Un professeur de lycée, après tout, est une personne que nous avons désignée pour expliquer aux jeunes dans quelle sorte de monde ils vivent, comment s'en défendre, et, si possible, le rôle que leurs ainés y jouent.
Ne parlez pas d'esprits différents des nôtres ; dites seulement qu'ils ignorent ce que nous avons appris.
Les jurés ont devant eux un vieux coupable : ils sont sévères. Ils ont devant eux une jeune accusée : ils sont rigides.
Les hommes s'aiment entre eux, quand ils ne se connaissent pas.
Un héros de roman infidèle ! On n'aurait jamais rien vu de pareil ; il est réglé qu'ils doivent tous être constants.
Les critiques sont comme les eunuques : ils savent mais ne peuvent pas.
On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
Comme ils doivent se sentir utiles, ceux qui conçoivent les cerveaux électroniques. Enfants, apprenez à concevoir des machines qui remplaceront vos pères !
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
La plupart des voyages débutent de façon moins tranchée qu'ils ne s'achèvent.
Si vous y réfléchissez, vous ne voyez jamais de cerfs, de chiens et de lapins s'inquiéter de leurs menus et pourtant ils courent beaucoup plus vite que les humains.
Il reste très peu de marxistes dans le monde... ils sont tous dans les universités américaines.
Le mariage est cette grande folie, et je pense que si les gens savaient cela, ils le prendraient peut-être plus au sérieux.
Entre Adam et Eve, la conversation devait parfois être difficile : ils ne pouvaient parler de personne.
Il ne faut pas s'occuper des autres : ils sont ailleurs.
Les footballeurs n'ont plus de nationalité. Ils n'ont que des clubs qui ont plus ou moins d'argent pour les acheter.
On prend les portiers de boîtes pour des cerbères mais c'est faux : ils descendent directement du Sphinx de Thèbes. Leurs énigmes soulèvent de vrais problèmes existentiels.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
les parachutistes sont comme les normaliens, ils ont de l'esprit de corps et une vision plutôt métaphysique du monde.
Il faut faire attention aux mots, car souvent ils peuvent devenir des cages.
Les historiens sont les éteignoirs de l'esprit. Ils réduisent la guerre de Troie à une querelle de marchands...
Pour peu qu'on tâche de se perfectionner, on voit les autres rapetisser, comme s'ils s'enfonçaient dans le sable.
Les gens ne veulent pas de mots - ils veulent le son de la bataille
Les étourneaux sont maigres parce qu'ils vont en troupes.
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.
La police n'a pas d'autorité. Normal : vous avez vu dans quoi ils roulent et comment ils sont habillés ?
Je crois que si les Blancs et les Noirs pouvaient se réunir et être laissés seuls, ils se comprendraient et par conséquent s'aimeraient.
Le premier jour du Ramadan et le dernier jour du Ramadan sont des oiseaux sacrés et secrets qui aiment se cacher pour être désirés par les croyants. Le jour où ils se dévoilent, les croyants sont émerveillés par leur beauté spirituelle.
Les gens heureux meurent entiers ; ils se dissolvent d'un coup ; ils ont eu ce qu'ils voulaient.
Les vices sont comme les bestiaux, qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
Certains maris admirent davantage leur femme à mesure qu'ils sont plus trompés. A côté des cocus honteux, il y a les cocus émerveillés.
Les hommes ne se donnent la peine de se faire beaux que lorsqu'ils vont mourir. Comme s'ils voulaient être encore plus regrettés...
Il faut renouveler les souvenirs, ils s'épuisent trop vite.
La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.
Les enfants adorent s'ennuyer, même quand ils ont des tas de choses à faire.
Pour guérir un malade, soulager des douleurs, tous les moyens sont bons pourvus qu'ils réussissent.
Ils n'ont peut être pas de caleçon 100% coton dans le futur, et je suis allergique à tous les synthétiques.
Je m'en fous que ça aille mieux demain. Je veux que ça aille mieux tout de suite, maintenant. Je veux les faire souffrir comme ils nous font souffrir, même plus. Je veux qu'ils ressentent ma souffrance parce que franchement c'est tout ce qu'il me reste à offrir.
Je suis à l'âge où, si l'on ne réalise pas tout de suite ses derniers rêves d'enfant, ils se transforment l'année d'après en regrets de vieillard.
Les sentiments ? Ils aspirent à l'éternité... et ne passent pas la nuit.
Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.
Les hommes ont confiance en eux car ils grandissent en s'identifiant à des super-héros. Les femmes ont une mauvaise image d'elles-mêmes car elles grandissent en s'identifiant à Barbie.
Les gens ne savent pas qu'en tuant et en martyrisant les bêtes c'est une part d'eux-mêmes qu'ils assassinent.
Tous les grands artistes à qui je parle disent qu'ils sont piégés dans une formule et qu'ils recherchent la musique de demain.
J'étais quelqu'un qui n'a jamais aimé ses cheveux. J'avais des cheveux bouclés et je souhaitais qu'ils soient raides.
Il n'y a d'existence sur terre que pour les originaux ; seuls ils ont droit à la vie.
Certains aiment tellement l'humanité, qu'ils sont prêts à l'exterminer pour assurer son bonheur.
On ne bâtit pas un avenir sur des souvenirs et des sacrifices si beaux soient-ils.
Plus on plaint les gens, plus ils se croient à plaindre !
Les décès ont des avantages. Ils peuvent fertiliser le sol.