La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Les livres ne parlent pas du monde : ils disent l'empreinte du monde sur ton coeur.
L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face.
Les livres ne ressuscitent pas les morts, ne métamorphosent pas un idiot en homme raisonnable, ni une personne stupide en individu intelligent. Ils aiguisent l'esprit, l'éveillent, l'affinent et étanchent sa soif de connaissance.
Si les hommes sont honnêtes, tout ce qu'ils font et partout où ils vont, c'est pour avoir une chance de voir des femmes.
Nos choix passés font notre présent.
J'aime beaucoup les Français, parce que même quand ils vous insultent, ils le font si gentiment.
Il y aura toujours des pigeons dans les livres et dans les musées, mais ce sont des effigies, des images, mortes à toute épreuve et à tout plaisir.
La plupart des personnes sont tellement absorbés dans la contemplation du monde extérieur qu'ils sont totalement inconscients de ce qui se passe en eux-mêmes. La mort prématurée de millions de personnes est principalement liée à cette cause. Même parmi ceux [...] â–º Lire la suite
Les réclamations se font par écrit. Elles doivent être déposées dans la boîte qui est installée à cet effet et qui est vidée deux fois par semaine par la femme de ménage.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Les faiblesses des hommes font la force des femmes.
Le propre des grands livres est que chaque lecteur en est l'auteur.
Les pires censeurs sont ceux qui osent réprimer les idées et font taire les contestations.
Les biens de la terre ne font que creuser l'âme et en augmentent le vide.
La plupart des femmes entendent le mot constance comme le lac de ce nom, dont les eaux limpides baignent quatre pays différents.
Je songe à ma pile de livres de poche aux pages tremblotantes, comme si elles avaient autrefois fait partie de la mer.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
La plupart attrapent une opinion comme on attrape la rougeole, par contagion.
Une bonne santé vaut mieux qu'une poche pleine.
Si les lentilles vous font péter, portez des lunettes.
Certains pensent qu'ils font un voyage, en fait, c'est le voyage qui vous fait ou vous défait.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
On loue et on blâme la plupart des choses parce que c'est la mode de les louer ou de les blâmer.
La plupart des hommes oublient tout, excepté d'être ingrats.
Dieu parle à tout le monde, mais la plupart d'entre nous ne lui laissent pas placer un mot.
Nous vivons ici et ils vivent là-bas. Nous noirs et eux blancs. Ils ont des choses et nous non. Ils font des choses et nous ne pouvons pas. C'est comme vivre en prison.
Des livres lui dégringolaient sur les épaules, les bras, le visage. Un volume lui atterrit dans les mains, presque docilement, comme un pigeon blanc, les ailes palpitantes.
La poésie rend la vie ce que les lumières et la musique font de la scène.
Les médecins se font un grand tort en ne prescrivant pas systématiquement à toute femme enrhumée un manteau de fourrure.
Et les étoiles à leur tour, Comme torches funèbres, Font les funérailles du jour.