Ceux qui, sans aucune connaissance préalable de nous, pensent mal de nous, ne nous font aucun mal ; ils ne s'attaquent pas à nous, mais au fantôme de leur propre imagination.
Toute certitude est par essence contradictoire avec la philosophie de la recherche.
La connaissance progresse en intégrant en elle l'incertitude, non en l'exorcisant.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
La plupart des crimes sont des actes de somnambulisme, la morale consisterait à réveiller à temps le dormeur.
Comme il est facile de pardonner le mal que l'on nous a fait quand nous l'avons oublié !
Ce n'est pas de bonne franchise que de dire du mal de ses amis.
Dieu dit : "Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous, par la connaissance du bien et du mal."
Les femmes comprennent mal ce qu'est l'amour chez les hommes, elles sont constamment déconcertées par leur attitude et leurs comportements.
Chaque homme qui se met à l'écart et qui semble sujet à l'affliction est pourtant un homme en qui s'éveille un principe. L'autonomie doit commencer par être affectée. Toute morale débute en étant affectée -- Elle exige une affectation. Tout commencement est maladroit.
Contrairement aux doctrines religieuses, la philosophie ce sont les mathématiques de la morale et de l'art de vivre.
On tolère mal la paix qui se fonde sur la liberté.
La facilité avec laquelle nous renonçons, souvent, à notre culture ne s'explique que par notre ignorance de celle-ci, et non par une attitude progressiste adoptée en connaissance de cause.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
Le Coran a été révélé aux hommes comme guide de conscience, comme règle de morale et comme critérium du bien et du mal.
Accepter le mal qu'on nous fait comme remède à celui que nous avons fait.
La méchanceté, comme le vice, est un mal que l'on donne sans plaisir, croyant se faire plaisir.
J'ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme qu'il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.
Le bien, c'est tout ce qui favorise, augmente la force vitale ; le mal c'est ce qui la contrarie, la diminue.
Et, longtemps après que la relation amoureuse s'est apaisée, je garde l'habitude d'halluciner l'être que j'ai aimé: parfois, je m'angoisse encore d'un téléphone qui tarde, et, à chaque importun, je crois reconnaître la voix que j'aimais: je suis un mutilé qui continue d'avoir mal à sa jambe amputée.
La mort hypnotise la vie, comme le rêve illusionne la réalité.
Les gens faibles sont les troupes légères de l'armée des méchants. Ils font plus de mal que l'armée même. Ils infestent et ils ravagent.
Le langage oppressif fait plus que représenter la violence ; c'est de la violenc. Il; fait plus que représenter les limites de la connaissance ; cela limite les connaissances.
La lumière crée l'ambiance et la sensation d'un lieu, ainsi que l'expression d'une structure.
D'ailleurs, une énigme résolue, n'est-ce pas un rêve qui s'efface,
La détermination dans notre imagination des traits d'un bonheur tient plutôt à l'identité des désirs qu'il nous inspire qu'à la précision des renseignements que nous avons sur lui.
On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette, et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres rêves, celle encore de les marier à une réalité dont on devient responsable.
Celui qui rêve se mélange à l'air.
Chaque époque rêve de la suivante.
Il n'y a pas de morale sans liberté.
J'ai besoin d'aller bien, même pour raconter que tout va mal. Alors je vais sûrement mal raconter que je ne vais pas bien.