Nous conjecturons que les âmes des autres hommes sont de même espèce que la nôtre. Ce que nous sentons en nous-mêmes, nous prétendons qu'ils le sentent.
Il faut que nos jeunes gens apprennent à vivre dans un univers devenu étrangement mobile. Ils n'y sont pas préparés et c'est une des raisons de leur malaise.
Les égoïstes ne savent pas converser ; ils ne parlent qu'à eux-mêmes.
Dans une discussion, vous avez toujours de votre côté des gens dont vous auriez préféré qu'ils soient de l'autre.
Vos enfants vivront entourés de machines ; il faut qu'ils les comprennent et soient avec elles familiers. Les machines traitent très mal ceux qui ne les aiment pas.
Tous les humains sont semblables : ils ont à travailler dur pour devenir meilleurs.
La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.
En France, quelques personnes avaient promis à des milliers d'autres personnes de changer la vie, et puis ils ont changé d'avis.
Il y a des gens qui ne trouvent un bon mot que la troisième ou quatrième fois qu'ils le répètent.
Doctrinalement ils proclament la nécessité impérieuse de nationaliser le vol de la nation.
Mon nom est Marc, ma vie émotionnelle est sensible et ma bourse est vide, mais ils disent que j'ai du talent.
Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.
Les hommes mentent quand ils assurent qu'ils ont horreur du sang.
Il n'y a que les imbéciles pour croire qu'ailleurs ils seraient rois.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Ce qui fait que les amants et les maîtresses ne s'ennuient point d'être ensemble, c'est qu'ils parlent toujours d'eux-mêmes.
Que les femmes ne se plaignent point des hommes : ils ne sont que ce qu'elles les ont faits.
Les hommes ne se donnent la peine de se faire beaux que lorsqu'ils vont mourir. Comme s'ils voulaient être encore plus regrettés...
Les producteurs de télé réalité sont des dealeurs, ils fabriquent des produits qui vous rendent dépendants et s'enrichissent en vous méprisant.
Les prêtres sont comme les politiciens : ils continuent à traiter les fidèles comme des enfants ou comme des irresponsables.
Les hommes sont tellement stupides et soucieux de leurs besoins actuels qu'ils se laisseront toujours tromper.
Les critiques sont comme les eunuques : ils savent mais ne peuvent pas.
Généralement les hommes sont plus riches des mystères qui les constituent que de ceux qu'ils élucident, et les secrets dont on retire l'écorce deviennent de pauvres petites connaissances mises au jour.
Les hommes bêtes ne sont ni labourés ni semés, ils surgissent d'eux-mêmes.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.
Lorsque les livres sont prêtés, ils sont si vexés qu'ils ne reviennent jamais chez vous.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
Tu dois trouver un moyen de survivre car ils gagnent quand ton âme meurt.
Je crois que les enfants sont notre avenir. Enseignez-leur bien et laissez-les ouvrir la voie. Montrez-leur toute la beauté qu'ils possèdent à l'intérieur.
Non seulement les auteurs n'acceptent que des éloges, mais encore ils exigent qu'on ne dise que la vérité. Comment faire ?
Les enfants, vois-tu, dans le monde, simplement parce qu'ils sont des enfants, ce sont déjà des prières. Les plus belles.
Les juges et les politiques ne se lassent pas de rappeler les principes d'une morale qu'ils bafouent allègrement.
Quelque part dans une forêt, quelqu'un a fait cette observation : " Que les civilisés sont étranges. Ils ont tous des montres, mais aucun n'a jamais le temps.
Il n'y a rien que je méprise plus que les gens qui essaient d'être quelque chose qu'ils ne sont pas.
La théorie de la souveraineté est liée à une forme de pouvoir qui s'exerce sur la terre et les produits de la terre, beaucoup plus que sur les corps et sur ce qu'ils font.
Les peuples primitifs peuvent être frustres et rudes, ils ne sont jamais grossiers ; la grossièreté n'est qu'une plaie coûteuse de la civilisation.
Tous les objets sont pour les grands des miroirs où leur grandeur se réfléchit. Voilà pourquoi ils aiment souvent leurs inférieurs.
La vie est essentiellement solitaire et les gens mariés et non mariés diffèrent seulement en ce que nous nous sentons seuls quand nous sommes avec nous-mêmes et qu'ils se sentent seuls quand ils sont ensemble.
Les célibataires devraient être considérés comme les ennemis de leur nation car ils l'affaiblissent en refusant de leur apporter un sang neuf. Ils devraient être privés de tous leurs droits civiques et condamnés à un impôt triple.
Il ne faut jamais prendre des photos dont le sujet perd sa dignité. Les gens te prêtent ce qu'ils ont de plus personnel, leur visage : il faut les respecter, ne serait-ce que pour celà.
Les analystes essaient en vain de dissimuler qu'ils ne déduisent pas : ils combinent, ils composent... quand ils arrivent à la vérité, ils trébuchent après avoir tâtonné.
Y'a personne qui veut écouter les ados, ouais, tout le monde pense qu'on devrait être heureux simplement parce qu'on est jeune et ils voient pas les guerres qu'on mène au quotidien. Un jour, ma guerre s'arrêtera et je resterai vivante, et je tolérerai plus d'être maltraitée par qui que ce soit. Je suis forte.
Dans les plis de leur dogme ils ont la sombre nuit.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
On en connaît même qui, parce qu'ils sont habillés en hommes de gauche, sont devenus ministres socialistes.
Quand deux adversaires doutent en même temps, et chacun pour sa part, d'une possibilité de succès, ils sont prêts à négocier.
Les hommes se marient parce qu'ils sont fatigués. Les femmes parce qu'elles sont curieuses. Les uns et les autres sont déçus.
Je suis comme les petits ruisseaux ; ils sont transparents parce qu'ils sont peu profonds.
Ne comptez pas vos poussins avant qu'ils ne soient éclos.