Jamais les jaloux ne savourent leur bonheur : ils ne font que le surveiller.
Nous n'avons pas traité les juifs injustement, ils ont été injustes envers eux-mêmes.
Les faibles ne finissent jamais rien eux-mêmes, ils attendent toujours la fin.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelqu'affreux qu'ils vous paraissent d'abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d'une galanterie.
Les bandes dessinées sont des histoires; ils sont comme des romans ou n'importe quoi d'autre. Donc, la première chose à faire est de devenir un bon conteur.
Il est important que les jeunes entrepreneurs soient suffisamment conscients de ce qu'ils ne savent pas.
Il y a des gens propres à tout sauf à ce qu'ils font, et qui ne se trouvent déplacés qu'à leur place.
Les héritiers des milliardaires versent peu de larmes. Ceux qui sanglotent au fond des nefs, près du bénitier, ne sont pas de la famille... c'est pour cela qu'ils pleurent.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Il n'y a rien d'illogique comme les accidents. Ils n'ont aucun lien entre eux, et l'on ne peut pas, comme on le voudrait, profiter de l'un pour atténuer l'autre.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Quand les Verts voient rouge, ils votent blanc.
Au fond, tous les êtres se ressemblent tellement. Ils veulent tous la même chose.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Il y a de la lumière dans les frigos pour que les aliments voient en permanence la date avant laquelle ils n'ont pas le droit de pourrir.
La plupart des enfants tournent mal parce qu'ils ont une mauvaise image parentale. Cela ne signifie pas que leurs parents sont criminels. Cela signifie qu'ils sont ennuyeux et cruels.
Le drame des poètes, c'est qu'ils doivent vivre au-dessus des moyens de leur époque.
Les veufs pleurent le plaisir qu'ils avaient à tromper leur femme.
Les esprits sont comme les parachutes. Ils ne fonctionnent que quand ils sont ouverts.
Vus de face, le lièvre et l'âne se ressemblent, cependant ils n'ont aucun lien de parenté.
Il est des gens trop haut placés par la dignité de leur vie, par la noblesse de leur caractère, par la nature même des fonctions qu'ils exercent, pour que la moindre éclaboussure atteigne seulement jusqu'à leurs semelles.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Croisée des chemins : Les destins ne s'y croisent plus, ils se cherchent autour des ronds-points.
Les symboles n'ont pas une signification intrinsèque et invariable ; ils ne sont pas autonomes vis-à-vis du contexte. Leur signification est d'abord de position.
J'aime m'acharner sur les gens quand ils sont à terre, surtout si j'ai commencé quand ils étaient debout.
Les hommes attendent parfois de la vie quelque chose qu'elle ne leur donnera pas, et cette attente idiote, c'est leur but, leur passion. Pourquoi les hommes rendent-ils creux ce qui est plein ?
La plupart des gens passent leur vie en cherchant toujours quelque chose d'autre, ils traversent l'existence persuadés que leur objectif est fort lointain alors qu'autour d'eux se trouve tout ce dont ils ont besoin pour atteindre leur but.
J'étais content de ne pas être amoureux, content d'être en froid avec le monde. J'aime être en désaccord avec tout. Les amoureux deviennent souvent susceptibles, dangereux. Ils perdent le sens de la perspective. Ils perdent le sens de l'humour. Ils deviennent nerveux, psychotiques, emmerdants. Ils se transforment même en assassins.
Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question
Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
Si les songes donnent des ailes aux insensés, ils dévoilent aussi les apparences à l'homme qui réfléchit et la vérité lui apparaît, qui se cache derrière le réel.
Les mêmes mots, dans une bouche nouvelle, prennent un accent de vérité qu'ils avaient perdu...
Beaucoup de gens ont peur de dire ce qu'ils veulent. Voilà pourquoi ils ne reçoivent jamais ce qu'ils désirent.
Il faut prendre les hommes comme ils sont.
Maigres sont les étourneaux parce qu'ils vont en troupeau.
Vous essayez trop fort. Les gagnants oublient qu'ils sont dans une course. Ils adorent courir.
La baie de Guanabara [...] C'est ainsi que les indigènes la nomment. Les Portuguais y sont entrés il y a cinquante ans, un jour de janvier. Ces ignorants croyaient qu'il s'agissait d'une rivière : ils l'ont nommée la « rivière de janvier », Rio de Janeiro.
On a remarqué que les éléphants buvaient plus que les autres animaux. Dotés d'une grande mémoire, ils doivent boire pour oublier.
Les Français vont indistinctement au pouvoir ; ils n'aiment point la liberté ; l'égalité seule est leur idole.
Il n'y a rien que les hommes aiment mieux à conserver et qu'ils ménagent moins que leur propre vie.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Les meilleurs, à vingt ans, ont le goût de tout transformer. S'ils gardaient cette ferveur quand ils ont vieilli, tout serait sauf.
Comment font les nudistes, n'ont-ils rien à cacher ?
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs.
Tous les hommes aiment avant tout la lumière, ils ont inventé le feu.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Les grands hommes ne s'abusent point sur leur supériorité; ils la voient, la sentent, et n'en sont pas moins modestes.
Les camps de camping, c'est quelque chose ! C'est un truc qui pue, qui coûte cher, où les gens s'entassent par plaisir et que si demain ils étaient obligés d'y aller, ils gueuleraient comme jamais !