Il n'est point de vérité absolue, et les hommes se trompent bien moins, faute d'entrevoir la vérité, que faute d'en apercevoir les limites.
Un rêve est une chose bien étrange... On peut le voir comme le pari du courageux ou bien comme la fuite du lâche.
Il n'est pas bon de tout voir et de tout entendre. Fermons les yeux sur bien des offenses : la plupart ne nous atteignent pas parce qu'on les ignore.
Un fait certain c'est que si l'amour meurt, on ne meurt point d'amour.
Il y a bien des victoires pires qu'une défaite.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Si une personne n'a pas de rêves, elle n'a plus de raison de vivre. Rêver est nécessaire, bien que dans le rêve la réalité devrait être entrevue. Pour moi, c'est un principe de vie.
Au vu des hésitations de l'homme entre le bien et le mal, il est à souhaiter qu'il existe des navettes entre le paradis et l'enfer.
Ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelqu'affreux qu'ils vous paraissent d'abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d'une galanterie.
Un homme qui se connaît bien est nécessairement modeste.
C'est un bien petit espace qui sépare les vivants des morts. La preuve : vous pouvez le franchir en quelques secondes.
Un serment à l'eau, deux paroles en l'air, trois petits bateaux oubliés par terre, un peu de ta bouche, beaucoup de ta gueule, quatre poils dans la douche, tu vivrais mieux seul. Tes erreurs, mes jugements, mes jurons, tes errements... [...] â–º Lire la suite
Combien désespérante la folie de l'homme, son mépris des autres, les signes trop nombreux que les leçons les plus élémentaires de l'histoire sont si mal retenues.
Camenbour : style de blagues qu'on aime bien faire entre la poire et le fromage.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
C'est un personnage blâmable qui use mal de ses moments.
Il est peu d'amis qui ne souffrent un conseil ; il n'en est point qui ne rejettent la censure.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
Qui se donne comme il faut, il forcera bien qu'on l'accepte.
Lorsque les gens se laissent prendre à ce qui est juste et qu'ils sont prêts à se sacrifier pour cela, il n'y a pas de point d'arrêt avant la victoire.
Il y a bien des gens que la vanité fait parler grec, et même quelquefois d'une langue qu'ils n'entendent pas.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
Le mal existe dans la pensée des êtres qui le désirent ou l'imaginent.
Ce n'est pas un vain propos, mais une vérité bien établie : celui qui accepte un conseil, n'est pas un sot.
Tu n'expliques rien, ô poète, mais grâce à toi tout devient explicable.
Il existe une image de Patrick Bateman. Une sorte d'abstraction. Mais je n'existe pas vraiment. Ce n'est qu'une entité, quelque chose d'illusoire. Et bien que je puisse cacher mon regard froid, que vous puissiez me serrer la main et sentir [...] â–º Lire la suite
Non seulement l'amour de Dieu expia le péché de Madeleine mais il en purifia la source.
La culpabilité est un sentiment irrationnel, le sentiment d'être responsable de tout le mal du monde. Le remords, lui exprime une nostalgie, le regret de ce qui aurait pu être et n'a pas été.
Le grand péché du monde moderne, c'est le refus de l'invisible.