J'aime beaucoup les Français, parce que même quand ils vous insultent, ils le font si gentiment.
Quand les hommes sortent de prison, neuf fois sur dix leur regard ne se pose plus. Ils ne regardent plus comme des hommes.
On n'écoute plus ce que les gens disent. On se contente de regarder comment ils le disent, quel regard ils ont en le disant, et si leur cravate est assortie à leur pochette.
Les gens sont comme les vitres sales. Ils sont éclatants et brillent lorsqu'il y a du soleil, mais lorsque l'obscurité s'installe, leur véritable beauté est révélée seulement s'il y a une lumière qui vient de l'intérieur.
Il ne faut jamais craindre de dire aux hommes leurs quatre vérités : ils sont tellement vaniteux qu'ils ne vous croient jamais, si le portrait n'est pas flatteur.
Certains esprits sont des trains qui vont si vite qu'on n'a pas le temps de s'apercevoir qu'ils sont vides.
La plupart des gens ne font pas ce qu'ils veulent et les rares qui dérogent amènent des catastrophes.
Les saints n'étaient pas attachés aux biens de la terre ; ils ne songeaient qu'à ceux du ciel. Les gens du monde, au contraire, ne songent qu'au temps présent.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
Même dans une société éclairée, les tabous nuisent aux causes qu'ils prétendent servir. Car ils provoquent des peurs et les peurs induisent des comportements irrationnels, y compris en politique.
Chassez les préjugés par la porte, ils rentreront par la fenêtre.
Rajeunissement. Tous les esthéticiens le conseillent. Ils ont raison. C'est le vrai secret de la fraîcheur.
Plus les grands patrons néolibéraux augmentent leurs revenus, plus ils estiment excessif le "coût de la main-d'oeuvre".
J'étais content de ne pas être amoureux, content d'être en froid avec le monde. J'aime être en désaccord avec tout. Les amoureux deviennent souvent susceptibles, dangereux. Ils perdent le sens de la perspective. Ils perdent le sens de l'humour. Ils deviennent nerveux, psychotiques, emmerdants. Ils se transforment même en assassins.
Dans un monde où une énorme distance semble séparer un ministre d'une prostituée, il est bon de dire, à l'un comme à l'autre, qu'ils font le même métier.
C'était un honorable praticien qui guérissait les malades de toutes les maladies, excepté de celle dont ils mouraient.
Attendre des autres ce qu'ils ne peuvent pas vous donner revient à entrer dans une prison.
Les immeubles bâtis le long des voies de chemin de fer ont mauvaise mine parce qu'ils dorment mal.
Heureux les normaux, ces êtres étranges. Mais qu'ils laissent la place à ceux qui font les mondes et les rêves.
La foi et le doute vont de pair, ils sont complémentaires. Celui qui ne doute jamais ne croira jamais vraiment.
Au fond du jardin j'ai découvert les pygmées. Moi je croyais que c'étaient des contes et légendes pour les enfants tu vois, tu sais dans les dessins animés, tu a toujours un troll, une merde dans la forêt avec une flûte. Ben là-bas c'est des vrais, ils sont vivants.
Certains sont ici parce qu'ils connaissent quelqu'un, d'autres parce qu'ils sont quelqu'un...
L'humain a de l'importance au sein d'une nature qui en a aussi, ils prennent soin l'un de l'autre, en un équilibre coévolutif.
Les touristes découvrent sur leurs photos les sites qu'ils avaient renoncé à regarder pour trouver le temps de les prendre.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
Pourquoi certains arrivent-ils toujours en avance ? Parce qu'ils pensent : "On ne m'aime pas assez pour m'attendre." Pourquoi d'autres arrivent-ils toujours en retard ? Parce qu'ils pensent : "On doit m'aimer assez pour m'attendre."
Maintenant, ils peuvent prendre de la graisse de vos fesses, et la réutiliser pour remplir les rides que vous avez sur la figure. Cela donne un tout nouveau sens à la danse joue contre joue.
Il y a de la lumière dans les frigos pour que les aliments voient en permanence la date avant laquelle ils n'ont pas le droit de pourrir.
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
La classe ouvrière est solidaire de tous les peuples à condition qu'ils ne lui piquent pas son boulot et qu'ils ne viennent pas la déranger.
Il existe, dans le domaine sentimental, une virginité des mots ; ils la perdent non d'être prononcés, mais entendus une première fois.
Si les songes donnent des ailes aux insensés, ils dévoilent aussi les apparences à l'homme qui réfléchit et la vérité lui apparaît, qui se cache derrière le réel.
Je n'aime pas les petits gars rasés de près, portant cravate et nantis d'un bon boulot. J'aime les hommes désespérés, les hommes aux dents brisées, aux vies brisées et aux manières brusques. Ils m'intéressent. Ils ménagent plein de surprises et d'explosions.
Les chaussures transforment votre langage corporel et votre attitude. Ils vous élèvent physiquement et émotionnellement.
Comment l'homme et la femme pourraient-ils se comprendre ? Car en fait tous deux souhaitent des choses différentes : l'homme, la femme et la femme, l'homme.
Les hommes sont des hommes si ils sont tous égaux.
Il est des gens qui crient très haut qu'ils n'ont jamais voulu se vendre ; c'est peut-être qu'on ne se serait jamais soucié de les acheter.
Certains jours n'existent pas en eux-mêmes, ils sont seulement là pour être avant ou après.
La défonce est un sport de jeune. Tout est dans la récupération. C'est pour ça que les jeunes peuvent se permettre de prendre ce qu'ils veulent. Ils se refont dans la nuit et sont créatifs dès le lendemain. À notre âge, il faut un intervalle plus long.
Les gens protègent ce qu'ils aiment.
Il est important que les jeunes entrepreneurs soient suffisamment conscients de ce qu'ils ne savent pas.
Les princes d'aujourd'hui, même s'ils n'étaient que d'opérette, auraient-ils tellement besoin d'argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
Il y a 50 ans que le peuple et les intellectuels sont séparés. Il faut qu'ils ne fassent plus qu'un.
La vraie misère est celle des gens qu'on croit riches parce qu'ils n'ont pas le courage d'être pauvres.
Il est indigne des grands coeurs de répandre le trouble qu'ils ressentent.
Au joug depuis longtemps, ils se sont façonnés ; ils adorent la main qui les tient enchaînés.
L'air désuet, souvent ridicule que prennent si facilement nos bonheurs quand ils sont finis.
Il y a des gens qui font l'amour sans esprit, comme ils boivent et mangent.
Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château ; il est toujours le même, qu'ils s'adressent au sauvage ou au sage, au chef ou au roi.
Quand certains entendent un écho, ils s'imaginent avoir produit le son.