens heureux, mais on ne veut pas qu'ils le deviennent.
Les gens ne sont pas commodes ; ils vous disent : "Comme vous vous servez mal, monsieur ! ". Et si l'on se sert bien, ils ne vous invitent plus.
Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu'au plus humble d'entre eux... ils défailleraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s'empêcher de crier. C'est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Il n'y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu'ils ménagent moins que leur propre vie.
C'était un honorable praticien qui guérissait les malades de toutes les maladies, excepté de celle dont ils mouraient.
Les riches mangent peu, c'est pourquoi ils se sentent bien dans leur peau.
Il est des gens trop haut placés par la dignité de leur vie, par la noblesse de leur caractère, par la nature même des fonctions qu'ils exercent, pour que la moindre éclaboussure atteigne seulement jusqu'à leurs semelles.
Cela peut sembler ringard, mais qu'est-ce qui ne va pas avec le fait de vouloir se battre pour votre pays ? Pourquoi les gens hésitent-ils à utiliser le mot patriotisme ?
Je n'ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j'ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
Les hommes prisent l'objet qu'ils ne possèdent pas bien au-dessus de sa valeur.
Il faut prendre les hommes comme ils sont.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.