Je ne pense pas qu'il y ait des hommes fidèles à leurs femmes.
Le gouvernement populaire n'appartient pas aux hommes instruits ou de moeurs irréprochables, mais aux ignorants.
Les hommes, ne pouvant par leur seul effort acquérir l'estime d'autrui ni la leur propre, cherchent à la rehausser en opposant aux défauts de leurs voisins ceux que, par hasard, eux n'ont point.
On croit que les féministes trop radicales haïssent les hommes mais ce qu'elles détestent en réalité ce sont les femmes qui savent vivre avec eux.
Les hommes déprécient ce qu'ils ne peuvent comprendre.
La mort pour certains hommes n'est pas seulement la mort : elle est la fin du propriétaire.
Toutes les doctrines d'action et de combat, avec leur appareil et leurs schémas, ne furent inventées que pour donner aux hommes bonne conscience, en leur permettant de se haïr... noblement, sans gêne ni remords.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
Les hommes bêtes ne sont ni labourés ni semés, ils surgissent d'eux-mêmes.
Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entre-tuer.
Les hommes n'ont pas toujours besoin de raisonner leur conduite pour la conformer à leurs intérêts.
Il en est de la valeur des hommes comme celle des diamants, qui a une certaine mesure de grosseur, de pureté, de perfection, ont un prix fixe et marqué, mais qui, par-delà cette mesure, restent sans prix, et ne trouvent point d'acheteurs.
Presque tous les hommes meurent de leurs médicaments, pas de leurs maladies.
Nous sommes à une époque où les hommes n'arriveront jamais à perdre assez de temps pour conjurer cette fatalité de passer leur vie à en gagner.
La gaieté est aux hommes ce que la mélancolie est aux femmes ; mais la mélancolie est une voilette, et la gaieté est un voile plus difficile à soulever.
Temps : ce que les hommes essayent toujours de tuer, mais qui finit par les tuer.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
Avec le mariage, quelque chose finit pour les hommes. Pour les femmes, c'est l'inverse : quelque chose commence.
Dix mesures de paroles sont descendues en ce monde ; les femmes en prirent neuf et les hommes une.
Les hommes, tous les hommes, même les plus charmants, sont un peu tyrans et fats.
Les hommes gardent les portes de la société, qui engendre des morts et développe la haine. Les femmes gardent les portes de la nature, qui fabrique la vie et exige de l'amour.
Connaissez-vous beaucoup d'hommes qui attribuent leurs échecs à leur incapacité ?
Deux hommes qui suivent des voies différentes ne peuvent se rencontrer.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
Il est, dans la vie des hommes, des heures où la tension des événements semble répondre à celle de notre âme.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
Je ne sais pas quelle est mon étiquette. Je me considère juste comme un simple attaquant. J'aime penser que j'ai une certaine finesse dans mon jeu, mais c'est à l'intérieur de la peinture que les hommes sont faits. Si tu ne peux pas jouer là-bas, tu devrais être à la maison avec ta maman.
Il existe deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
Pour la grande masse disciplinée des hommes, toutes les idées sont femmes tant qu'elles ne se virilisent pas en devenant des faits.
Les hommes et les poissons ont ceci en commun que les grands hommes comme les grands poissons, ont tous disparu.
Selon les Français, il existe trois sexes : les hommes, les femmes et les membres du clergé.
S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Les grands hommes sont des météores qui se consument pour éclairer le monde.
Il faut bien reconnaître que la croyance en Dieu a été jusqu'à aujourd'hui une donnée permanente de l'histoire des hommes.
L'histoire des plus grands princes est souvent le récit des fautes des hommes.
Il n'est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d'entrevoir la vérité, que faute d'en apercevoir les limites.
Beaucoup du charme des hommes est fait de l'ennui des femmes.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
Il faut souhaiter que philosopher soit la manière la plus naturelle de parler de l'homme aux hommes.
Les hommes sont comme cela : quand ils marchent, ils regardent devant eux. Ils n'avancent pas en fixant leurs pieds.
La malchance est cette justice obscure qui forme les destinées des hommes et ne leur permet point d'éviter les conséquences de leurs actes.
La douleur est la grande éducatrice des hommes.
Si naturellement les hommes renient l'honneur, la justice et jusqu'à la religion, pour obtenir de la sécurité.
Il semble que la psychanalyse soit la troisième de ces professions impossibles où l'on peut d'avance être sûr d'échouer, les deux autres, depuis bien plus longtemps connues, étant l'art d'éduquer les hommes et l'art de gouverner.
Entre eux, les hommes s'abrutissent, et les femmes s'aigrissent.
Moi je respecte d'abord ce qui dure plus que les hommes.
Bien des malheurs, en ce bas monde, viennent de ce que les femmes songent au mariage, et les hommes à autre chose.
On apprend tout aux hommes, la vertu, la religion.