Rien ne sert de courir On part toujours à temps.
Les feux de l'amour laissent parfois une cendre d'amitié.
Y a-t-il une vie avant la mort ?
Pour faire passer une idée, une bombe de peinture est plus efficace qu'une bombe au napalm.
Ce qui étonne, étonne une fois, mais ce qui est admirable est de plus en plus admiré.
La perfection du palais buccal est l'apanage des hommes d'esprit.
La pauvreté met une sourdine à toutes les activités humaines, sans excepter celle de l'esprit.
Défiez-vous des ensorcellements et des attraits diaboliques de la géométrie.
Le journaliste : un type qui travaille plus dur qu'aucun autre fainéant dans ce monde.
Admire les choses qui sont devant toi.
On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
La femme rend lâche. C'est elle qui conseille au gréviste de rentrer à l'usine, à l'artiste de faire du commerce, au soldat de plier le dos. Parce qu'elle ne pense qu'à la pâtée, qu'elle a un pot-au-feu dans le coeur.
- Pourquoi ai-je toujours adoré ta mère ? C'est que je n'avais jamais le temps de penser à elle.
Une loi timide est ordinairement une mauvaise loi.
Qu'une femme hargneuse est un mauvais voisin !
Plus on se cache, plus il est désagréable d'être surpris.
Les faits n'appartiennent tous qu'au problème, non à sa solution.
Quel est le plus grand héros ? Celui qui est maître de ses désirs.
Il faut tenir à une résolution parce qu'elle est bonne, et non parce qu'on l'a prise.
Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.
Les choses de l'enfance ne meurent pas, elles se répètent comme les saisons.
De ce que le naturel, par accident, fait de l'art, il ne s'ensuit nullement que l'art doive faire du naturel.
Il m'arrive de me donner d'excellents conseils, mais je suis incapable de les suivre.
L'homme : un produit dérivé de l'amour.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Le patriotisme, c'est l'esclavage.
La plupart des gens sont troublés par les passages des Ecritures qu'ils ne comprennent pas. Pour ma part, je remarque que les passages qui me perturbent toujours sont ceux que je comprends.
La souffrance existe pour les êtres, aucun d'entre eux ne peut s'y soustraire.
Les pensées métamorphosent le cerveau lui-même.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Lorsqu'on fait un effort, on s'aime.
Il est curieux de constater combien les homosexuels prolifèrent, alors qu'ils ne se reproduisent pas.
Si les individus sont importants, les relations entre les individus ne le sont pas.
Pourquoi les situations heureuses sont-elles passagères ? Qu'ont-elles de plus fragile que les autres ?
Qu'est-ce que la réalité, sinon un impondérable ?
Nommer sa terreur : une bonne façon de la rendre salutaire.
Les médecins c'est comme les épouses ; elles ne sont jamais là quand on en a besoin.
Le passé du monde n'est que poussière...
Il y a bien des façons de servir... Chaque époque nous propose la sienne.
La famille est plus importante que les individus qui la constituent.
Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
L'état ne peut pas augmenter les salaires, mais il peut aider les salariés à dépenser moins...
Les vieilles amitiés s'improvisent.
Tant de qualités qui me font défaut.
La règle pour faire les liaisons, c'est de ne pas avoir l'air d'un serin.
N'abusez pas de votre étoile.
C'est pour faire exister ce qui n'existe pas qu'il faut sans cesse de nouveaux écrivains !
On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même.
Le 14 juillet, c'est le jour où le peuple français s'est levé pour écrire sa propre histoire.
Au matin d'une nuit partagée en amoureux, la couleur du jour s'appelle souvent bonheur. C'est une couleur très rare, mais qu'il est possible de reconnaître dans l'éclat des yeux de l'un ou de l'autre.