Une démocratie, c'est d'abord ça : une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.
Les vieux, c'est comme les enfants, ils voudraient qu'on les plaigne, mais qui en a pitié ?
Je connais des chômeurs, ils ont tellement honte, ils votent communiste pour se faire passer pour des travailleurs.
Les tests d'intelligence mesurent-ils réellement l'intelligence ? Ou bien l'aptitude à passer des tests ?
On ferme les yeux d'un mort, afin de ne plus voir qu'ils ne nous voient plus.
Si les hommes avaient mis le bonheur au-dessus de tout, ils seraient restés poissons ou même moins.
Plus on plaint les gens, plus ils se croient à plaindre !
Les grands savants ? Ils perdent tous la foi. Plus ils se posent de questions, plus ils s'embrouillent.
Comme deux passagers dans un bateau à la dérive, ils sont, dans le grand vent d'hiver, deux amants enfermés avec le bonheur.
Les doux sont les pires êtres. Ils désarment avec un sourire à point et à poing.
Les célibataires sentent mauvais car ils n'ont pas de femme pour leur dire de se laver.
Lorsque les gens sont loin de chez eux, ils font des choses qu'ils ne feraient pas normalement.
Je crois que si les Blancs et les Noirs pouvaient se réunir et être laissés seuls, ils se comprendraient et par conséquent s'aimeraient.
Mon nom est Marc, ma vie émotionnelle est sensible et ma bourse est vide, mais ils disent que j'ai du talent.
Y en a qui travaillent juste parce qu'ils sont assez hypocrites pour cacher leur paresse.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
Si on ne l'arrête pas suffisamment tôt, le mal finit par atteindre tous les hommes et par les engloutir, qu'ils l'aient combattu ou ignoré.
Tous les révolutionnaires sont des naïfs : ils ont confiance en l'homme ! Quelle tare ! Confiance en l'homme !
Les plus pessimistes d'aujourd'hui ont été les plus optimistes d'autrefois. Ils poursuivaient de vaines illusions. L'échec les a découragés.
Les enfants ne possèdent pas les faiblesses et les vices des adultes ; dans l'amour et dans la haine, ils sont plus forts, plus proches et plus purs que nous.
Les hommes en général ressemblent aux chiens qui hurlent quand ils entendent de loin d'autres chiens hurler.
L'intelligence est la qualité permettant à ceux qui la possèdent de trouver d'excellentes raisons aux bêtises qu'ils font.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.
Par leurs chants et leurs cris. Ils font bien plus de bruit Que les autos, Les oiseaux.
Les riches ne font plus envie. Ils sont gros, moches et vulgaires, leurs femmes sont liftées, ils vont en prison, leurs enfants se droguent, ils ont des goûts de ploucs, ils posent pour Gala.
Les sages ne le sont que parce qu'ils aiment.
Les critiques sont comme les eunuques : ils savent mais ne peuvent pas.
Les juifs nous ont donné Jésus-Christ et Karl Marx, et ils se sont payés le luxe de ne suivre ni l'un ni l'autre.
J'en connais qui passent pour des sages uniquement parce qu'ils ne disent rien.
Les hommes s'aiment entre eux, quand ils ne se connaissent pas.
Les difficultés et les obstacles, s'ils sont bien compris et utilisés, peuvent devenir des sources de force inattendues...
Il faut les comprendre, ils sont obligés d'être sérieux toute la nuit, ils ont besoin, dans la journée, de se détendre. Alors ils font des bêtises.
Certains journalistes parlent d'un livre sans l'avoir feuilleté par conscience professionnelle afin de se trouver dans les conditions exactes d'ignorance du public auquel ils s'adressent.
Les anges n'ont pas de sexe, puisqu'ils sont éternels.
Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même.
Ce ne sont quand même pas des loups, mais des hommes, et ils aiment l'argent. La vénalité est aux hommes ce que la charité est au bon Dieu.
Comme ils doivent se sentir utiles, ceux qui conçoivent les cerveaux électroniques. Enfants, apprenez à concevoir des machines qui remplaceront vos pères !
Je ne cesse de rencontrer des gens obsédés par l'idée que les autres se font d'eux, et dont toute l'énergie se mobilise pour ressembler au modèle qu'ils ont créé un jour pour séduire, et qui les a réduits une fois pour toutes à l'esclavage.
Partout où je vais, quelqu'un me regarde. Je ne sais pas si les gens me fixent parce qu'ils me reconnaissent ou parce qu'ils pensent que je suis un cinglé.
Tous les grands artistes à qui je parle disent qu'ils sont piégés dans une formule et qu'ils recherchent la musique de demain.
Dans toute crise, apparaissent des leaders qui savent ce qu'ils ont à faire.
Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.
Les philosophes ne sont vraiment forts que les uns contre les autres. Sans leurs erreurs mutuelles, que seraient-ils ?
Les parents. Ils ont déjà pensé à tout. Pas moyen de réfléchir et de décider soi-même.
Ils marchaient sans savoir dans quelle direction. Il y avait trop à penser, à ressentir et à dire pour prêter attention à d'autres objets.
Vos enfants vivront entourés de machines ; il faut qu'ils les comprennent et soient avec elles familiers. Les machines traitent très mal ceux qui ne les aiment pas.
On apprend ordinairement les langues pour pouvoir exprimer nettement qu'on sait . Mais il semble que les médecins n'apprennent leur jargon que pour embrouiller ce qu'ils ne savent point.
Nul n'est plus philanthrope que les pickpockets. Ils sont toujours prêts à mettre la main à la poche !
Les Viets, ils font pas de surf !
Tout le monde est contre la guerre, mais les forts ont besoin d'elle pour prouver aux faibles qu'ils sont forts. Si bien qu'on ne s'en débarrassera jamais, parce qu'il y aura toujours des faibles.