On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
Pour beaucoup d'humains, la liberté des autres est l'ennemi de leur survie.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
Certains qui ont vu clair doivent souvent s'en tirer en feignant d'être aveugles.
La vie oblige l'homme à faire de nombreuses actions bénévoles.
Ne faut-il pas avoir été démuni pour combler ; avoir souffert pour consoler ?
Le pourboire est un facultatif catégorique. On a le droit de n'en pas donner, on n'en a pas la liberté !
Nuptiale est toute nuit pour la femme raffinée.
Ce ne sont pas les heures qui sont précieuses, ce sont les minutes.
Si les passions et les rêves ne pouvaient pas créer des avenirs nouveaux, la vie ne serait qu'une duperie insensée.
Un homme savant a compris un certain nombre de vérités. un homme cultivé a compris une certain nombre d'erreurs. Et voilà toute la différence entre l'esprit droit et l'esprit juste.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Si vous êtes un homme et qu'une femme vous demande de quoi elle a l'air, vous êtes mal parti.
L'usage du temps exclut la fantaisie.
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
Tout doit être transposé. Parce que, n'est-ce pas, l'art c'est avant tout la transposition.
Dieu habite chez celui en qui rien d'étranger ne pénètre.
La raison est virile devant l'objet, puérile devant le récit.
Les barricades sont les voix de ceux qu'on n'entend pas.
Rien n'est plus étonnant dans l'éducation que toute l'ignorance accumulée sous forme de faits inutiles.
C'est quelque chose, un nom ! C'est presque toute la personne... toute la vie !... C'est ce qu'on répond, en premier, à la question : "Qui êtes vous ?"... Et c'est ce qui reste, en dernier, sur la pierre tombale !...
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
La reconnaissance est une vertu qui tient souvent la place de l'amour, et bien des hommes achètent le bonheur en la faisant naître dans les âmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas aimer.
L'obéissance n'est pas essentielle si le travail est bien fait.
Les adultes ont peur parce qu'ils ne savent pas faire la part des choses.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Je ne crois pas que la littérature puisse changer la politique, mais elle peut exercer une influence sur ceux qui appliquent la politique.
Si l'on est d'accord pour considérer la vie avec ennui, alors seulement on peut se comporter comme de vieux amis.
Ce sont généralement les types qui disent "laissez-moi rire" qui ne se marrent jamais.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
La carrière d'une star commence quand elle a du mal à entrer dans son chemisier et se termine quand elle a du mal à entrer dans sa jupe.
Je t'apprendrai, si tu veux, en peu d'heure Le beau secret du breuvage amoureux. Aime les tiens, tu seras aimé d'eux, Il n'y a point de recette meilleure.
La concierge est la trompette du faire-savoir.
Les vices de la cour ont commencé la Révolution, les vices du peuple l'achèveront.
Il y a trois sortes de créatures qui, lorsqu'elles semblent venir s'en vont, et quand elles semblent partir, s'en viennent : les diplomates, les femmes et les crabes.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.
Aucun individu n'est identique à l'autre, mais tous les hommes sont égaux.
Comment les horreurs comme les pieuvres et les cafards poilus font-ils pour se reproduire ? Ils arrivent à se trouver séduisants ?
En matière sentimentale, il ne faut jamais offrir ni conseils ni solutions... Seulement un mouchoir propre au moment opportun.
Malgré les revendications différentialistes actuelles, nous allons avec constance vers un modèle de ressemblance. Tous les hommes ne sont pas ambitieux, toutes les femmes ne sont pas des battantes. A peu de chose près, l'un est l'autre...
L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière.
Le mot ne doit-il pas, d'une manière ou d'une autre, refléter le sens de la réalité, rendre compte du monde ?
Entre deux personnes liées affectivement, il ne saurait y avoir de critique sincère.
Plus les moyens de diffusion se font merveilleux, plus barbare, atterrant et choquant est leur contenu.
L'écrivain écrit pour être aimé. Il est lu sans pouvoir l'être.
Dans une librairie, le temps ne passe pas.
Le végétarien peut mourir en accord avec lui-même : à peine enterré, il bouffera uniquement des pissenlits par la racine.
L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances.