L'homme et la femme ne s'entendent si mal que parce qu'ils habitent la même maison.
Une personne très riche doit laisser suffisamment à ses enfants pour qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais pas assez pour qu'ils ne fassent rien.
Il n'y a pas de mal à se moquer des abrutis. Ils sont là pour ça, non ?
Les jeunes illuminent toujours un foyer. Ils n'éteignent jamais les lumières.
Les gens attendent d'une oeuvre d'art qu'elle veuille dire quelque chose alors qu'ils acceptent que leur vie à eux ne rime à rien.
Qu'heureux seraient les hommes des champs s'ils connaissaient leur bonheur !
Le monde peut dormir tranquilleIl ne fait qu'un rêve à la fois.Des rêves à la fois j'en fait milleIls ont tes manières et ta voix.
Si les gens ne parlaient que de ce qu'ils comprenaient, la Terre serait un endroit très calme.
Selon les astronomes modernes, l'espace est limité. Voilà une pensée très réconfortante, particulièrement pour les gens qui ne se rappellent jamais où ils ont mis les choses.
Le problème avec les gens intelligents, c'est qu'ils ne sont jamais assez intelligents pour ne pas dire qu'ils sont les plus intelligents.
Rien ne trahit autant le caractère des gens que les choses dont ils se moquent.
Dès qu'ils apprennent qu'on va déshabiller leur carapace, ils rougissent. Je serai toujours fasciné par la pudeur des homards.
Lorsque les jeux olympiques furent rétablis en 1894, il fut stipulé qu'ils comprendraient autant que possible toutes les formes d'exercices en usage dans le monde moderne.
Il faudrait convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même qu'ils en jouissent.
Triste mot : touristes. Les étrangers, séparés de la vie du pays par la couche atmosphérique qu'ils transportent avec eux : habitudes, intérêts, bavardages de leur ville, jargon de leur secte.
Je pense que les hommes peuvent tout faire, mais qu'il ne dépend pas d'eux que ce qu'ils font soit bien ou mal.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] ► Lire la suite
Si Dieu n'apparaît pas aux athées, c'est parce qu'il a peur qu'ils ne le convertissent à l'athéisme.
Il est vain, à Paris, de monter sur ses grands chevaux ; ils ne mènent nulle part, et il n'y a plus d'allées cavalières.
Rimbaud a émasculé la poésie pour un siècle. Voilà la force des génies : ils rendent les autres impossibles.
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
L'ennui est qu'il faut boire pour supporter les gens, et qu'à ce moment-là ils ne vous supportent plus.
Tous les palais sont ridicules : malgré leur intérêt historique, ils ne sont que l'expression dénuée de goût et pénible de l'ostentation.
Je n'enseigne pas à mes élèves, je fournis les circonstances dans lesquelles ils peuvent apprendre.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Les rois disent qu'ils aiment le vrai, mais malheur à qui les croit sur parole.
L'usage des grands est de profiter d'une action qu'ils regardent comme coupable et de prodiguer à celui qui s'est chargé de l'accomplir des récompenses et le mépris.
Il serait normal que les assassins signalent les crimes. Après tout, ils sont les premiers informés.
Tous les hommes sont à la fois pécheurs et saints quand ils ne sont pas criminels et martyrs.
La retraite ne fait pas partie de mon vocabulaire. Ils ne vont pas se débarrasser de moi de cette façon.
Le plus grand faible des hommes, c'est l'amour qu'ils ont de la vie.
Prête à Dieu et à la terre, ils paient de bons intérêts.
Les Blancs sont orgueilleux ; et comme ils sont riches, ils érigent un monument au moindre de leurs exploits.
Essaie de devenir ce que tu veux plutôt que ce qu'ils veulent que tu sois.
L'égotisme ne manque pas d'attraits, même dans la vie réelle. Lorsque les gens nous parlent des autres, ils sont habituellement ennuyeux.
Les enfants comprennent intuitivement que le monde dans lequel ils sont nés n'est pas parfait.
Quelquefois, je me demande si les hommes et les femmes sont faits pour vivre ensemble. Peut-être qu'ils devraient se contenter d'être voisins et de se rendre visite de temps à autre.
Tous les mots sont adultes. Seul l'espace où ils retentissent les reconduit vers la mort perpétuelle où ils semblent naître toujours.
Ne flattez pas le culte d'adjectifs tels que indescriptible, rutilant, incomparable, qui mentent sans vergogne aux substantifs qu'ils défigurent : ils sont poursuivis par la lubricité.
L'exercice de l'art et celui de la liberté sont en liance étroite et serrée, ils se pratiquent dans la même ascèse et le même refus des aliénations de toutes sortes.
La générosité incite à la jalousie. Plus les cadeaux sont acceptés avec plaisir, plus on regrette de les avoir faits. Ils vous éclipsent.
Le succès est un enseignant moche. Il séduit les gens intelligents à croire qu'ils ne peuvent pas perdre.
La conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas.
Le côté déprimant des temps modernes est la fâcheuse nécessité qu'ils impliquent de la nullité des temps anciens.
Papet, je m'en vais parce que j'en peux plus. C'est pas pour les oeillets tant pis s'ils crèvent, c'est à cause de mon Amour.
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Laisse faire les autres. A scruter les êtres et les choses de trop près, ils finissent pas n'en plus voir la vérité ni le reflet.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillères.
Le mari, l'amant, caressent la même femme, mais c'est chacun une femme différente qu'ils aiment.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.