Les esprits sont, en général, moins affamés que les estomacs, et ils supportent beaucoup plus gaillardement la pénurie.
Quand un nanti rencontre un déshérité, que voulez-vous qu'ils se disent ?
Je pense que les hommes qui ont une oreille percée sont mieux préparés pour le mariage : ils connaissent déjà la douleur et ont déjà acheté des bijoux.
Les indiens préfèrent l'ombrelle, ou le parapluie, au chapeau. Peut-être parce qu'ils préfèrent transporter avec eux leur ombre.
Les hommes sont ce qu'ils sont, et ce qu'ils font c'est leur affaire.
Ce que les hommes vous pardonnent le moins, c'est le mal qu'ils ont dit de vous.
Flatterie : La flatterie, c'est dire aux gens ce qu'ils pensent d'eux-mêmes.
Les pères sont incertains sur ce qu'ils croient, sur ce qu'ils veulent ; la faiblesse des convictions se trouve comme celle des moeurs au sein des familles.
Les cambrioleurs respectent la propriété. Ils veulent juste que la propriété, en devenant la leur, soit plus parfaitement respectée.
Tout le monde pense que je m'appelle Jerry Laitis et ils m'appellent Mr Laitis. Que pouvez-vous faire quand vous avez un nom qui ressemble à une maladie ?
Beaucoup de gens ont des idées sur la façon dont les autres devraient changer ; peu de gens ont des idées sur la façon dont ils devraient changer.
Ce que les gens ont la capacité de choisir, ils ont la capacité de le changer.
Les touristes anglais sont de parfaits égoïstes : ils laissent toujours leurs jolies femmes chez eux quand ils viennent à Paris.
Lorsqu'ils sont vivement pressés par la faim en hiver, ils mangent les vieilles femmes avant de manger les chiens ; quand M. Low demanda au jeune garçon pourquoi cette préférence, il répondit : "Les chiens attrapent les loutres et les vieilles femmes ne les attrapent pas."
Je respecte beaucoup les Britanniques - leur histoire, leur passé, leur culture. Je pense que c'est beau, ce qu'ils ont avec la monarchie.
Nous ne sentons les maux publics qu'autant qu'ils s'étendent à nos intérêts particuliers.
Que d'hommes avant nous n'ont-ils rêvé d'arracher l'histoire à sa lourde fatalité du sacrifice.
Auront-ils une part du royaume, eux qui ne seraient pas capables de donner aux hommes même le creux d'un noyau de datte ?
Tous les hommes ne se gouvernent que par les idées qu'ils ont de leur avantage et de leur bien-être.
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
Méfie-toi toujours des imbéciles, ils sont plus dangereux que les loups.
Quand les faibles s'inclinent, les forts les frappent davantage ; quand ils défendent publiquement leurs droits, bravant même la mort, les forts fléchissent.
Ils se rencontrèrent si près de leurs lèvres que leurs souffles s'embrassèrent.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
Si tant de nos généraux ont une intelligence médiocre, on peut penser que c'est parce qu'ils ont été colonels.
Plus les hommes s'éloignent de Dieu, plus ils avancent dans la connaissance des religions.
Enfin ceux qui généralisent ne pourront faire des théories durables qu'autant qu'ils connaîtront par eux-mêmes tous les détails scientifiques que ces théories sont destinées à représenter.
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
Certains aiment les fleurs et les bêtes parce qu'ils sont incapables de s'entendre avec leur prochain.
Vous n'avez peur que si vous n'êtes pas en harmonie avec vous-même. Les gens ont peur parce qu'ils ne se sont jamais reconnus.
Pour éliminer leur cholestérol, les Américains font du jogging, c'est à dire qu'ils courent pendant des heures jusqu'à s'écrouler raides morts d'un infarctus.
Le doute peut vous motiver, alors n'ayez pas peur de cela. La confiance et le doute sont à deux extrémités de l'échelle, et vous avez besoin des deux. Ils se balancent mutuellement.
Il y a des gens tellement malchanceux qu'ils se jettent dans des accidents qui allaient arriver à quelqu'un d'autre.
Tout est inutile, les prophètes n'ont pas sauvé les hommes, ils ont annoncé leur déchéance sans fin !
Les livres sont ceci, ils propagent le silence.
Les enfants justifient les réunions de famille et nous en consolent. Ils sont toujours ce qu'il y a de mieux à regarder. Ils sont toujours les premiers sur la piste de danse et les seuls à oser dire que le gâteau est écoeurant.
Ils ne se sont jamais ditLe plus petit mot d'amourIls se baladent dans la vieEn copains de toujours.
Délos est une île magique où se croisent des étincellements ; elle devient peu à peu miroir ; miroir de quoi ? Peu importe ; les miroirs ont une beauté surnaturelle ; ils ne connaissent pas ce qu'ils reflètent et ils ne reflètent pas toujours ce qu'ils voient.
Nous payons pour les fautes de nos ancêtres et il me paraît normal qu'ils nous laissent de l'argent pour ça.
Je n'ai d'amis que celles ou ceux qui s'oublient en parlant. Ils pensent à nu.
Les personnes qui vous critiqueront ne seront pas celles qui s'occuperont de vos jambes lorsque vous serez dans votre fauteuil roulant. Les gens qui n'ont jamais conduit une voiture dans ces conditions, ils ne savent tout simplement pas.
L'une des leçons que j'ai apprises de mon étude des héros de guerre est qu'ils ne parlaient pas beaucoup.
Ils veulent que je donne un autre concert, mais je n'ai aucune envie de le faire. Vous ne pouvez pas imaginer ce que représente pour moi une torture trois jours avant une comparution publique.
Les mots n'ont rien de véritablement étranger, mais les images qu'ils suscitent ne débouchent que sur des sensations de meurtre inaccompli, de cruauté diffuse et de malaise. On ne saisit pas l'intention de celui qui parle et on ne comprend même pas qui prend la parole.
Ce qui me gâte la plupart des livres, c'est qu'au lieu d'être faits pour le salut de l'auteur, ils saluent le public.
Le plus pénible avec les impuissants, c'est qu'ils parlent.
Que tous les hommes mangent est une bonne chose mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain, car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.
Autrefois, quand les gens inventaient une nouvelle fonction, ils avaient quelque chose d'utile à l'esprit.
Beaucoup de chrétiens ne mesurent pas l'extravagance de ce en quoi ils croient.
Je suis très heureuse d'émouvoir les hommes par ma beauté, mais j'aimerais aussi qu'ils s'intéressent à autre chose...