Les hommes, fripons en détails, sont en gros de très honnêtes gens : ils aiment la morale.
Les voilà, les humains : l'intérêt seul décide Leur mépris, leur estime : ils n'ont pas d'autre guide.
Sur le champ de bataille, exactement comme sur le stade, les hommes qui se battent sont les joueurs de deux équipes rivales : ils ne sont pas des ennemis, ils sont des adversaires.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
Imaginons, que nous autres occidentaux, soyons une tribu d'Amazonie et que nous soyons découverts par des ethnologues. Comment nous verraient-ils ?
Il ne faut pas négliger les pauvres, ils sont le chemin vers le coeur de la ville.
Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans oeillères.
- Pourquoi on dit Boeuf-carottes ? - Parce que quand ils t'attrapent ils te laissent mitonner à petit feu !
Quand ils sont au gouvernement, ils ne trouvent pas de solution, vous les mettez dans l'opposition et tout d'un coup ils ont des idées !
Les hommes et les femmes sont au moins d'accord sur un point : ils n'ont aucune confiance dans les femmes.
Ils me font sourire ceux qui parlent sérieusement de leur avenir. Leur avenir est dans la tombe.
Les rois continueront à perdre la tête tant qu'ils porteront la couronne sur les yeux plutôt que sur le front.
Les hommes ne veulent pas construire leur bonheur, ils veulent seulement réduire leur malheur.
Craignez les anxieux, le jour où ils n'auront plus peur, ils seront les maîtres du monde.
Je préfère le rugby au football. J'apprécie la violence du rugby, sauf quand ils se mordent les oreilles.
Ceux que nous appelions des brutes eurent leur revanche quand Darwin nous prouva qu'ils étaient nos cousins.
Il ne faut pas que les enfants reçoivent la religion, il faut qu'ils l'attrapent de leur entourage, comme on attrape la rougeole.
Grandes vacances : Dans le passé, les trois mois d'été durant lesquels les profs tartinaient les précis de grammaire qu'ils nous obligeaient à acheter à la rentrée.
Nous séparer, ils ont jamais été cap d'y arriver.
J'aime les gens distraits ; c'est une marque qu'ils ont des idées et qu'ils sont bons : car les méchants et les sots ont toujours de la présence d'esprit.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
Laisse faire les autres. A scruter les êtres et les choses de trop près, ils finissent pas n'en plus voir la vérité ni le reflet.
Heureux les hommes qui aiment des femmes laides, car ils ne peuvent pas douter de la qualité de l'amour qu'ils leur donnent.
Je connais gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins.
Quand j'entends discourir des cons au restaurant, je suis affligé, mais je me console en songeant qu'ils pourraient être à ma table.
Les hommes sages sont toujours vrais dans leur conduite et dans leurs discours. Ils ne disent pas tout ce qu'ils pensent, mais ils pensent tout ce qu'ils disent.
Nous avons besoin que les pères interviennent, qu'ils réalisent que leur travail ne s'arrête pas à la conception ; que ce qui fait de vous un homme n'est pas la capacité d'avoir un enfant mais le courage d'en élever un.
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
Les malheurs sont des fruits qui doivent tomber de l'arbre de la vie quand ils sont mûrs.
Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée.
Certains souhaitent qu'il pleuve sous prétexte qu'ils se sont embarrassés d'un parapluie.
J'aimerais prévenir les meilleurs innovateurs et rebelles qu'il y aura toujours une cible dans leur dos. Meilleurs ils seront, plus large sera la cible.
Faites taper les garçons dans un ballon et ils oublieront ce qui les tiraillent entre les cuisses.
Le tourment chez certains est un besoin, un appétit, et un accomplissement. Partout ils se sentent diminués, sauf en enfer.
Le progrès social est devenu une farce : les hommes travaillent moins, se reposent davantage... mais ils sont sévèrement embrigadés dans la pensée unique.
Ceux qui ont vraiment quelque chose à dire, ils n'en parlent jamais.
Quand les démons veulent produire les forfaits les plus noirs, ils les présentent d'abord sous des dehors célestes.
Les hommes sont comme les plantes : la douceur et le parfum du fruit proviennent du sol et de l'ensoleillement dont ils ont joui.
Il n'y a qu'une seule et même raison pour tous les hommes ; ils ne deviennent étrangers et impénétrables les uns aux autres que lorsqu'ils s'en écartent.
Triste mot : touristes. Les étrangers, séparés de la vie du pays par la couche atmosphérique qu'ils transportent avec eux : habitudes, intérêts, bavardages de leur ville, jargon de leur secte.
C'est seulement quand ils plongent dans un très profond sommeil qu'ils s'arrêtent enfin, les humains. Ils sont alors aussi légers qu'une plume... sans doute parce qu'ils ne portent plus en eux-mêmes le poids des générations déployés de leurs morts.
Je crois que le peuple breton a changé de nature. Quand la mer était cruelle et quand la terre était pauvre, les Bretons étaient une grande race. Maintenant qu'ils sont CFTC, CFDT, lecteurs d'Ouest France, ouailles et curés socialistes, je ne sais pas.
Les revers de fortune épargnent souvent lorsqu'on les craint le plus ; et souvent ils accablent lorsqu'on les mérite et qu'on les prévoit le moins.
Vous ne pouvez pas partager votre vie avec un chien ou un chat si vous ne comprenez pas qu'ils ont également de la personnalité, des sentiments et un esprit.
- Tu as fait quoi ?! - J'ai tiré sur les juges. - Tu as tiré sur les juges ? - Ils ne me m'écoutaient pas.
Ils ont échoué parce qu'ils n'avaient pas commencé par le rêve.
Les patrons sont comme les chats dans une litière. Instinctivement ils remuent tout pour cacher ce qu'ils ont fait.
Contemplez hardiment tous ceux qui sont costumés De se sacrifier à l'autel des beautés Vous verrez que le vent de leur légèreté Leur éteint le brasier aussitôt qu'ils l'allument.
La conservation des monuments du passé n'est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n'avons pas le droit d'y toucher. Ils ne nous appartiennent pas.
Je n'ai rien contre les étrangers. Le problème, c'est que d'une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.