Les idées audacieuses sont comme les pions qui avancent aux échecs ; ils peuvent être pris, mais ils peuvent aussi démarrer une partie gagnante.
Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout.
C'est un fait que les morts les plus chers, au bout de quelques mois, seraient, s'ils revenaient, des intrus dans l'existence des vivants.
Prêtres : couchent avec leurs bonnes, et en ont des enfants qu'ils appellent leurs neveux.
Les astrologues parlent bien de l'avenir, mais ils ne le font pas venir.
La meilleur preuve que les Français se lavent peu, c'est qu'ils paraissent beaucoup plus propres le dimanche !
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
Ils m'ont toujours fait de la peine ceux qui écoutent une cornemuse... sans être écossais.
Seuls les chats ne baissent pas les yeux quand ils ont fait du mal.
Les gens se sentent obligés de coller une étiquette sur les différences, sinon ils perdent leurs repères.
Moins il y a de distance entre deux hommes, plus ils sont pointilleux pour le faire remarquer.
C'est d'avoir affublé les académiciens d'une épée qui pourrait peut-être expliquer pourquoi ils passent si facilement l'arme à gauche.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Les vrais fous ne se posent jamais le problème. Ils sont persuadés d'être parfaitement sains d'esprit.
Les désirs de l'homme sont des flèches de lumière. Ils peuvent explorer les rêves, visiter le pays des âmes, guérir la maladie, chasser la peur et créer des soleils.
Il y a des gens qui n'auraient jamais été amoureux, s'ils n'avaient jamais entendu parler de l'amour.
Les Français sont plus sages qu'ils ne paraissent et les Espagnols paraissent plus sages qu'ils ne sont.
Si les gouvernements en place continuent de penser qu'abaisser l'âge de voter peut leur être favorable, on verra bientôt les électeurs aller aux urnes avant qu'ils ne sachent marcher.
On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid...
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
A quoi bon pleurer sur ce qui aurait pu être ?... Les hommes sont-ils donc les artisans de leur propre malheur ? Peuvent-ils se soustraire aux forces du destin ?
Il est important que les jeunes entrepreneurs soient suffisamment conscients de ce qu'ils ne savent pas.
Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répéterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
Qu'il y a de peintres semblables dans le monde ! On ne leur demande simplement qu'un cheval, et ils veulent absolument faire une selle et une bride.
Faites ce que vous voulez vraiment faire. Ne jouez pas leur jeu ! Ne faites pas ce qu'ils veulent. Trouvez votre propre chemin.
Les paysans sont sans cesse au travail et c'est un mot qu'ils n'utilisent jamais.
Maigres sont les étourneaux parce qu'ils vont en troupeau.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Les jeunes ne peuvent pas savoir à quel âge ils pensent et ressentent. Mais les vieillards sont coupables s'ils oublient ce que c'était que d'être jeunes.
Mais l'amour est aveugle, et les amants ne peuvent voir Les plaisantes folies qu'ils commettent eux-mêmes.
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
Si les êtres mettaient à réussir leur existence la même énergie qu'ils consacrent à persuader les autres, le monde serait un jardin de roses.
Certaines gens ont tellement honte d'emprunter qu'ils n'osent pas rendre.
Les socialistes ont progressé. Ils sont passés de la gauche paillette à la gauche paillotte.
Je n'aime pas les petits gars rasés de près, portant cravate et nantis d'un bon boulot. J'aime les hommes désespérés, les hommes aux dents brisées, aux vies brisées et aux manières brusques. Ils m'intéressent. Ils ménagent plein de surprises et d'explosions.
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
La différence entre un maître et un valet c'est que s'ils fument tous les deux les mêmes cigares, il n'y en a qu'un qui les paye.
Si les Français savaient le rôle de l'intelligence et de volonté, la part de l'esprit et de caractère dans la plupart des sports ; avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants !
A voir certains monuments contre lesquels ils font leurs besoins, c'est à croire que les chiens sont de purs esthètes.
Rester occupé c'est faire fuir les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous faisons face à nos problèmes, ils disparaissent.
La télé dans les prisons : ils avaient déjà les barreaux, maintenant ils ont les chaînes.
Une des portes du Paradis est appelée "Porte de Rayâne" - La Porte des Rafraîchissements. Seuls ceux qui jeûnent la franchiront. Il sera dit : Où sont ceux qui jeûnaient ?" Ils se lèveront alors et entreront. Aucune autre personne ne la franchira. Elle sera refermée à jamais.
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
Les cadeaux sont comme les conseils : ils font plaisir surtout à ceux qui les donnent.
Les grands hommes ne s'abusent point sur leur supériorité; ils la voient, la sentent, et n'en sont pas moins modestes.
En Hollande, les gens sont tellement propres que, quand ils ont envie de cracher, ils prennent le train pour la campagne.
Les pères emploient les pronoms possessifs à la première personne quand ils ont sujet de se louer de leur rejeton, à la seconde quand celui-ci a commis quelque balourdise.
Fielleux comme souvent le sont ceux dont on dit qu'ils ont de l'humour.
Les journaux regorgent d'histoires de braves gens pris en otages à la banque par des gangsters, mais ils restent muets sur les cas, pourtant plus fréquents, de clients pris en otages pas leur banquier.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.