Les touristes ont horreur de regarder. L'appareil regarde pour eux. Quand ils ont fait clic-clac, ils sont apaisés, ils ont amorti leur voyage. Les piles de photos qu'ils conservent sont autant de diplômes certifiant qu'ils se sont déplacés.
Les cadeaux sont comme les Muses : ils aiment les chants alternés.
Il n'y a pas que le corps qui importe, et nos sexes, que sont-ils sinon les portes sacrées de ce que nous pourrions être ?
Quelques médecins portent si loin la circonspection que, pour ne pas s'exposer à tuer leurs malades, ils s'abstiennent de leur prescrire aucun remède curatif, et n'ordonnent que ce qui ne peut leur faire ni bien ni mal.
Les poètes travaillent dans le noircomme des rapaces nocturnes ou des rossignolsau chant si doux,et ils craignent d'offenser Dieu.
Je mène ma vie en espérant que les gens feront ce qu'il faut. Pourtant, même avec toute mon expérience, je suis toujours surpris quand ils ne le font pas.
Les gens ne veulent pas voir des vêtements, ils veulent voir quelque chose qui alimente l'imagination.
Tout est inutile, les prophètes n'ont pas sauvé les hommes, ils ont annoncé leur déchéance sans fin !
L'avantage des gens qui n'ont pas le baccalauréat, c'est qu'ils le préparent leur vie durant.
Les grands auteurs n'ont écrit que pour nous élever jusqu'à eux ; mais parce que nous négligeons de les lire, ils ne font que nous dominer.
Si les terroristes avaient des dons d'orateur et des micros, ils poseraient moins de bombes.
Je pense que l'on peut avoir une personnalité, mais qu'il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
Ils servent les noirs desseins des rois Perses depuis cinq siècles, des yeux noirs comme la nuit, des dents limées telles des crocs, dépourvus d'âme. La garde personnelle du roi Xerxès, l'élite des guerriers perses, la force de combat la plus meurtrière d'Asie : les Immortels. Nous mettons leur nom à l'épreuve.
Ils sont si rares les beaux silences, n'est-il pas vrai ?
Les importants n'argumentent point : ils se contentent de répéter la même chose, en haussant le ton.
Mais pourquoi pensent-ils-elles si fort et créent-ils-elles si peu et pourquoi pensent-ils-elles si peu et crient-ils-elles si fort.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
Ils étouffent notre planète au service de leurs intérêts particuliers.
Les traîtres se reconnaissent aux déclarations d'amour qu'ils font en toutes circonstances.
Les saints et les criminels. Et les fous... Ils sont tous au début... d'une vérité.
Bruits : Quand les arbres ne sont pas arrosés, ils donnent des bruits secs.
Si les hommes veulent être heureux, qu'ils se chargent eux-mêmes de leur bonheur !
Quand les faibles s'inclinent, les forts les frappent davantage ; quand ils défendent publiquement leurs droits, bravant même la mort, les forts fléchissent.
Naturellement, si vous allez leur dire qu'ils se portent bien, ils ne demandent qu'à vous croire.
Ils craignent de mourir, et ils ne craignent pas de vivre !
Ne commencez jamais un discours en disant : "Je ne suis pas un orateur". Ils s'en apercevront assez vite.
Je n'ai rien contre les pauvres. Je crois qu'ils méritent aide et compréhension. Je dirai même plus. Je suis convaincue que la majorité des gens qui sont pauvres ne le font pas par méchanceté.
Quand on croit pouvoir chicaner sur ses devoirs parce qu'ils sont difficiles, il n'y en a point qu'on ne puisse mettre en question ; car il n'y en a pas un qui, de temps à autre, ne coûte quelque chose à remplir.
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers,Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés,Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants,Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne vous gênent plus ?
Lorsque les gens ont décidé qu'ils voulaient être libres et ont agi, il y a eu un changement.
Ils s'en vont de tous les côtés. Ils nous fournissent des médicaments, mais ils ne les produisent pas ici, en grande partie.
Tant d'hommes et de femmes subsistent sans exister, car ils ne comptent aux yeux de personne !
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Pourquoi ce nom d'Académie Française ? C'est la question que tout le monde se pose sauf les académiciens français qui s'en foutent du moment qu'ils n'ont pas froid aux genoux...
Je me méfie des partis ; ils deviennent facilement des partis-pris.
Si nos amis nous rendent des services, nous pensons qu'à titre d'amis ils nous les doivent, et nous ne pensons pas du tout qu'ils ne nous doivent pas leur amitié.
Ce que les séducteurs apprennent sur le tard, c'est qu'ils ont toujours été séduits, c'est que toutes les femmes qu'ils ont eues, c'était des femmes qui voulaient les avoir.
Presque tous ceux qui ont eu une idée quelque peu révolutionnaire ou qui a eu un succès fou se sont d'abord fait dire qu'ils étaient fous.
Les joueurs voulaient plus d'argent, des plafonds salariaux plus élevés et ils n'avaient pas cette relation familiale que nous ressentions avec les joueurs. Mentalement, les joueurs étaient plus professionnels.
Ils disent que les mariages se font au paradis. Mais il en va de même pour le tonnerre et la foudre.
Les riches conservent peu d'illusions. Ils laissent cela aux autres. C'est peut-être un service qu'ils leurs rendent sans le savoir.
Certains grands auteurs ont de la chance : ils se sont toujours sentis forcés d'écrire.
Les lieux meurent comme les hommes, quoiqu'ils paraissent subsister.
Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
Mon grand-père et ma grand-mère était tous les deux sourds. Mais ils s'entendaient très bien.
La première personne qu'aime un homme, c'est soi-même. Mais s'il a des enfants son plus cher désir est qu'ils soient meilleurs que lui en tout point.
Il n'y a plus d'auteurs au théâtre ; s'il y en avait, cela se saurait, ils seraient publiés.
Grâce à leur malheur, beaucoup de gens sont arrivés à des réalisations magnifiques. S'ils n'avaient pas eu certaines difficultés, ils n'auraient jamais réussi quoi que ce soit de grand.
Qu'est-ce que les riches ont de plus que les pauvres ? Ils ne se contentent pas de ce qu'on leur laisse.