Les hommes d'action roulent comme roule la pierre, conformément à l'absurdité de la mécanique.
Les hommes se gouvernent plus par caprice que par raison.
C'est la fierté des hommes des lettres d'arriver dans la considération des femmes tout de suite après les cabotins.
Les hommes ont inventé le destin afin de lui attribuer les désordres de l'univers, qu'ils ont pour devoir de gouverner.
L'enfer et la perdition sont à nu devant le Seigneur, combien plus les coeurs des enfants des hommes ?
L'humanité se prend beaucoup trop au sérieux ; c'est le péché originel du monde. Si les hommes des cavernes avaient su rire, l'Histoire serait bien différente.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu'ils anéantissent un royaume.
L'expérience de la vie, loin d'enrichir la plupart des hommes, ne leur laisse qu'un pauvre résidu d'eux-mêmes.
Les jeunes gens, n'ayant pas la force, simulent le cynisme, qui leur paraît preuve de force. Les hommes mûrs, ayant la force, simulent l'altruisme, pour faire avaler leur force.
Il ne faut pas compter sur la pitié des hommes quand ils peuvent se donner l'importante joie de punir.
Les hommes n'ont aucun droit aux larmes : car elles sont une faiblesse dont la force n'est réservée qu'aux femmes.
L'ambition est l'affaire des hommes ; chez les femmes, cela tourne à la caricature.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses.
Il y a trois sortes d'hommes : ceux qui vivent leur vie, ceux qui rêvent leur vie, et ceux qui vivent leur rêves.
L'infortune des malheureux serait peu de chose sans notre indifférence. Il n'y a que les hommes pour fermer les yeux sur la souffrance des autres.
La croyance en une origine surnaturelle du mal n'est pas nécessaire. Les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités.
Tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes.
Les hommes par leur conduite envers les femmes, travaillent à leur donner tous les défauts qu'ils leur reprochent.
Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.
Le temps est le roi des hommes ; il est à la fois leur parent, et il est leur tombe, et leur donne ce qu'il veut, pas ce qu'ils désirent.
Ceux qui sont dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter.
Tant que nous sommes parmi les hommes, pratiquons l'humanité.
Dans toute association de deux hommes, il y en a toujours un qui se fait porter par l'autre.
Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois. On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du coeur.
Deux hommes intelligents, d'idées opposées, trouveront beaucoup plus de choses à se dire que deux cons appartenant à un même parti.
Il y a quelque chose d'incestueux dans le fait de faire l'amour à la mère de ses enfants. C'est peut-être pour ça que les hommes ont des maîtresses.
Tous les hommes sont égaux, il faut quand même battre le frère quand il est faux.
La politique est l'art de se servir des hommes en leur faisant croire qu'on les sert.
On connait une nation aux hommes qu'elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu'elle honore.
Le gouvernement est une réunion d'hommes qui fait violence au reste des hommes.
Quand beaucoup d'hommes sont ensemble, il faut les séparer par des rites, ou bien ils se massacrent.
Les hommes portent leur coeur dans leur sexe, les femmes portent leur sexe dans leur coeur.
Plus d'hommes se sont noyés dans l'alcool que dans la mer.
Insomnie : maladie des époques au cours desquelles on ordonne aux hommes de fermer les yeux sur beaucoup de choses.
Les hommes morts pour l'idéal patriotique sont journellement honorés et respectés.
Privés d'un travail valorisant, les hommes et les femmes perdent leur raison d'être ; ils deviennent fous, furieux.
Les hommes sentent dans leur coeur qu'ils sont un même peuple lorsqu'ils ont une communauté d'idées, d'intérêts, d'affections, de souvenirs et d'espérances.
Les hommes appelés à en juger d'autres devraient avoir fait un stage de deux ou trois mois en prison.
La vie des grands hommes est comme celle des petits. Elle est surtout monotone.
Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence.
Le point commun entre tous les hommes que j'ai aimés ? Moi !
Les hommes lèvent les yeux et disent : «Le ciel est pur», - alors qu'ils regardent sans le voir - un grand peuple d'anges bleus.
Dieu sollicite l'amitié des hommes, il court après nous dans les taillis et les ronces quand nous nous détournons de lui, et si nous quittons la maison, il guette notre retour.
- Si je comprends bien, tu veux bien croire, mais tu te méfies tout de même de la religion.- Non, je me méfie avant tout du commerce de la religion, je me méfie des passions de la religion, des dérives [...] ► Lire la suite
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Je ne m'étonne jamais de voir des hommes mauvais, mais je m'étonne souvent de ne les point voir honteux.
L'indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres.
Les hommes ne savent pas qui nous sommes. Ils ne veulent pas savoir.
On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents ; quelle entorse aux droits de l'homme !
Un jour par an, le Mardi gras par exemple, les hommes devraient retirer leur masque des autres jours.