Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
La presse musicale est complètement déphasée par rapport à ce que les gosses veulent écouter. Ces jeunes travaillent peut-être dans une usine de merde toute la semaine, ou alors, ils sont peut-être malheureusement au chômage. Quand le week-end arrive, tout [...] ► Lire la suite
Les porcs et les moutons, sous le couteau du boucher, ont-ils leur mot à dire ?
Quand ils sont au gouvernement, ils ne trouvent pas de solution, vous les mettez dans l'opposition et tout d'un coup ils ont des idées !
C'est seulement quand ils plongent dans un très profond sommeil qu'ils s'arrêtent enfin, les humains. Ils sont alors aussi légers qu'une plume... sans doute parce qu'ils ne portent plus en eux-mêmes le poids des générations déployés de leurs morts.
Je suis du côté des gens qui travaillent dur pour protéger notre pays ! Des gens qui ne sont pas obsédés par leur plan de carrière et qui ne courent pas après les honneurs. Et qui ne peuvent pas se [...] ► Lire la suite
Une pensée qui me rend parfois floue : Suis-je - ou les autres sont-ils fous ?
- Tu as fait quoi ?! - J'ai tiré sur les juges. - Tu as tiré sur les juges ? - Ils ne me m'écoutaient pas.
Les hommes qui disent qu'ils dorment comme des enfants n'en ont certainement jamais eu.
Si les gens du monde cessaient une minute de courir plaisirs et fêtes, ils périraient aussitôt d'ennui.
Quand deux êtres se sont aimés, ils ne peuvent se dissimuler la moindre absence de tendresse dans un baiser.
Mais la vie de tout individu ne pourrait-elle pas être une oeuvre d'art ? Pourquoi une lampe ou une maison sont-ils des objets d'art et non pas notre vie ?
Avec Gabin, avec Blier, avec Audiard, les conversations étaient un plaisir tant le verbe était de haute volée. Ils avaient cette chose qui manque tellement aujourd'hui : de la distinction.
S'ils pensent qu'un simple artiste peut détruire une religion, alors c'est qu'elle est très fragile.
Les gens sont bien méchants quand ils s'en donnent la peine.
Les gens malheureux tuent ce qu'ils aiment parce qu'ils n'ont que ça sous la main.
Les coiffeurs se font des cheveux blancs dès qu'ils frisent la quarantaine.
J'aimerais prévenir les meilleurs innovateurs et rebelles qu'il y aura toujours une cible dans leur dos. Meilleurs ils seront, plus large sera la cible.
Les bons livres, comme les bons amis, sont peu nombreux et choisis ; plus ils sont choisis, plus ils sont agréables.
On [ndlr,Louis de Funés] se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Combien de gens mènent une vie de chien qui nous paraîtraient plus estimables s'ils devenaient enragés.
Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s'ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
Craignez les anxieux, le jour où ils n'auront plus peur, ils seront les maîtres du monde.
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
J'ai, des livres, un respect superstitieux, même quand ils sont médiocres, même quand ils sont odieux.
Les médecins pensent qu'ils font beaucoup pour un patient lorsqu'ils donnent un nom à sa maladie.
Ceux qui croient avoir péché parce qu'ils sont tentés confondent la flamme et la brûlure. Ils ne peuvent voir le feu qu'ils ne se croient réduits en cendres.
Les revers de fortune épargnent souvent lorsqu'on les craint le plus ; et souvent ils accablent lorsqu'on les mérite et qu'on les prévoit le moins.
Deux pour cent des gens pensent, trois pour cent pensent qu'ils pensent, et 95 pour cent préféreraient mourir plutôt que de penser.
Il est vain de dire que les êtres humains devraient se satisfaire de la tranquillité ; il leur faut de l'action et s'ils ne peuvent la trouver, ils la créeront.
Les relations sont comme des requins. Ils doivent continuer à aller dans des eaux plus profondes et plus froides, parfois dans des territoires plus effrayants et plus sombres... pour rester en vie.
Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : si nous voulons le conserver, nous devrons trouver la force pour que derrière ce nom, quelque chose de nous subsiste.
Les gens sont étonnants : ils veulent qu'on s'intéresse à eux !
Les vrais amis sont très spéciaux, mais il faut faire attention car parfois vous avez un ami et vous pensez qu'ils sont faits de roc, alors soudain, vous réalisez qu'ils ne sont faits que de sable.
La gloire est pour un vieil homme ce que sont les diamants pour une vieille femme : ils la parent, et ne peuvent l'embellir.
Rassembler est un idéal : les hommes sont divisés à l'intérieur d'eux-mêmes, comment ne le seraient-ils pas dans la vie sociale ?
Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l'honneur, la liberté et la propriété.
L'Etat, lorsqu'il choisit les hommes qui le serviront, ne tient aucun compte de leurs opinions. S'ils veulent bien lui être fidèles et le servir, cela suffit.
Oh ! Les jaloux, ils sont parfois d'une logique désespérante.
L'on doit se taire sur les puissants : il y a presque toujours de la flatterie à en dire du bien ; il y a du péril à en dire du mal pendant qu'ils vivent, et de la lâcheté quand ils sont morts.
Si les êtres mettaient à réussir leur existence la même énergie qu'ils consacrent à persuader les autres, le monde serait un jardin de roses.
Des mouches aux mains d'enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s'amuser.
Bien des livres auraient été plus clairs s'ils n'avaient pas voulu être si clairs.
L'histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu'elle n'a pas élus, si grande soit la peine qu'ils se sont donnée.
L'ennui avec les conseils, c'est qu'il faut d'abord les suivre pour savoir ce qu'ils valent.
Il est des auteurs qui mettent trois points d'exclamation pour faire croire qu'ils ont trouvé un mot drôle.
Les hommes ont une façon de ne rien dire qui en dit parfois plus long que s'ils parlaient.
Qu'est-ce qui fait que les hommes deviennent des légendes, ce qu'ils ont fait de leur vivant, ou le souvenir qu'ils laissent quand ils disparaissent ?
Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères, qu'ils aient en horreur la tyrannie exercée sur les âmes.
Les amants se donnent à entendre qu'ils resteront toujours amis, pour se rassurer mutuellement sur ce qu'après s'être si bien connus, ils pourraient dire l'un de l'autre.