La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs.
Les livres d'histoire qui ne contiennent aucun mensonge sont très ennuyeux.
Seule la lecture de ses livres nous fait entrer dans l'intimité d'un écrivain et c'est là qu'il est au meilleur de lui-même et qu'il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre parasite.
Je suis effrayée moi-même à la pensée de ceux à qui je me suis toujours sentie si profondément liée et qui sont maintenant livrés aux mains des bourreaux les plus cruels qui aient jamais existé. Et tout cela pour la seule raison qu'ils sont juifs.
Les bons livres font les bons clercs.
Les écrivains ont mis la langue en liberté.
La plupart des gens n'ont qu'une imagination émoussée. Ce qui ne les touche pas directement, en leur enfonçant comme un coin aigu en plein cerveau, n'arrive guère à les émouvoir.
La plupart des hommes, arrivés à un certain âge, craignent et haïssent la vieillesse. C'est pourquoi la plupart vieillissent mal et meurent avant le temps.
Comme la plupart des filles, son imagination la portait jusqu'à l'autel et pas plus loin.
Quand je pense aux livres de chevet de certains de mes amis, je me demande comment ils font pour se réveiller.
J'ai vu mes véritables dieux... les dieux de la plupart des hommes : la nourriture, la boisson et la sécurité qu'offre le conformisme.
Les écrivains devraient mettre plus souvent les pieds dans la société civile.
Les choses sont une façade, une croûte, Dieu seul est. Mais dans les livres il y a quelque chose de divin.
La plupart des hommes jugent inconsciemment le monde d'après eux-mêmes, et on trouvera très généralement que ceux qui se moquent habituellement de la nature humaine et affectent de la mépriser sont parmi ses pires et les moins agréables échantillons.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
J'ai trouvé peu de 'bien' chez les êtres humains. D'après mon expérience, la plupart d'entre eux sont des ordures.
Peu d'enfants sont pareils à leur père : la plupart sont pires.
Les livres font d'excellents cadeaux car ils peuvent dévoiler des secrets cachés.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
Qu'importent les livres ? Par la parole, la lettre se vivifie. Mais la parole l'emporte car, en déclarant, elle ordonne.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
La plupart des images que nous rencontrons brillent, se convulsent et s'éteignent.
Etre voyant, c'est comme lire dans un livre, et les plus beaux des livres du monde sont les êtres humains.
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
Les hommes lisent des livres et déclament des poèmes ; les femmes doivent savoir broder et coudre.
La plupart des hommes trahissent leur jeunesse.
Comportement apparaissant en concomitance avec la consommation d'alcool et de livres : manque de sociabilité, vantardise, exhibitionnisme, agressivité, vomissements, sentiment de culpabilité ou de supériorité - Je tiens mieux le roman que toi, etc.
Pour la plupart des gens, la lecture, c'est du temps perdu. Et, chose autrement grave, du temps perdu avec ennui.
Le succès de la plupart de nos réussites dépend bien souvent de la volonté qu'on y met.
Il faut croire en la vie et la vivre pleinement sans trop s'arrêter aux accidents en cours de route. Un malheur présage un bonheur, la plupart du temps c'est vrai.