Le couple meurt lorsque l'enfant paraît.
La vie commence à ne plus m'intéresser, j'ai d'ailleurs songé quelques fois à me supprimer, n'y renonçant que faute de courage
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
On peut tout quitter sauf ses obsessions.
Tu ne peux jamais connaître quelque chose sans connaître son contraire.
Il existe deux sortes d'hommes. Ceux qui combattent leur père et ceux qui cherchent toute leur vie à le remplacer.
Les cocus sont des hommes de goût puisque leur femme plaît aux autres.
Ce n'est pas la réalité qui est vulgaire, c'est l'idéal.
En Occident la jeunesse est désemparée ; l'une des raisons de son trouble est que l'on n'exige plus assez d'elle. La jeunesse avec raison exige qu'on exige.
On peut faire changer les coeurs les plus constants, Et celui d'une femme est toujours variable.
L'âme se raffine à mesure qu'elle se gâte.
L'homme de science le sait bien, lui, que seule la science, a pu, au fil des siècles, lui apporter l'horloge pointeuse et le parcmètre automatique sans lesquels il n'est pas de bonheur terrestre possible.
Le hasard n'a pas de Commandements. Il peut tout, il veut tout et il fait tout, mais il ne s'oppose à rien, ne défend rien.
Un athée est un homme qui croit qu'il est là par accident.
Penser est beau, prier est mieux, aimer est tout.
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
Une femme sans grâce est un appât sans hameçon.
L'humanité marche à reculons vers l'avenir, les yeux tournés vers le passé.
L'amour plaît plus que le mariage, pour la raison que les romans sont plus amusants que l'histoire.
Venise c'est la capitale de l'humidité.
Faut-il que le libéralisme aille jusqu'à interdire d'interdire qu'on interdise ?
Le péché, c'est ce qui obscurcit l'âme, c'est ce qui s'oppose à la joie.
Il y a les gens qui se respectent, et ceux qui ne se respectent pas. Ces derniers sont les éternels vainqueurs.
Il est faux qu'on puisse faire faire tout ce qu'on veut aux hommes avec de l'argent. Mais on peut faire faire tout, à la plupart des hommes, en les prenant par la vanité.
Ce que nous appelons mouvements du coeur n'est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
Certains êtres balancent entre le besoin de servir et le besoin de persécuter. Il leur faut haïr comme il leur faut aimer. Ce sont des coeurs à deux compartiments, des coeurs doubles.
Couple, au sens mécanique du mot : système de forces parallèles et de sens contraires.
Ecrire : il le faut absolument pour sortir de soi-même.
On se lasse de tout, de tous, même de soi-même. Non sans toutefois se plaindre de la brièveté de la vie.
Autrefois les hommes chantaient en coeur autour d'une table ; maintenant c'est un seul homme qui chante, pour la raison absurde qu'il chante mieux. Si la civilisation l'emporte, bientôt un seul homme rira, parce qu'il rira mieux que les autres.
Comme elle avait parfois des remords, elle s'imaginait qu'elle avait du coeur.
Les changements servent-ils à quelque chose ? A rien, si ce n'est à conserver l'immuable.
Une même robe est provocante dix ans avant son époque, audacieuse un an avant, chic à son heure, démodée trois ans après, hideuse vingt ans plus tard et comique au bout de trente ans.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
La distance Grappille le temps.
Le temps est responsable de tout !
Le plaisir de l'existence ne survivrait pas à la science totale.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
Dans l'existence, il est important de se préparer des motifs d'échec, ainsi les réussites n'en sont que plus brillantes.
Allah fait ce qu'il veut ; il n'est pas obligé d'accéder à toutes les prières des pauvres humains. Les mânes font ce qu'ils veulent ; ils ne sont pas obligés d'accéder à toutes les chiaderies des prieurs.
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. A partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment. Connaître, c'est être.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.
Le sot est en deçà de la vérité, le fou est au-delà.
Peut-être qu'il fait toujours nuit quand on a grandi ?
Impossible de séparer vitalité et mortalité... à moins de vouloir créer de toutes pièces une génération de morts-vivants, de zombies, qui seraient aux sociétés futures ce que l'esclave était aux sociétés du passé.
La loi de l'évolution est la plus importante de toutes les lois du monde parce qu'elle a présidé à notre naissance, qu'elle a régi notre passé, et dans une large mesure, elle contrôle notre avenir.
Le repos est pour les masses et le mouvements pour les éléments.
La perfection de la justice consiste à aimer beaucoup les choses grandes, et peu les petites.
Les maux de l'imagination n'ont d'entrée dans l'esprit qu'autant que la faiblesse veut leur en donner.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.