Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée. Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres.
Non, les artistes ne sont pas inutiles. Tenez, quand deux pays n'ont pas réussi à signer un accord militaire ou un accord financier, ils signent un accord culturel.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Les jugements de nos amis nous doivent être suspects lorsqu'ils sont en notre faveur.
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
- Ces templiers ont tué des arabes. - Alors ils meurent. Pour avoir fait ce que le Pape ordonnerait. - Oui. Mais ni Christ, ni le roi ne l'aurait ordonné.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
Pourquoi les architectes ne songent-ils pas, pour diminuer la fatigue, à limiter la hauteur des marches au fur et à mesure qu'on monte un escalier ?
Impossible n'est qu'un grand mot lancé par de petits hommes qui trouvent plus facile de vivre dans le monde qui leur a été donné que d'explorer le pouvoir qu'ils ont de le changer
Les mathématiciens sont comme les français : quoique vous leur dites ils le traduisent dans leur propre langue et le transforme en quelque chose de totalement différent.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Pourquoi certains chirurgiens anesthésient-ils avant l'opération plutôt qu'au moment de présenter les honoraires ?
Il y a des gens si ennuyeux qu'ils vous font perdre une journée en cinq minutes.
Les mots disent ce qu'ils veulent dire. On les emploie par besoin, sans plus. Ou alors on les emploie pour fausser l'idée.
Sur le champ de bataille, exactement comme sur le stade, les hommes qui se battent sont les joueurs de deux équipes rivales : ils ne sont pas des ennemis, ils sont des adversaires.
Je suis Mickey Mouse. Ils ne savent pas qui est à l'intérieur du costume.
Les hommes, fripons en détails, sont en gros de très honnêtes gens : ils aiment la morale.
Certains hommes se déshabituent si bien d'avoir des opinions à eux, qu'ils finissent pas ne plus oser avoir chaud ou froid avant d'avoir consulté le thermomètre.
Le flatteur, en chatouillant par des louanges les oreilles de ceux qui aiment la gloire, se les attache si fortement qu'ils ne peuvent plus s'en séparer.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
C'est quand les gens commencent à dire la vérité qu'ils ont souvent le plus besoin d'un avocat.
Les gens ayant du succès commencent dans la vie avec les mêmes désavantages que nous. Ils ont juste trouvé un moyen de les transformer en atouts.
L'exercice de l'art et celui de la liberté sont en liance étroite et serrée, ils se pratiquent dans la même ascèse et le même refus des aliénations de toutes sortes.
La conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Les hommes et les femmes sont au moins d'accord sur un point : ils n'ont aucune confiance dans les femmes.
Le côté déprimant des temps modernes est la fâcheuse nécessité qu'ils impliquent de la nullité des temps anciens.
La tragédie de la vie est ce qui meurt dans le coeur et l'âme des gens pendant qu'ils vivent.
Imaginons, que nous autres occidentaux, soyons une tribu d'Amazonie et que nous soyons découverts par des ethnologues. Comment nous verraient-ils ?
Il ne faut pas négliger les pauvres, ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
Il y a toujours un moment dans leur vie où les gens s'aperçoivent qu'ils m'adorent.
Les gens ne devraient pas toujours tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être.
Ils me font sourire ceux qui parlent sérieusement de leur avenir. Leur avenir est dans la tombe.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
Vous ne pouvez pas partager votre vie avec un chien ou un chat si vous ne comprenez pas qu'ils ont également de la personnalité, des sentiments et un esprit.
Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée.
Les malheurs sont des fruits qui doivent tomber de l'arbre de la vie quand ils sont mûrs.
Je connais gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins.
- Pourquoi on dit Boeuf-carottes ? - Parce que quand ils t'attrapent ils te laissent mitonner à petit feu !
Les voilà, les humains : l'intérêt seul décide Leur mépris, leur estime : ils n'ont pas d'autre guide.
Les grandes personnes ne sont pas affectées par chaque bouffée de vent qui souffle mal.Comme les grands navires, ils naviguent sereinement, dans une mer calme ou une grande tempête.
Je crois que le peuple breton a changé de nature. Quand la mer était cruelle et quand la terre était pauvre, les Bretons étaient une grande race. Maintenant qu'ils sont CFTC, CFDT, lecteurs d'Ouest France, ouailles et curés socialistes, je ne sais pas.
Je n'ai rien contre les étrangers. Le problème, c'est que d'une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.
Laisse faire les autres. A scruter les êtres et les choses de trop près, ils finissent pas n'en plus voir la vérité ni le reflet.
Les livres de cuisine n'ont d'autorité que lorsqu'ils sont signés par des hommes.
Les Français aiment la mer, mais ils la connaissent mal.
Il n'y a qu'une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu'ils s'en écartent.
Les rois continueront à perdre la tête tant qu'ils porteront la couronne sur les yeux plutôt que sur le front.