La différence entre un maître et un valet c'est que s'ils fument tous les deux les mêmes cigares, il n'y en a qu'un qui les paye.
Les astrologues parlent bien de l'avenir, mais ils ne le font pas venir.
Les maris font des confidences, quand ils sont jeunes, qu'ils doivent bien regretter l'âge et la dignité venus.
Certaines gens ont tellement honte d'emprunter qu'ils n'osent pas rendre.
Il est important que les jeunes entrepreneurs soient suffisamment conscients de ce qu'ils ne savent pas.
Ceux qui partent ont toujours raison. Ils se jettent dans l'inconnu, défient l'oubli.
A voir certains monuments contre lesquels ils font leurs besoins, c'est à croire que les chiens sont de purs esthètes.
A quoi bon pleurer sur ce qui aurait pu être ?... Les hommes sont-ils donc les artisans de leur propre malheur ? Peuvent-ils se soustraire aux forces du destin ?
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l'air d'être vivants et pourtant il leur manque la vie de l'être en chair et en os.
Les cadeaux sont comme les conseils : ils font plaisir surtout à ceux qui les donnent.
On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid...
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
Avoir des ennemis n'a qu'un seul avantage, c'est qu'ils ne nous décoivent jamais.
Ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelqu'affreux qu'ils vous paraissent d'abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d'une galanterie.
La meilleur preuve que les Français se lavent peu, c'est qu'ils paraissent beaucoup plus propres le dimanche !
Les désirs de l'homme sont des flèches de lumière. Ils peuvent explorer les rêves, visiter le pays des âmes, guérir la maladie, chasser la peur et créer des soleils.
Rester occupé c'est faire fuir les préoccupations et les problèmes, et lorsque nous faisons face à nos problèmes, ils disparaissent.
Les jeunes ne peuvent pas savoir à quel âge ils pensent et ressentent. Mais les vieillards sont coupables s'ils oublient ce que c'était que d'être jeunes.
Les étudiants. Ils discourent sur tout mais n'ont d'idées sur rien. Ils sont vides comme des urnes et ils veulent donner à boire à tout le monde.
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
Mais l'amour est aveugle, et les amants ne peuvent voir Les plaisantes folies qu'ils commettent eux-mêmes.
Les paysans sont sans cesse au travail et c'est un mot qu'ils n'utilisent jamais.
Il y a des gens propres à tout sauf à ce qu'ils font, et qui ne se trouvent déplacés qu'à leur place.
Si les Romains avaient dû d'abord apprendre le latin, ils n'auraient jamais eu le temps de conquérir le monde.
Les militaires font penser à une troupe de théâtre qui répéterait toujours sans jamais jouer. A défaut de tuer des gens, ils tuent le temps.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
Des copulateurs sans conscience. Ils ne s'obsèdent que sur la baise, le cinoche, le fric, la famille, tout ce qui tourne autour du sexe. Sous leur crâne, on ne trouve que du coton. Ils gobent tout, Dieu comme la patrie, sans jamais se poser la moindre question
La télé dans les prisons : ils avaient déjà les barreaux, maintenant ils ont les chaînes.
Fielleux comme souvent le sont ceux dont on dit qu'ils ont de l'humour.
Lorsque la Spoliation est devenue le moyen d'existence d'une agglomération d'hommes unis entre eux par le lien social, ils se font bientôt une loi qui la sanctionne, une morale qui la glorifie.
Je crois que les êtres très profondément aimés réfléchissent une part de l'amour qu'ils inspirent. Choisis, élus, ils se sentent uniques. Le boomerang de l'amour, en quelque sorte.
Si les Français savaient le rôle de l'intelligence et de volonté, la part de l'esprit et de caractère dans la plupart des sports ; avec quel entrain ils y pousseraient leurs enfants !
En Hollande, les gens sont tellement propres que, quand ils ont envie de cracher, ils prennent le train pour la campagne.
Maintenant, ils peuvent prendre de la graisse de vos fesses, et la réutiliser pour remplir les rides que vous avez sur la figure. Cela donne un tout nouveau sens à la danse joue contre joue.
Qu'il y a de peintres semblables dans le monde ! On ne leur demande simplement qu'un cheval, et ils veulent absolument faire une selle et une bride.
Les tyrans modernes ne promettent rien, ils font barrage.
Les faibles ne finissent jamais rien eux-mêmes, ils attendent toujours la fin.
Parole d'homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n'arrêtent pas de demander.
Les pères emploient les pronoms possessifs à la première personne quand ils ont sujet de se louer de leur rejeton, à la seconde quand celui-ci a commis quelque balourdise.
Les plaisirs s'épuisent à mesure qu'on les vit, et ils renaissent autrement sous une forme dont on n'aurait jamais pu soupçonner la douceur non plus que la richesse.
La caractéristique des gens, c'est qu'ils sont prêts à tout croire. D'ailleurs, comment l'église aurait-elle pu résister pendant presque deux mille ans sans la crédulité universelle ?
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
Les Français vont indistinctement au pouvoir ; ils n'aiment point la liberté ; l'égalité seule est leur idole.
Les hommes savent mieux organiser leur vie que les femmes : ils se marient plus tard et meurent plus tôt.
Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.
Les hommes attendent parfois de la vie quelque chose qu'elle ne leur donnera pas, et cette attente idiote, c'est leur but, leur passion. Pourquoi les hommes rendent-ils creux ce qui est plein ?
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
Le drame des poètes, c'est qu'ils doivent vivre au-dessus des moyens de leur époque.
Maigres sont les étourneaux parce qu'ils vont en troupeau.
Les socialistes ont progressé. Ils sont passés de la gauche paillette à la gauche paillotte.